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La République ? Quelles valeurs ? Essai sur un nouvel intégrisme politique
Spitz Jean-Fabien
GALLIMARD
22,00 €
Épuisé
EAN :9782072975974
La République est devenue un mantra du discours politique en France. Réduite à un universalisme de façade et à une laïcité entièrement falsifiée, elle n'est plus utilisée que pour dissimuler la réalité des fractures et pour tenter de combler le déficit croissant de légitimité auquel se heurte une régulation sociale qui laisse proliférer l'inégalité et précarise les existences.On oublie ainsi le sens premier du projet républicain : créer une société qui soit la chose de tous, une société dont la légitimité tient à sa capacité à instituer et à entretenir entre les citoyens des rapports d'indépendance mutuelle et de non-domination. Mais à l'âge du capitalisme avancé cette égalité ne peut plus reposer seulement sur celle des droits personnels ; elle exige des droits sociaux solides et efficaces qui garantissent à chacun les bases d'une existence autonome : droit à la santé, à l'éducation, au logement, à un emploi et à un revenu décents.À l'égalité des indépendances qui suppose la maîtrise des intérêts particuliers, les nouveaux intégristes substituent une forme imaginaire de subordination du privé au public : l'égalité abstraite devant la loi, l'aveuglement aux différences et aux formes de domination qui les accompagnent. Désormais, la définition culturelle de la République par l'effacement des différences identitaires remplace la définition sociale de la République. Cela revient à nier que, dans une société complexe, une telle égalité ne peut être atteinte que par la reconnaissance des obstacles spécifiques auxquels les individus sont confrontés.
Résumé : L'individualisme radical a souvent été considéré comme le signe distinctif de la philosophie politique moderne : chacun étant à lui-même la mesure de son propre bien, les règles communes de justice et de droit ne peuvent naître que du consentement, du contrat ou de l'artifice. Le présent ouvrage entend au contraire étudier la manière dont l'?uvre de Locke recompose l'idée de normes de moralité commune fondées en nature, de manière à la rendre compatible avec un individualisme de responsabilité éthique, et à pouvoir ainsi l'injecter au c?ur de la conception moderne de la liberté. C'est en effet autour de normes naturelles que les individus sont unis - indépendamment de leur assujettissement à un pouvoir - en une communauté pré-politique dont les principes sont implicitement affirmés dans le moment de la constitution de l'autorité civile. Grâce à cette communauté éthique naturelle, les citoyens des démocraties modernes convergent sur des principes abstraits de moralité et de décence qui leur permettent de ne pas devoir le tout de la société qu'ils forment les uns avec les autres à l'autorité qu'ils se donnent par artifice, et d'être en mesure d'opposer à la puissance civile constituée par contrat le nécessaire respect des normes qui forment l'ossature de leur union. La liberté moderne se trouve ainsi fondée, grâce à Locke, non seulement sur des mécanismes constitutionnels qui arrêtent le pouvoir par le pouvoir, mais aussi par l'idée que l'institution de l'autorité se fait sous le regard d'une conscience morale des associés, et que sa légitimité tient au respect des principes sur lesquels ils s'unissent.
Résumé : On définit trop volontiers la pensée politique libérale, censée caractériser la modernité, par l'idée qu'elle aurait affranchi les actions humaines du réseau de normes morales qui les entravaient dans la philosophie ancienne et médiévale pour ne plus les assujettir qu'à des motifs de prudence et de calcul de l'intérêt bien compris. Ce serait en particulier le cas du droit de propriété qui, dans son acception moderne, serait un droit inconditionnel d'acquérir issu d'un désir de satisfaction lui-même illimité, un droit censé ne permettre la maximisation de la richesse - son objet essentiel - qu'à la condition d'être absolu, libéré de toute obligation de prendre en compte les besoins de subsistance ou d'indépendance des tiers. Cet ouvrage tente au contraire de montrer, sur l'exemple de la théorie grotienne du droit d'appropriation, que la matrice libérale est profondément ancrée dans l'idée que les individus sont doués d'une égale valeur morale et que, en conséquence, aucune de leurs actions ne peut être légitime si elle n'est pas compatible avec cette égalité de valeur, si elle ne ménage pas les droits qu'ils ont en tant que personnes morales égales. Dans cette approche alternative, la propriété exclusive est légitime parce qu'elle répond non au désir, mais au besoin de subsistance de l'espèce humaine. Elle perd en revanche sa légitimité lorsqu'elle fait obstacle à la satisfaction de cette exigence.
Résumé : La loi de 2004 interdisant le port d'insignes religieux à l'école concerne désormais les habits traditionnels, interprétés par les autorités comme des "signes religieux par destination" . Ce dévoiement flagrant du principe de laïcité n'est pas seulement liberticide : il tord le droit, confine au délire collectif, relance un débat dont les termes sont imposés par l'extrême droite, discrimine les musulmans. C'est aussi une fuite en avant suicidaire.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.