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Prêtres dans le souffle de Vatican II
Souletie Jean-Louis ; Quinio Dominique
ATELIER
21,85 €
Épuisé
EAN :9782708241022
Acteurs de mutations inouïes, quinze prêtres, formés durant le concile Vatican II, relatent leur itinéraire et examinent la puissance de l'événement au regard des empreintes qu'il a laissées dans leur manière de concevoir leur ministère. Issus pour la plupart de familles chrétiennes, ces hommes,appartiennent à cette France catholique qui les a vus naître au moment de la montée des totalitarismes européens ou durant la Seconde Guerre mondiale. Leur jeunesse, qui s'est déroulée dans l'immédiat après-guerre et dans le début du progrès économique et social des Trente Glorieuses, correspond à cette période où l'Eglise s'accepte dans le nouveau cadre institutionnel d'une séparation entre l'Eglise et l'Etat, sans pour autant jamais se réduire à gérer le privé. Et de fait, pour ces prêtres, cette manière de se comprendre comme chrétiens dans la société des années 1960 rejaillit dans la façon dont ils comprennent leur ministère. Ouverts à la mission par solidarité avec les pays émergents, éprouvés, pour certains, par la guerre d'Algérie, établis dans une tradition intellectuelle de haut niveau, ils sont nourris par une spiritualité pastorale et fraternelle du ministère des prêtres pour la vie du Inonde. Avec les années, nombre d'entre eux exerceront des responsabilités ecclésiales avec enthousiasme sans être épargnés par les fragilités spirituelles, sociales, économiques et affectives de leur époque. Très vite, ils (Percevront le décalage qui s'installe entre les personnes, le monde et l'Eglise. Alors que rien ne les y avait destinés, ces prêtres, par leur audace missionnaire, ont été des passeurs au milieu de changements inédits. Leur travail apostolique a préparé le terreau pour que naissent de nouvelles générations. Celles-ci sont aujourd'hui face à des défis redoutables sans commune mesure avec ceux des années 1960. Et pourtant, la force de leurs aînés n'a-t-elle pas consisté à développer le mouvement impulsé par Vatican Il tout en éveillant les baptisés et leurs jeunes confrères à la complexité des temps nouveaux, leur passant ainsi le témoin d'une manière étonnante?
Résumé : L'analogie organise tout le discours de la foi chrétienne. Il s'agit en effet, à chaque fois, pour un être humain de parler de Dieu selon un rapport entre le créateur et la créature toujours présupposé. Naissent de cette nécessité de nombreux différends entre les théologies à travers l'histoire de la pensée chrétienne. Ce livre établit qu'en fonction de l'analogie utilisée le discours sur Dieu prend une option dont les débats qu'elle suscite sont trop peu conscients pour pouvoir dépasser les malentendus ou les apories. A côté de l'analogie de l'être si âprement débattue et avec celle de la liberté, la théologie contemporaine a élaboré une analogie relationnelle conforme aux relations intra-trinitaires saisies à partir de l'économie. Une ontologie trinitaire s'est ainsi progressivement constituée soucieuse de ne pas laisser la différence ontologique heideggérienne annuler l'analogie de l'être. Dans cet effort intellectuel de transcrire en théologie la métaphysique de l'être, la qualification de l'analogie a elle-même subi une profonde modification qu'expriment de manière différenciée les théologies examinées dans ce livre.
L'argument christologique qui lie la Révélation de Dieu à la Croix et le devenir du monde à la vie trinitaire débouche chez Moltmann sur une histoire se jouant en Dieu.
Comment parler d'un salut pour tous les hommes dans une société où le relativisme et le pluralisme religieux sont la règle ? Depuis le Concile Vatican II, la question est brûlante en théologie. De nombreuses tentatives ont été faites pour penser et annoncer le salut en notre temps. Elles insistent moins sur la prééminence de l'appartenance à l'Eglise comme voie de salut et plus sur le Christ, unique médiateur et sauveur de tous les hommes. Mais certaines tentatives, mettant en avant la volonté salvifique de Dieu, ont oublié l'universalité du mystère du Christ. Comment, dans un retour à l'Ecriture et à la Tradition, John Henry Newman (1801-1890) envisage-t-il le salut de toute l'humanité ? Son intuition le conduit à une conception sacramentelle de l'histoire qui permet de considérer l'histoire comme le lieu du salut. Dans cette histoire la présence de Jésus-Christ atteint les aspirations de l'humanité et les attentes des nations. A partir des principes dogmatique et sacramentel Newman démontre la vérité d'une économie sacramentelle de salut qui s'est rendu visible dans l'événement Jésus-Christ.
Dans sa lutte pour la survie dans les camps des Khmers rouges au Cambodge, Claire Ly, née boudhiste, entame une conversation avec le "Dieu des Occidentaux" auquel elle demande des comptes. Un apprivoisement qui la conduira vers la voie étonnante de la conversion. Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route pour la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie. Que peut faire une jeune femme contre la folie génocidaire de soldats et de militants qui ont sciemment décidé d'éliminer les ennemis du peuple ? Les principes de l'éducation cambodgienne fondés sur une certaine conception du bouddhisme enseignent l'impassibilité, "la voie du milieu" , le détachement à l'égard des souffrances endurées. Pourtant, pour survivre Claire Ly ne peut plus taire sa haine et sa révolte. Bousculant ces valeurs ancestrales, elle choisit de demander des comptes au Dieu des Occidentaux. Pourquoi a-t-il permis ces horreurs ? Peu à peu, ce Dieu étranger devient un compagnon qui le conduira vers une voie étonnante. A travers cette nouvelle édition, Claire Ly amène le regard du public sur sa blessure, pour donner le courage à autrui de regarder ses propres traumatismes. Elle nous démontre que l'épanouissement personnel de chacun ne s'accomplit que lorsque nous faisons face à nos blessures et interrogations tel un lotus émergeant de la boue.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...