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Rencontres
Spielmann Michel
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782747555579
Les dix-sept nouvelles qui composent cet ouvrage ont toutes en commun le glissement du quotidien vers une étrangeté qui nous submerge progressivement. Que ce soit dans un casino breton, dans le jardin d'un médecin, chez un antiquaire de Bruxelles, quelque part en Scandinavie ou encore dans des lieux imaginaires de nos jours ou dans un passé indéfini, l'insolite est à l'affût. Dans un train, dans un appartement sombre, dans les rues d'une ville sans nom, les rencontres ou les souvenirs, les craintes ou les indécisions distillent leurs angoisses diffuses. Mais, le plus souvent, rien n'est joué à la fin du récit. On réalise facilement que le mystère n'est pas totalement élucidé ou que les personnages vivront encore d'autres moments singuliers. L'ambiance et l'esprit des nouvelles de Bioy Casares, de Dino Buzzati, de Bruno Schulz ou de Klima rôdent dans ces pages. Ce n'est cependant pas le cas de six textes courts qui terminent ce recueil. S'il fallait les classer, il faudrait les mettre aux côtés de la veine surréaliste du " Cornet à dés " de Max Jacob.
Issu d'un travail de thèse, cet ouvrage analyse les représentations et pratiques des arrêts maladie dans deux secteurs en mutation : les musiques actuelles et l'aide à domicile. Comment les travailleurs réagissent-ils lorsque leur santé est affectée ? Quels motifs exposent-ils pour juger qu'un arrêt est légitime ou abusif, dans une société où s'imposent les exigences de performance, où planent les soupçons de complaisance et la menace d'un déficit inextinguible de l'assurance maladie ? A rebours de certaines idées reçues, les arrêts maladie apparaissent comme une pratique polysémique, intelligente, où le souci de justice etc. viennent conditionner le recours aux arrêts maladie et leur donner une fonction et un sens qui dépassent la seule réparation de problèmes de santé.
Alors que les recherches sur le " Grand Siècle " - et surtout celles sur les arts du spectacle - se concentrent en fait sur les deux premières décennies du règne de Louis XIV (1655-1675 environ), ce livre se propose de démontrer que la " Fin de règne ", période oubliée, voire méprisée, constitua un moment fort de la création dramatique, ainsi qu'une étape cruciale dans le devenir de l'Ancien Régime et l'établissement de la modernité en France. Période marquée non par la décadence, comme on le dit trop facilement, mais par une instabilité révélatrice de désordres fondamentaux, au terme d'une courte période de stabilité illusoire. On croyait le théâtre à bout de souffle, épuisé, incapable de surpasser, d'égaler ou même d'honorer le legs esthétique des Corneille, Molière et Racine ; on découvre, en dépit de conditions très précaires, un bouillonnement d'activité et de créativité, où s'élaborent des formes qui pourront encore sembler novatrices au XXe siècle. Cette étude obéit à trois impératifs privilégier la représentation, et prendre en compte la passion du spectacle comme les exigences de l'économie de marché ; relativiser le rôle de l'auteur et de sa biographie pour mieux faire ressortir l'aspect collectif de la création ; circonvenir la traditionnelle typologie des genres, qui empêche de poser certains problèmes essentiels à propos d'œuvres où le dialogue, le jeu, le chant, la musique, la danse et la machine participaient d'un ensemble bien difficile à résumer en un seul vocable. L'approche interdisciplinaire des pratiques de scène les moins littéraires (commedia dell'arte, opéra, opéra-comique, ballet, pièces à machines, marionnettes, parades...) débouche sur une problématique nouvelle pour l'abord de notre sacro-saint " théâtre classique ", et sur l'affirmation du caractère idéologique du classicisme dans le développement et le maintien de l'identité nationale française autour de repères culturels soigneusement sélectionnés. Impossible à classer, irritant parfois par ses facilités, surprenant ailleurs par ses audaces et ses trouvailles, ce théâtre dérange. On comprend finalement pourquoi érudits et critiques se sont si longtemps ingéniés à le proclamer inconséquent, à en décourager la fréquentation : qu'on y regarde d'un peu trop près, et la face du Grand Siècle en est définitivement changée - et avec elle une " certaine idée de la France ".
Jacques Hassoun, écrivain, théoricien, était avant tout clinicien, clinicien des sujets mais aussi clinicien de l'histoire et du politique. Toute son oeuvre, même la plus théorique, est nourrie de clinique. Si la cure, lieu du vif de l'analyse, nécessite un savoir-faire, elle relève d'autre chose que d'un simple apprentissage. Savoir écouter, savoir entendre, demande une disponibilité, désir d'analyse et/ou désir du psychanalyste, qui entre en résonance avec la propre culture de l'analyste. Or les domaines religieux, historique, politique, linguistique, littéraire..., tous constitutifs de la culture, étaient familiers à Jacques Hassoun qui savait les travailler dialectiquement pour affiner son écoute. Ainsi, pour lui, la psychanalyse, considérée comme une praxis, s'enseigne certes, mais surtout se transmet. Tout aussi bien passion que nécessité éthique, ce souci de transmission ne l'a jamais lâché. Reprendre son oeuvre en y apportant un regard contemporain permet à la pensée de Jacques Hassoun de maintenir cette dynamique de transmission qui appelle toujours transformation et invention et non répétition. Les auteurs, psychanalystes, sociologues, journalistes, réunis ici, ne commentent pas son oeuvre mais interrogent sa pertinence au regard de l'actualité où la psychanalyse et, de manière générale, le lien social sont mis à mal.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !