D'Angelo Biagio ; Soulages François ; Baudrand Gab
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782343146034
Le temps, le temps, le temps... Au coeur du problème de l'homme, au coeur du problème de l'art. Mais quels rapports la photographie et la littérature peuvent-elles avoir avec ? Peuvent-elles sortir de la problématique de l'archive et du reste et de celle de l'effacement et de la perte ? Outre que la photographicité serait l'articulation étonnante de la perte et du reste. Un groupe de chercheurs et/ou d'artistes (photographes et/ou écrivains) explore dans ce livre cette problématique : des spécialistes travaillant en France, au Brésil, aux Etats-Unis, au Canada et en Hongrie, et, notamment, trois artistes qui articulent créations photographiques et créations littéraires, réalisant ainsi des cocréations remarquables, sensibles et singulières - donc différentes et spécifiques qui évoquent aussi d'autres espaces, comme l'Afrique, l'Amérique ou l'Europe. C'est une véritable polyphonie des plus divers coins du monde, suivie d'analyses de cas, en particulier trois sur l'oeuvre d'une même artiste, Rosângela Rennó. Outre qu'au début du volume, deux approches esthétiques et historiques montrent comment la problématique Temps, photographie et littérature s'est posée, se pose et s'impose toujours.
La topographie (du grec topos, lieu, et graphein, dessiner) est la science qui s'occupe de mesurer et de représenter, sur un plan ou sur une carte, les formes et les détails visibles sur le terrain. Par extension, on parle aussi de topographie pour décrire l'aspect physique et moral du sujet. Le terme, riche au sens étymologique et sémantique, croise toutes les interrogations du livre. Les histoires des littératures sont-elles l'histoire de leurs transgressions ? Les histoires littéraires gagnent-elles un nouvel élan par la méthode comparative et par leur traduction ? Les fictions des espaces, des mythes, de la tragédie et de l'Histoire répondent-elles aux crises du monde ? Le monde peut-il être résumé à un livre d'art ? Y a-t-il des invisibilités dans l'histoire de l'art ? Quel réalisme entre art et monde ? La topographie de l'imaginaire réfléchit sur la représentation des formes fictionnelles dans divers contextes transnationaux et dans différentes typologies théoriques et thématiques.
D'Angelo Biagio ; Soulages François ; Venturelli S
Le flou habite l'image. Et c'est en cela qu'une image n'est pas un signe : elle suggère, elle ne nomme pas ; d'après Mallarmé, elle fait jouir. Avec le flou, érotisme de l'image et non pornographie. Le problème du flou de l'image est donc capital pour l'image elle-même ; il en va de son essence, même si toute image est histoire. Outre que le concept d'image ne renvoie pas qua' l'image visuelle ou matérielle, mais aussi à louage psychique ou idéologique, à l'image poétique et littéraire. Philosophie et esthétique sont donc aussi de mise. C'est ce problème que nous travaillons depuis six ans, avec des équipes internationales de recherche. D'où ce quatrième livre : Le flou de l'image, après Les frontières du flou, Les frontières du flou au cinéma et Flou & littérature. Car qu'en est-il du flou des images, de toutes les images ? Et qu'en font les artistes ? En tout cas, le flou nous plonge dans le doute et le vacillement, il appelle l'interprétation inachevable : il nous oblige à faire l'expérience du sensible.
D'Angelo Biagio ; Soulages François ; Venturelli S
Nous passons aujourd'hui de la photographie au post-digital, du contemporain au post-contemporain. Les oeuvres, les artistes et les arts le montrent ; ce livre franco-brésilien le démontre. Que s'est-il passé pour l'art par ce passage de la photographie au post-digital, du contemporain au post-contemporain ? Théoriciens et artistes s'interrogent, notamment à partir de leurs créations et de leurs pratiques, de leurs engagements et de leurs philosophies. Ce livre exploite en effet les interrogations qui surgirent, lors de la 15e Rencontre internationale d'art et technologie organisée à Brasilia en 2016, sous l'égide de RETINA.Brasilia et de RETINA.International, quant à la problématique des expériences G confluences dans la technologie visuelle artistique. Donc, qu'en est-il à l'ère du digital, voire du post-digital des artistes et de sarts - quant au travail, au voyage, à l'art des premiers ? Qu'en est-il des ouvres et des artistes - quant à la vision et à la temporalité? Qu'en est-il du digital et du post-digital - bref, de la conservation du digital et de l'arrivée du post-digital ? Car, tout commence par la négociation en art et par la place du travail de l'artiste par l'artiste lui-même. Et tout change lors du passage du monde de l'argentique de la photographie à celui du post-digital, après le temps du digital. C'est un véritable voyage dans le temps, dans l'espace et dans l'art ; la vie des artistes, des oeuvres et des arts est bouleversée, notamment pour l'art contemporain qui s'efface peu à peu face au post-contemporain, leur temporalité se métamorphose. Une nouvelle vision des oeuvres est possible. Ce livre permet de repenser l'aujourd'hui et le demain de l'art, du post-contemporain et du post-digital : la photographie est massivement transformée ; les hommes aussi.
Ce livre s'intéresse à ce qui fait une oeuvre ; mais, dans ce vaste domaine, il entre par une porte latérale. On se demande souvent comment, par où, commence une oeuvre (l'incipit, dont s'occupe Aragon et d'autres avec lui) ; on se demande parfois comment, par où, elle s'achève (le desinit, disait le poète Jude Stéfan)... Soit ; mais que faire des pauses, des intervalles, des silences, des blancs, des interruptions ou des arrêts définitifs ou provisoires ? Sont-ils étrangers, comme des arrêts de l'oeuvre, ou intérieurs, des arrêts dans l'oeuvre ? Il faut d'abord interroger ceux qui ont pour règle ou pour habitude de s'arrêter vite, ceux qui, dit Georges Perros, "écrivent court" ; ceux-là bien souvent interrompent un texte qui se serait volontiers poursuivi sans annoncer de fin. Avec ceux qui, au contraire, "écrivent long" (la formule est de Georges Perros encore, même si elle ne le concerne pas), tout se passe comme si les textes étaient souvent sur le point de s'interrompre, voire de s'achever, et que cet arrêt se trouvait reporté, différé ou surmonté. Sont ainsi présentés trois auteurs qui ont écrit, notamment, des notes, des fragments ou des aphorismes, Georges Perros, Emil Cioran, Pierre Reverdy, puis trois auteurs d'essais, parmi d'autres livres, André Malraux, Georges Bataille, Aragon.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.