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La gauche, la droite et le marché
Spector David
JACOB
26,80 €
Épuisé
EAN :9782738133663
Le libéralisme peut-il être de gauche ? En France, les mécanismes de marché suscitent une aversion plus forte qu'ailleurs. Au point de faire naître des alliances inattendues entre la droite et une partie de la gauche, par exemple pour s'opposer à la déréglementation de certaines professions (loi Macron) ou à la concurrence entre grands distributeurs (loi Galland). Surtout, plus qu'à l'étranger, la gauche peine à concilier l'adhésion au marché et les aspirations égalitaires. Les ressorts historiques de cette méfiance sont le thème de ce livre. David Spector y mène une enquête minutieuse et passionnante qui nous conduit de la Grande-Bretagne libre-échangiste des années 1840 à la France protectionniste de la Troisième République, de l'évolution tumultueuse des lois sur la concurrence aux controverses toujours renouvelées sur la nature de la "science économique", jusqu'à l'ouverture européenne des dernières décennies. Une lecture indispensable pour comprendre les réticences des Français à l'égard du marché.
C'est pas juste!" Combien de fois, quand nous étions enfants, n'avons-nous pas exprimé notre colère et notre indignation face à l'injustice? Souvenons-nous des partages inégaux, des punitions jugées disproportionnées ou injustifiées, des promesses non tenues... Nous éprouvons le sentiment d'injustice avant d'accéder au sens de la justice. C'est ainsi que seront abordées certaines questions essentielles: la juste distribution et la revendication d'égalité, le châtiment des délits et des crimes, la parole et le contrat qui engagent. Et l'on verra qu'il est très difficile de s'accorder sur un critère absolu de la justice.
Résumé : L'étude des rapports entre richesses, pouvoirs et sociétés dans L'Esprit des lois a souvent conduit à faire de Montesquieu l'un des pères fondateurs, avec Locke, du libéralisme politique. Ce livre propose une autre interprétation des figures possibles, chez les modernes, d'un ordre sans vertu. La question peut être formulée ainsi : en l'absence de dévouement civique, de primat accordé au bien commun sur les inclinations particulières, l'intérêt suffit-il à préserver la liberté politique et à fonder le lien social ? L'amour des lois et de la patrie, passion dominante des cités antiques, peut-il disparaître sans préjudice pour l'homme moderne ? Il s'agit d'explorer les voies plurielles tracées par Montesquieu face au " mal politique " incarné dans le despotisme. Sans proposer de régime idéal, L'Esprit des lois théorise plusieurs formes de gouvernement dont la prospérité et la liberté sont obtenues en l'absence de vertu religieuse, morale ou politique. La première forme correspond, en Angleterre notamment, au paradigme du commerce, régi par le mobile dominant de l'intérêt, du désir de profit. On nommera la seconde le paradigme des manières, celui de l'honneur, de la politesse et du luxe, que Montesquieu découvre dans les monarchies modernes. Grâce à l'intérêt et à l'amour de la liberté, qui animent les individus dans le système représentatif à l'anglaise, l'équilibre constitutionnel est maintenu. La participation à la vie civique ne constitue pas un renoncement à l'indépendance individuelle ; la vigilance des citoyens demeure indispensable à la protection des droits.
Ce lexique présente les principales notions de la pensée philosophique de Montesquieu. L'approche de chaque notion comporte trois niveaux signalés dans le texte par des astérisques, ce qui permet une véritable lecture de l'oeuvre de Montesquieu accessible à tous.
