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Soulèvement dans les Andes. Pérou, 2022-2023
Durand Guevara Anahí ; Delgado Hoch Emmanuel
SYLLEPSE
10,00 €
Épuisé
EAN :9791039903127
Le 7 décembre 2022, la destitution de Pedro Castillo, instituteur élu président du Pérou, a mis le feu aux poudres. En quelques heures, des foules venues des Andes, des compagnes et des périphéries urbaines sont descendues dans les rues, occupant routes et places pour réclamer justice, dignité et une nouvelle Constitution. Ce soulèvement a révélé la profondeur du rejet d'un ordre politique corrompu, autoritaire et néolibéral. Esquissant des pistes pour comprendre les racines historiques des profondes inégalités de la société péruvienne, ainsi que la crise politique permanente que connaît le pays, Anahí Durand Guevara livre un récit saisissant. A partir de dizaines de témoignages recueillis auprès des acteurs de la révolte, elle analyse la mobilisation d'un peuple longtemps tenu à l'écart du pouvoir. Entre répression sanglante et espoir de transformation, l'ouvrage restitue la puissance d'un "nous" collectif qui, des hauteurs andines à Lima, continue de fissurer les fondations d'une République construite sur l'exclusion et la domination.
Situé au point de rencontre du mont Ventoux, des monts de Vaucluse et du plateau d'Albion, aux confins du Vaucluse, de la Drôme et des Alpes-de-Haute-Provence, le val de Sault constitue un pays original et singulier tant par sa morphologie que par son histoire et le riche patrimoine naturel et architectural qu'il recèle. Des ouvrages récents ont traité de cette région mais aucun n'avait encore utilisé les archives des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle de cet ancien chef-lieu de comté puis de canton. C'est à cette tâche passionnante que s'est consacré depuis quelques années Guy Gérard Durand, dépouillant de manière systématique le fonds d'archives locales - du moins ce qu'il en reste après l'autodafé révolutionnaire des derniers jours de 1793 -, fonds intelligemment rassemblé (et sauvé) à la fin du XIXe siècle par Henri Chrestian, cet érudit dont on ne dira jamais assez ce que Sault lui doit. Cette documentation nouvelle est rassemblée dans ce livre et en fait toute l'originalité. Elle nous apprend beaucoup sur la vie publique et son organisation, du Moyen Age au XXe siècle, dans ce bourg actif et vivant ; sur les retombées des grands mouvements historiques tels qu'ils ont été vécus sur place ; sur l'histoire des édifices publics et privés ; sur les anciens métiers et les associations religieuses ou politiques ; sur les noms de lieux du terroir et les sobriquets de ses habitants ; et sur bien d'autres choses encore ! Puisse ce livre témoigner auprès des habitants du pays de Sault et de ses hôtes de la singularité et de l'identité de cette petite région naturelle, de la richesse de son histoire et de la diversité de son patrimoine
Le 3 septembre 1939, la Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l'Allemagne. Le 8 mai 1945, le représentant de la France reçoit la capitulation du Reich nazi à Berlin, aux côtés des trois " Grands ". Entre ces deux dates : la drôle de guerre, la débâcle, l'armistice, l'Occupation, Pétain, l'État français, la Révolution nationale, la collaboration, la Résistance, de Gaulle, Giraud, le CNR, la Libération ont marqué les étapes d'un effondrement suivi d'un difficile redressement. Aujourd'hui encore, les Français se divisent, les historiens s'interrogent sur cette période de leur histoire qui fut loin d'être uniformément sombre ou glorieuse. Cet ouvrage allie à l'exposé des faits l'analyse des positions prises par les hommes et les milieux dirigeants de l'époque. Il fait le point sur des questions toujours actuelles : les causes de la défaite de juin 1940, les responsabilités de Laval et de Pétain, la nature du régime de Vichy, sa place dans l'Europe hitlérienne, le rôle de la Résistance et de ses composantes. En mettant l'accent sur la vie quotidienne, il accorde au comportement des diverses catégories de la population l'importance dans la construction du destin national que révèle une histoire " vue d'en bas ", à partir d'études locales ou régionales.
Résumé : La systémique est une méthode qui, à partir d'une remise en cause du rationalisme hérité d'Aristote, peut nous permettre d'adapter nos modes de pensée aux besoins du monde actuel et de demain. Elle se fonde sur les quatre concepts fondamentaux d'interaction, de globalité, d'organisation et de complexité. Quels sont les principes fondamentaux de cette approche qui donne un sens inédit à la notion de système ? Quelles grandes catégories de systèmes fait-elle surgir dans des domaines aussi divers que la biologie, la physique, les sciences de la cognition ou les systèmes sociaux, économiques et politiques ?
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.