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Suzanne, 1947
Soullard Catherine
PG DE ROUX
20,00 €
Épuisé
EAN :9782363712165
Elle l'attend, elle l'attendra toujours. Elle n'ira pas en Indochine. Elle ne connaîtra pas la touffeur des nuits, le linge qui colle à la peau, la boue noire des rizières. Elle ne saura rien des caprices du fleuve Rouge, des crues qui font foirer les plans, de la peur dans les bois de bambous. Elle ne succombera pas au charme indochinois, ne connaîtra pas le "mal jaune", ne saura rien de Saigon ni de la baie d'Along, et pourtant elle garde les photos prises par lui, du Jules-Verne, le 3 décembre 1946, dans la lumière de l'aube, alors qu'après plus de sept mois en Cochinchine, son bataillon s'apprêtait à débarquer au Tonkin. Cette dernière nuit en baie d'Along, il l'avait passée à lui écrire : "Un jour nous y serons ensemble."" Le 21 octobre 1947, le sous-lieutenant Claude Loranchet-Reverdet trouve la mort à l'hôpital de Haiphong, après avoir essuyé un tir ennemi tandis qu'il se livrait à un nouvel acte de bravoure. Trois mois auparavant, il a rompu avec Suzanne. A-t-il pressenti qu'il ne la reverrait plus ? Ou a-t-il simplement manqué de "courage" ? Dans ce roman-enquête, qui progresse dans le piège du Tonkin sur fond de scènes de combat d'une violence hallucinée, Catherine Soullard rouvre la double plaie de la mémoire : celle de la guerre, celle du coeur.
Johnny, c'est l'histoire d'un éternel retour vers l'amour perdu de la jeunesse... C'est une histoire qui se raconte en images, dans un paysage de western grandiose. Oui, c'est l'histoire bien connue de Johnny Guitare, dont on reconnaît soudain la silhouette de cow-boy chevauchant sur la route d'Albuquerque à travers les rafales de vent... Comme dans le film mythique de Nicholas Ray, il revient de loin. Il revient vers Vienna, la jeune femme qui ne l'attend plus depuis tout ce temps... Vienna dont la beauté a fini par prendre l'éclat trop dur d'une pierre précieuse abandonnée en plein soleil, Vienna règne seule à la tête de son saloon comme sur les hommes qui guettent en vain son regard. Mais voilà que Johnny revient... Et soudain le désir de tout recommencer est là, au milieu des face-à-face tendus et des coups de feu mortels: le désir qui se communique hors champ et fait se retourner la caméra sur une autre Vienna, transformée en maquisard des années quarante. De son amour est née une enfant, aujourd'hui adulte. C'est sa voix qui nous raconte, qui nous fredonne l'éternelle énigme de cette silhouette qui revient par-delà les ravages du temps. Une histoire d'amour au souffle épique qui remonte le film de la mémoire jusqu'au premier regard. Biographie de l'auteur Productrice à France Culture pendant quinze ans, Catherine Soullard est critique de cinéma et auteur des romans Palmito d'Évian (Calmann-Lévy, 2005) et Bouchère (Calmann-Lévy, 2006).
Résumé : " Bouchère, oui, mais avec panache, avec cette précision, cette correction, cette sagesse et ces scrupules. Avec beauté et vérité. Comme avec révérence. J'aimais ce métier, je n'aurais pas su dire pourquoi. C'était confus, cela l'avait toujours été. le n'avais jamais cherché à comprendre trop précisément, je craignais d'éclaircir, de tomber sur des désirs énormes, sur des pulsions trop noires, j'évitais d'y penser. " La narratrice de ce roman n'existe que par et pour sa profession : elle est bouchère et regarde passer la vie derrière son comptoir aux côtés de son jeune apprenti, Patrice. La boutique tourne si bien qu'un jour il devient nécessaire de faire appel à une troisième recrue. Arrive Myriam, qui s'installe dans la boucherie. Avec elle, l'histoire change de rythme, les tensions s'exacerbent. Après la visite d'un abattoir, les langues se délieront, libérant une parole qui précipitera le drame.
Résumé : Le Français vite mais bien ! Edition couleur. Difficile le français ? Oui mais avec ce livre améliorez rapidement cette langue. Une méthode sérieuse et ludique, de niveau intermédiaire, qui vous permettra de vous perfectionner. Comprenez les principales règles de grammaire, familiarisez-vous avec le vocabulaire de la vie quotidienne et vous posséderez bientôt les outils nécessaires de cette belle langue que poètes et écrivains ont su magnifier. Magnifier : rendre plus grand, glorifier, louer.
Résumé : Le Français Vite mais Bien ! Difficile le français ? Oui mais avec "Le Français vite mais bien" améliorez rapidement cette langue. Une méthode sérieuse et ludique, de niveau intermédiaire, qui vous permettra de vous perfectionner. Comprenez les principales règles de grammaire, familiarisez-vous avec le vocabulaire de la vie quotidienne et vous posséderez bientôt les outils nécessaires de cette belle langue que poètes et écrivains ont su magnifier.
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.
Les marins dénouent les cordes qui nous relient à la terre ferme. Ils courent pieds nus, le bas de leur galabeya coincé entre leurs dents, d'une bitte d'amarrage à une autre. Ils s'interpellent, des rires fusent, des noms, Ashraf, Mohammed. Ils jettent les bouts sur le pont. Le petit remorqueur auquel nous sommes attachés ronronne, la corde entre les deux bateaux se tend, nous nous écartons de la rive. [...] Nous quittons Esna. [...] Les deux voiles latines, rayées rouge et blanc, s'ébrouent, se gonflent d'air, grandissent encore. Le cordage qui nous relie au remorqueur est lâché. [...] Le voyage sur le Nil commence." Et le roman de remonter aux sources mêmes du récit... Gaia l'Ardéchoise grandie au coeur d'un village de pierre sombre, très jeune prise par le désir de voyager. Luis le brillant avocat new-yorkais, né au Mexique. Leurs chemins qui se croisent pour se nouer à Gurnah. Le début d'une formidable aventure humaine, portant témoignage à la fois fies soubresauts de l'histoire contemporaine et de l'indéfectible charme de l'Egypte.
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...