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L'instinct de conversation
Spoerri Daniel ; Devaux Alexandre
BUCHET CHASTEL
19,00 €
Épuisé
EAN :9782283031643
Prodige de l'histoire de l'art contemporain depuis un demi-siècle, Daniel Spoerri s'est fait connaître dans de nombreux domaines. Depuis les années 1950, il intervient sous des formes très variées, toujours liées aux avant-gardes : poésie concrète et art concret, théâtre, Fluxus, Nouveau Réalisme... Inventeur du tableau-piège, créateur du Eat Art, mais aussi de galeries, de jardins, de restaurants et de musées, il ne cesse de se renouveler. Présent dans les plus prestigieuses collections publiques et privées, il n'a cependant jamais entièrement joué le jeu du marché. "L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art", disait Robert Filliou. Ainsi, Spoerri est toujours resté fidèle à cette règle en plaçant le quotidien au centre de son oeuvre. Sa parole sensible et sincère réduit toute distance. Elle se révèle comme celle d'un parent, d'un ami.
Cet ouvrage propose, pour la première fois en français, un ensemble de textes et des entretiens de l'artiste. Il rend compte de la richesse et de la diversité de sa pratique, dont de larges pans restent méconnus. Au fil des textes présentés par Daniel Spoerri lui-même, apparaît un parcours complexe, en prise avec de nombreux mouvements majeurs de la période comme Fluxus, le Pop Art et le Mail Art, et en dialogue avec des artistes très divers, entre autres Joseph Beuys, Robert Pilliou, Jean Tinguely et Roland Topor. Cette anthologie révèle également les qualités d'écrivain et de conteur de Daniel Spoerri - sa manie des anecdotes constitue un véritable programme artistique -, ainsi qu'une époque et un réseau amical international où la création est avant tout affaire de partage. Edition établie et présentée par Déborah Laks.
Spörri Balz ; Staubli René ; Tuchschmid Benno ; Fa
Entre 1933 et 1945, au moins 391 Suisses ont été emprisonnés dans des camps de concentration par le régime nazi et plus de 200 d'entre eux sont morts durant leur captivité ou peu après leur libération. Ce livre retrace leur parcours et leur destin. En plus du sort de ces citoyens suisses, les auteurs suivent le parcours de plus 330 hommes, femmes et enfants nés ou ayant grandi en Suisse, mais qui n'ont jamais eu la nationalité suisse et qui furent emprisonnés dans les camps nazis. Parmi ces derniers, plus de 250 n'ont pas survécu aux mauvais traitements et à la torture. Les victimes suisses des persécutions nazies sont principalement des résistants, des juifs, des socialistes, des personnes considérées comme " asociales ", des témoins de Jéhovah, des Sinti et des Roms. Pour la première fois, les auteurs répertorient les noms des 391 victimes identifiées. La plupart d'entre elles vivaient en France et ont été emprisonnées, puis expulsées vers un camp de concentration. D'autres, des Suisses de l'étranger, vivaient dans des pays occupés par l'Allemagne comme la Pologne, l'Autriche, l'Italie, la Belgique ou la Grèce. Dans ce livre, les auteurs examinent comment les citoyens suisses furent pris dans l'appareil de terreur nazi et ce que la Suisse officielle a fait pour les aider. Après quatre années de recherche dans les archives en Suisse et à l'étranger, ils arrivent à la conclusion que "La Suisse aurait pu sauver des dizaines de vies, si elle s'était engagée avec courage et vigueur pour les prisonniers suisses des camps de concentration". D'une part, il apparaît clairement que le Conseil fédéral et les diplomates concernés sont intervenus avec peu de détermination face au régime nazi ; par peur de mettre Hitler en colère et de provoquer une invasion de la Suisse. D'autre part, les auteurs soulignent le peu d'intérêts des instances officielles suisses pour les victimes.
Résumé : Toute sa vie, Daniel Spoerri a récupéré et collé ce qu'il trouvait : des idées, des objets, des mots. Tout commence dans une chambre d'hôtel miteuse de la rue Mouffetard, à Paris, le jeudi 17 octobre 1961. Daniel Spoerri décrit un par un les objets posés sur son bureau... A l'origine, c'est pour repousser les limites de l'art en détournant les catalogues de musée ; bientôt, ses amis se prêtent au jeu et ajoutent, sous forme de notes en bas de page, des anecdotes racontant leur vie, la vie de ces objets, leurs idées. D'un manifeste anti-artistique, ce texte devient le récit d'une amitié, l'autobiographie intellectuelle d'une génération proche de Fluxus, une tentative littéraire à la PEREC. Ce livre, écrit en français, devenu culte en Allemagne et aux Etats-Unis (plus de dix éditions), n'est ici jamais reparu dans sa version complète. Entre-temps, il a vu son volume multiplié par 6, été retraduit depuis 3 langues différentes et augmenté de 7 préfaces et 15 annexes. Un work in progress à l'échelle d'un demi-siècle comme vous n'en avez sans doute jamais lu.
Résumé : Cette petite unité dense et solide, capable de voyager par les airs, sur terre, via l'intestin d'un animal, ou de naviguer sur l'océan, contient, bien à l'abri sous une cuticule inaltérable, un embryon de plante et toute l'énergie (sous forme de lipides, glucides ou proté- ines) nécessaire à son épanouissement : la graine est une étonnante invention de la nature ! De nos jardins jusqu'aux plantations de caféiers d'Amazonie, en passant par la route des épices, l'au- teur nous fait partager son émerveillement et nous entraîne dans un voyage extraordinaire : que sont les graines ? Comment les caractériser par delà leur immense diversité ? Comment sont-elles apparues et comment ont- elles conquis la Terre ? En quoi ont- elles participé à l'évolution du monde et à celle de l'humanité ? Pourquoi nous sont-elles indispensables ? Et pourquoi l'homme intervient-il aujourd'hui sur leur génome ? En chemin, nous rencontrerons des végétaux et des animaux fascinants, ainsi que de nombreux témoins dont l'histoire est, d'une manière ou d'une autre, liée aux graines : scientifiques ou cultivateurs, jardiniers, marchands, explorateurs ou cuisiniers. Et l'auteur de conclure que les graines sont " des merveilles de la nature, dignes d'être étudiées, glorifiées et admirées ! ".
A soixante ans passés, Francis Newton Xavier, poète et artiste culte installé à New York, décide de quitter l'ambiance délétère qui s'abat sur Manhattan au lendemain du 11-Septembre et de rentrer en Inde. Ce voyage sera l'occasion de dresser le portrait réjouissant d'un créateur radical et de la société dans laquelle il a évolué. De ses années d'apprentissage auprès d'un groupe de poètes maudits de Bombay jusqu'à ses frasques new-yorkaises, l'histoire de Xavier montre que la vie d'un artiste peut être, au fond, son grand oeuvre. Sa destinée compose un roman foisonnant, un hymne beau et étrange à la vie d'artiste qui vient confirmer Jeet Thayil comme l'un des auteurs les plus captivants de sa génération.
Résumé : Mathilde n'est plus toute jeune et sa fille a décidé qu'elle serait bien mieux dans un Ephad que chez elle, où elle commence à oublier trop de choses. Le roman est le journal de Mathilde tenu pendant les mois passés dans ce nouveau monde. Il y a les souvenirs anciens : l'enfance pendant la guerre, la disparition du père, la fuite dans la zone libre, la disparition de la mère, la planque chez des paysans. Puis le retour à la vie, alors que tout est dévasté...
Résumé : La Clairière, maison de campagne isolée, se trouve coupée du reste du monde à la suite d'évènements incompréhensibles. Pendant six jours, douze personnages s'agitent dans le désoeuvrement et l'inquiétude. Ils étaient partis en vacances ! Mais la contradiction des vacances n'est-elle pas d'offrir à des civilisés un retour à la vie naturelle ? Les Gens de la Clairière ont si bien retrouvé la nature qu'enfermés dans leur forêt, ils perdent, heure après heure, toute empreinte de civilisation. Alors, ces citadins se transforment. Du souci de la subsistance aux mystères de la Mort auxquels ils sont confrontés, ils revivent toutes les angoisses humaines avec une naïveté de primitifs. Ils recréent autour d'eux un univers. Ils ont leurs martyrs, leurs fantômes, leur prêtresse, leurs rites, leurs chants, leur façon d'adorer et de craindre le soleil ou le ciel étoilé. D'individus solitaires, ils mutent en une 'famille' d'un genre nouveau... Mais le septième jour, la Civilisation se rappelle à eux. Publié chez Buchet/Chastel en 1971, ce roman ''survivaliste'' de Régis Rivald est toujours aussi fascinant.