Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Biblia N° 57, Mars 2007 : Sur la terre du prophète Elie
Soupa Anne
CERF
7,00 €
Épuisé
EAN :9772204820579
Le schisme des douze tribus après Salomon amène la Bible à raconter une double histoire : celle des rois du Nord et celle des rois du Sud. Deux numéros de Biblia écrits par Philippe Abadie retracent les malheurs des deux royautés. Avec la première, nous rejoignons les origines historiques d'Israël, attestées par l'archéologie, au royaume du Nord. Puis nous faisons mieux connaissance avec la grande figure du prophète Elie. Le père Jean Mansir prolonge cette découverte avec une réflexion théologique sur le silence de Dieu, et le père Philippe Hugelé montre comment carmes et carmélites sont les héritiers d'Elie. Et, dans Bibl'actu : " Vivre la mort, la mort dans la Bible ", la série de carême du Jour du Seigneur en partenariat avec Biblia / Les 19es entretiens Jacques-Cartier de Lyon sur la lecture de la Bible. Dans la Bibl'en main : le texte de 1 Rois 12 - 22 et de 2 Rois 1 - 17 est fourni, selon la traduction de la Bible de Jérusalem.
La venue du Christ - Noël - est évoquée dans ce numéro à travers deux lettres de Paul, Ephésiens et Colossiens, commentées par le père Edouard Cothenet et introduites par soeur Chantal Reynier. Aucun lien avec Noël ? Pourtant, dans ces deux lettres, Paul tire les leçons de l'événement central de sa vie : Damas. Et Damas, c'est son Noël à lui ! Quelques trente ans plus tôt, aux portes de la ville, le Christ est né dans son coeur. Fêter Noël en se référant à ce grand croyant est donc une démarche riche et originale. La force de ces lettres est de nous associer à la naissance de la théologie chrétienne : ses développements sont la première construction christologique du Nouveau Testament. Le Christ est " Premier-Né d'entre les morts ", l'Eglise est là pour le chanter et le servir. Paul a intégré la réalité de la Résurrection, lui qui est plein de cette intelligence du " Christ Premier ", qui resplendit sur toute chose. Il peut donc montrer un Christ glorieux, créateur du monde, devenir de l'homme. Un article du frère Jacques Arnould met en valeur la figure du Christ cosmique. Le père Philippe Baud évoque les anges, fort prisés à Colosses. Olivier Pradel retrace l'histoire des crèches, montre leur intégration dans la liturgie de Noël et propose des activités pour les enfants. Chantal Reynier nous invite à une méditation sur l'attente du Christ à partir des statues des prophètes de la cathédrale de Chartres. Enfin, comme chaque année, " Biblia " de décembre offre l'index de tous les articles parus. Indispensable pour un bon usage de la revue !
Après le Nord, voici le Sud, ce tout petit royaume de Juda serré autour de son Temple et de son roi. Grâce aux commentaires du père Philippe Abadie, nous en découvrons l'histoire, modeste à ses débuts, roi après roi, avec ses personnages célèbres, tels Athalie ou Josias, puis suivons son inexorable chute et le départ de ses habitants pour l'Exil, vers la grande Babylone. Un cahier visuel donne à voir les traces historiques de la chute de Jérusalem. Dan Jaffé raconte les diasporas juives. Et, dans Bibl'actu : L'Arménie, terre d'accueil de la Bible / L'exposition " Armenia sacra " au Louvre / L'art de conter la Bible. Dans la Bibl'en main : le texte de 1 Rois 14 - 16, de 2 Rois 11 - 25 et de 2 Chroniques 10 - 36 est fourni, selon la traduction de la Bible de Jérusalem.
Résumé : Le 21 mai 2020, fête de l'Ascension, une femme se porte publiquement candidate à l'archevêché de Lyon, laissé vacant par la démission du cardinal Barbarin dans les conditions que l'on sait. Cette femme s'attend bien sûr à des réactions de soutien comme de réprobation mais pas à la véritable tempête médiatique qui va toucher la France, même non chrétienne, et qui va s'étendre jusqu'au bout du monde en quelques semaines. Que s'est-il donc passé ? Pourquoi ce trouble, pourquoi cet intérêt - et surtout, pourquoi ce geste ? Anne Soupa n'est pas une inconnue dans l'Eglise : depuis plus de trente-cinq ans elle l'a servie comme bibliste, directrice d'une importante revue, écrivain, fondatrice d'associations de laïcs... Forte de cette longue pratique de terrain et de sa culture théologique, elle ne se contente pas ici de raconter le séisme, d'analyser les résistances, de répondre aux objections, mais elle énonce aussi les implications profondes de sa démarche. Et l'on découvre - à l'encontre d'une tradition qui est beaucoup plus complexe que ce qu'en dit le discours officiel - ce que pourrait être une charge d'évêque laïc, largement ouverte aux non-pratiquants, dans une gouvernance de dialogue et de rassemblement recentrée sur l'essentiel de l'Evangile. Plus qu'un recueil de revendications, voici un livre d'Espérance pour tous.
