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L' AMOUR DE L' EGALITE ESSAI SUR LA CRITIQUE DE L' EGALITARISME REPUBLICAIN EN FRANCE 1770-1830
SPITZ
VRIN
27,40 €
Épuisé
EAN :9782711614424
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Rousseau et ses disciples formulent un programme néo-classique de libération individuelle qui montre que la fin de tous les systèmes de législation se réduit à deux objets étroitement associés : la liberté - "parce que toute dépendance particulière est autant de force ôtée au corps de l'État" - et l'égalité "parce que la liberté ne peut subsister sans elle". Ils montrent en particulier que la liberté, qui prend la forme de l'égalité de tous sous l'autorité de la loi, n'est qu'une chimère si l'égalité relative des conditions - que nul ne soit dépourvu de tout et que nul ne soit assez riche pour acheter autrui - n'en est pas le fondement. Ce livre est un essai pour retracer la genèse et le développement des arguments qui, esquissés dans les années 1770 et accentués sous l'impact de la révolution, ont tenté de réfuter l'idée que l'égalité des droits ne pourrait subsister sans une certaine égalité de fait. On voit ainsi se développer l'argumentaire par lequel l'apologie précoce des sociétés libérales a dialogué avec le programme "républicain" avancé par Rousseau, en lui donnant acte de sa préoccupation centrale - les inconvénients politiques et moraux de l'extrême inégalité des fortunes - tout en refusant les conséquences qu'il prétendait en tirer.
Résumé : Pour tous les petits bricoleurs en herbe, voici une première gamme de DIY à destination des enfants de maternelle (3-6 ans) ! A partir de quelques morceaux de cartons recyclés, assemblés avec l'aide de papa et maman et décorés avec les maxi autocollants, vous allez pouvoir réaliser une fusée au design irrésistible ! Ce livre contient : 10 planches de stickers, un gabarit et un mode d'emploi très clair avec un "step by step" pour créer une super fusée.
Résumé : Entre Christian Spitz "le doc" de Fun Radio et surtout pédiatre et son fils Valentin, psychothérapeute, les relations n'ont pas toujours été un long fleuve tranquille mais plutôt un chemin long et tortueux. Par ce livre, ils ont souhaité partager leur histoire et montrer que pour bien élever ses enfants il faut accepter l'échec. En s'appuyant également sur des cas cliniques rencontrés dans leur pratique respective, ils développent des questions fondamentales de l'éducation du nourrisson, de l'enfant, de l'adolescent à l'adulte, et proposent des fiches pratiques. Ils apportent de nombreux conseils, des clés à l'usage des parents à la recherche de repères ou de sérénité. Leur objectif étant de montrer que l'éducation n'est ni un examen de passage, ni une grille d'objectifs à cocher mais d'abord de l'humain, des mots, des peines et des joies. L'éducation se transmet, s'anime et s'invente. Elle se raconte.
Cette description détaillée et vivante des échanges émotionnels entre les mères et leurs nourrissons est destinée à un public plus large que ne le sont habituellement les ouvrages psychanalytiques. Le langage employé par l'auteur, soutenu par des illustrations frappantes, est direct et assez simple pour pouvoir être compris par les mères et par ceux qui s'occupent des soins de l'enfant, même s'ils ne disposent pas de connaissances psychologiques préalables. D'un autre côté, le mode d'observation employé, les documents accumulés (...) sont assez précis pour appeler l'attention des psychologues théoriciens. Enfin les prémisses et les conclusions théoriques sont si strictement psychanalytiques qu'elles ne peuvent manquer d'attirer l'attention de tous les analystes d'adultes et d'enfants qui réclament une approche expérimentale sur cet âge qui est encore le plus obscur de l'histoire de l'homme. Anna FREUD
Résumé : Partant de la conception individualiste et classique de la liberté comme égalité des droits, l'ouvrage présente les doutes qui se sont progressivement fait jour, dans la culture politique américaine, sur la possibilité qu'une telle égalité donne accès à des libertés réelles pour tous dans le contexte de l'industrialisation et de la généralisation du salariat. Il montre comment les " progressistes " ont introduit une conception toute différente de la liberté, qui fait résider celle-ci dans la maîtrise de moyens d'indépendance réelle sous la forme de droits sociaux. Il étudie enfin la manière dont l'introduction de ces droits sociaux dans l'univers juridique impose une recomposition de ce dernier.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.