Résumé : Un professeur de latin-grec houellebecquien s'engage en politique pour des raisons peu avouables, qui lui coûteront 7500 euros. Une Emma Bovary moderne se pâme devant un startuppeur normand. Egaré dans une réunion de levée de fonds, un narrateur modianesque croise des personnages pas très clairs qui lui rappellent vaguement des souvenirs lointains. Un dîner proustien donne à l'expression "en même temps" une saveur inattendue. Au cours de son enquête sur une campagne présidentielle, Emmanuel Carrère bascule dans une introspection sans concession qui se solde par une violente douleur au nombril, cependant qu'Eddy Bellegueule veut en finir avec Edouard Louis... Entre hommage et parodie, jeu littéraire et satire sociale, David Spector imagine dans ces douze pastiches jubilatoires comment des auteurs aussi différents que Flaubert, Dostoïevski, Nabokov, Perec, Marc Levy ou Bruno Le Maire auraient évoqué une campagne présidentielle, chacun avec son style propre et ses thèmes de prédilection. "S'agit-il de parodies, ou de pastiches ? En principe, le pastiche tel que le pratique Proust est un hommage, la parodie une critique par imitation. (...) Etre pastiché est une forme de reconnaissance. Je rêve d'être pastiché par David Spector. Etre parodié, ça peut se discuter. Quoi qu'il en soit, ses pastiches (ou ses parodies) font franchement rire. On admire le brio, on s'enchante de la malice, et le fil rouge de ces textes, qui est la présidence d'Emmanuel Macron, prend un côté délicieusement clownesque dans le numéro d'acrobatie fantaisiste qu'est chacune de ces imitations". (Extrait de la préface de Pierre Jourde) Né en 1971 à Paris, David Spector signe ici son premier ouvrage de fiction.
La folie... Un mot qui fait peur. Un mot que les psychiatres et les psychanalystes ont rayé de leur vocabulaire, mais qui reste toujours présent, traduisant la confusion, l'angoisse de tout un chacun devant ce qui est désormais désigné comme la maladie mentale. Qu'est-ce que la folie ? Qui est fou ? Qui ne l'est pas ? C'est à ces questions fondamentales que répond Edouard Zarifian, dans un livre qui ne recule pas devant la polémique lorsqu'il s'agit de débusquer les idéologies et les mystifications qui, trop souvent, obscurcissent le débat dans le domaine de la recherche psychiatrique. A beaucoup, il apportera réconfort et soulagement.
Le célèbre psychiatre Alain Braconnier s'attaque à la différence des sexes. Il nous rappelle utilement ce que nous transmettons à nos enfants consciemment ou non. Nous déterminons ainsi leurs futurs comportements en fonction de leur sexe. Les apparences sociales ont beaucoup changé mais un certain fond éducatif reste identique quant à la charge sur la personnalité future des enfants. Ainsi se constituent les différences acquises par les hommes et les femmes : émotivité, angoisses, états dépressifs.Un rappel historique n'est pas superflu pour montrer l'évolution des individus et des sociétés dans l'acceptation mutuelle de leurs différences. Il s'agit d'émancipation véritable des sexes devant les vieux impératifs religieux et économiques. L'auteur évoque les croyances vraies ou fausses au sujet de nos jugements de valeur entre le sexe, la sociabilité, l'envie de domination, le bon sens, l'argent. Ce livre, facile et agréable à lire, s'adresse cependant à un public averti. --Psychonet.fr -- Psychonet.fr
Vous vous interrogez sur ces troubles mystérieux qui ont pour nom dépression, anxiété, boulimie, obsession, autisme et même schizophrénie. Vous vous demandez comment on peut les soigner. La psychiatrie vous inquiète ou vous fascine. Et si le meilleur moyen d'en savoir plus était de pénétrer dans le cabinet d'un psychiatre ? C'est ce que vous propose François Lelord. Vous rencontrerez ainsi la violoncelliste recluse, l'homme pressé, le fils rebelle, la jeune femme aux gants, le petit prince qui saignait, tous ces patients que la psychiatrie moderne a aidés et parfois guéris.
Nos sociétés, où les relations de parenté les mieux établies ont tendance à se brouiller, favorisent l'inceste et son passage à l'acte. Plus rien ne vient distinguer une mère de sa fille que les rides au coin des yeux ; les marques symboliques, comme les vêtements, sont les mêmes pour l'une et pour l'autre ; les rôles sociaux, comme la prise en charge des enfants, des petits frères et des petites soeurs, sont interchangeables... Pourquoi en irait-il autrement dans les compétences sexuelles ?