Biographie de l'auteur Anne Soupa est bibliste. Elle a été rédactrice en chef des revues "Fêtes & Saisons" et "Biblia". Elle a fondé "Le comité de la jupe", puis "La conférence catholique des baptisé(e)s francophone" pour défendre la dignité des femmes et promouvoir une meilleure écoute des baptisés, hommes et femmes, dans l'Eglise.
4e de couverture : Tout l'enseignement de Jésus se résume à ceci : nous sommes infiniment aimés. Alors, pourquoi souffrons-nous ? Parce que cet amour, nous ne le recevons pas pleinement - et c'est pourquoi nous manquons tant d'amour. Impasse existentielle ? Non ! Paradoxe vivifiant : pour recevoir l'amour, il nous faut le donner. C'est à une méditation sur le sens profond de l'amour que nous convie ce nouvel essai de Denis Marquet. Pourquoi est-il si compliqué d'aimer ? Pourquoi portons-nous des fêlures qui ne guérissent pas ? Pourquoi blessons-nous sans le vouloir ceux qui nous entourent ? Quel sens peut encore avoir pour nous cette phrase de l'évangéliste Jean, si souvent entendue qu'elle en a perdu sa vigueur : « Dieu est amour » ? En philosophe et lecteur assidu des Écritures, l'auteur éclaire ces questions vitales, ouvrant un chemin de compréhension de nos existences ainsi qu'une voie vers la simplification et la guérison.Notes Biographiques : Denis Marquet est écrivain, philosophe et thérapeute. Il est notamment l'auteur du Testament du Roc (Flammarion, 2013) et de Osez désirer tout (Flammarion 2018).
Comment le Nouveau Testament a-t-il été constitué ? Pourquoi et comment les évangélistes ont-ils écrit ? Que s'est-il passé dans l'Eglise du ier siècle qui a vu l'apparition progressive des textes témoignant d'une foi nouvelle ? En moins de trois générations, le Nouveau Testament est passé du stade oral (30-50) au stade épistolaire (50-70) puis au stade narratif (70-100). "Plus tard tu comprendras" : ce mot qu'adresse Jésus à Pierre au moment de lui laver les pieds annonce une foi en devenir, assimilant graduellement le sens de ce qui a été reçu durant la vie terrestre du Christ. Ainsi ces étapes sont révélatrices d'une maturation et d'un approfondissement du mystère. De l'une à l'autre, quelle part de continuité et de dépassement peut-on observer ? En expert de ces questions, Michel Gourgues s'attache à la transmission des points fondamentaux du noyau de la foi : la considération apportée à la croix de Jésus, la mort de Jésus comme événement de salut et le mystère pascal de Jésus. Une rencontre avec la foi des tout premiers chrétiens. Dominicain, Michel Gourgues enseigne le Nouveau Testament au Collège universitaire dominicain (Carleton University) à Ottawa et Montréal. Directeur de la revue Science et Esprit et membre du comité de rédaction de la Revue Biblique, il est également professeur invité à l'Ecole Biblique de Jérusalem.
En attendant la fin du monde, il était temps que le voile soit levé sur le plus énigmatique des textes bibliques. Une vraie révélation sur la Révélation. Jamais le livre de l'Apocalypse n'a autant inspiré notre culture occidentale : au cinéma, en littérature, dans l'histoire de l'art ou même en politique, il fait l'objet de tous les fantasmes. L'image zodiacale des douze étoiles n'est-elle pas constitutive du drapeau européen ? Que dire des mouvements millénaristes, souvent violents et radicaux, inspirés par l'une ou l'autre des pages du livre ? Sans religion ni Dieu, ne les retrouve-t-on pas jusque chez nous, dans la plus proche actualité, sous la forme de groupes aux velléités d'insurrection ? Dans un langage crypté mais apte à traverser siècles et cultures, l'Apocalypse énonce un diagnostic profond et décisif des maux structurels de l'humanité, qui débouche sur une vision d'espérance pour le monde d'aujourd'hui. André Paul nous offre ici une nouvelle traduction pour expliquer l'un des plus grands textes de l'humanité. Un livre à lire et à relire.
Geoltrain Pierre ; Kaestli Jean-Daniel ; Roessli J
Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier tome relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions - dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art - dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les textes réunis dans le second tome sont, dans leur majorité, plus tardifs. Ce volume accorde, d'autre part, une place plus grande que le premier à des livres qui circulèrent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l'Occident latin ; les traditions copte, arabe, éthiopienne, arménienne y sont bien représentées. Pour la plupart, ces écrits n'avaient encore jamais été publiés en langue française. Les écrits chrétiens que l'on dit " apocryphes " n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens et les cinéastes : le Bunuel de La Voie lactée se souvient des Actes de Jean. C'est que, face au discours régnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace à l'imagination. Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos.