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Le flou de l'image
D'Angelo Biagio ; Soulages François ; Venturelli S
L'HARMATTAN
17,00 €
Épuisé
EAN :9782343172286
Le flou habite l'image. Et c'est en cela qu'une image n'est pas un signe : elle suggère, elle ne nomme pas ; d'après Mallarmé, elle fait jouir. Avec le flou, érotisme de l'image et non pornographie. Le problème du flou de l'image est donc capital pour l'image elle-même ; il en va de son essence, même si toute image est histoire. Outre que le concept d'image ne renvoie pas qua' l'image visuelle ou matérielle, mais aussi à louage psychique ou idéologique, à l'image poétique et littéraire. Philosophie et esthétique sont donc aussi de mise. C'est ce problème que nous travaillons depuis six ans, avec des équipes internationales de recherche. D'où ce quatrième livre : Le flou de l'image, après Les frontières du flou, Les frontières du flou au cinéma et Flou & littérature. Car qu'en est-il du flou des images, de toutes les images ? Et qu'en font les artistes ? En tout cas, le flou nous plonge dans le doute et le vacillement, il appelle l'interprétation inachevable : il nous oblige à faire l'expérience du sensible.
D'Angelo Biagio ; Soulages François ; Venturelli S
Ce livre part des biographèmes de Barthes et de la photographie - c'est Barthes d'ailleurs qui les rapproche : qu'en est-il du photobiographématique et de son sous-ensemble l'autophotobiographématique, qui se distingue, bien sûr, de l'autophotobiographique ? Des mouvements artistiques le travaillent. Mais ces mouvements sont-ils liés à d'autres pratiques artistiques, soit directement liées à la photographie, soit relevant plus généralement des arts des images ? C'est pourquoi la problématique de ce livre est celle des frontières des mouvements autophotobiographématiques. Elle sera donc abordée à partir d'abord de la photographie, puis des liens entre la photographie et d'autres arts, enfin des arts des images. Telle est une des caractéristiques de notre méthode, chère à RETINA.Brasilia et à RETINA.International (Recherches Esthétiques & Théorétiques sur les Images, Nouvelles & Anciennes). Pour travailler cette problématique, des propositions théoriques et artistiques sont présentées. En effet, que restera-t-il d'un artiste ou d'un homme sans qualité après sa mort, après sa vie, même s'il a essayé de faire avec la photographie une autobiographie ? Mieux, pire, que reste-t-il du présent d'un sujet avec le temps ? Bref, quel reste après la perte ? Quels sont les frontières du temps et de l'être que ces mouvements pointent et travaillent ? Il en va de l'art et de l'existence.
Penser le champ artistique du verre plonge la réflexion dans une histoire millénaire qui consacre au verre une réalité plurielle. D'abord naturel avec l'"obsidienne" le verre est ensuite artificiel comme l'émail, la faïence, le vitrail, etc. Les techniques de la faience et de l'émaillage apparaissent au me millénaire avant J.-C., en Mésopotamie et en Egypte. Au regard de la tension entre l'idée de transparence et celle d'une opacité troublante qui anime le verre, ce livre propose une approche pluridisciplinaire permettant de penser une esthétique du verre. A partir du rapport que le verre permet d'expérimenter - entre opacité et transparence, fixité et déplacement, instantanéité et virtualité, fluide et solide, minceur et profondeur, réalité et déréalisation, etc. -, la réflexion permet d'interroger ce tournant de la transparence dans les arts comme possible élargissement de notre sensibilité à l'autre, un autre entendu dans sa radicale extériorité.
D'Angelo Biagio ; Soulages François ; Baudrand Gab
Le temps, le temps, le temps... Au coeur du problème de l'homme, au coeur du problème de l'art. Mais quels rapports la photographie et la littérature peuvent-elles avoir avec ? Peuvent-elles sortir de la problématique de l'archive et du reste et de celle de l'effacement et de la perte ? Outre que la photographicité serait l'articulation étonnante de la perte et du reste. Un groupe de chercheurs et/ou d'artistes (photographes et/ou écrivains) explore dans ce livre cette problématique : des spécialistes travaillant en France, au Brésil, aux Etats-Unis, au Canada et en Hongrie, et, notamment, trois artistes qui articulent créations photographiques et créations littéraires, réalisant ainsi des cocréations remarquables, sensibles et singulières - donc différentes et spécifiques qui évoquent aussi d'autres espaces, comme l'Afrique, l'Amérique ou l'Europe. C'est une véritable polyphonie des plus divers coins du monde, suivie d'analyses de cas, en particulier trois sur l'oeuvre d'une même artiste, Rosângela Rennó. Outre qu'au début du volume, deux approches esthétiques et historiques montrent comment la problématique Temps, photographie et littérature s'est posée, se pose et s'impose toujours.
D'Angelo Biagio ; Soulages François ; Venturelli S
Nous passons aujourd'hui de la photographie au post-digital, du contemporain au post-contemporain. Les oeuvres, les artistes et les arts le montrent ; ce livre franco-brésilien le démontre. Que s'est-il passé pour l'art par ce passage de la photographie au post-digital, du contemporain au post-contemporain ? Théoriciens et artistes s'interrogent, notamment à partir de leurs créations et de leurs pratiques, de leurs engagements et de leurs philosophies. Ce livre exploite en effet les interrogations qui surgirent, lors de la 15e Rencontre internationale d'art et technologie organisée à Brasilia en 2016, sous l'égide de RETINA.Brasilia et de RETINA.International, quant à la problématique des expériences G confluences dans la technologie visuelle artistique. Donc, qu'en est-il à l'ère du digital, voire du post-digital des artistes et de sarts - quant au travail, au voyage, à l'art des premiers ? Qu'en est-il des ouvres et des artistes - quant à la vision et à la temporalité? Qu'en est-il du digital et du post-digital - bref, de la conservation du digital et de l'arrivée du post-digital ? Car, tout commence par la négociation en art et par la place du travail de l'artiste par l'artiste lui-même. Et tout change lors du passage du monde de l'argentique de la photographie à celui du post-digital, après le temps du digital. C'est un véritable voyage dans le temps, dans l'espace et dans l'art ; la vie des artistes, des oeuvres et des arts est bouleversée, notamment pour l'art contemporain qui s'efface peu à peu face au post-contemporain, leur temporalité se métamorphose. Une nouvelle vision des oeuvres est possible. Ce livre permet de repenser l'aujourd'hui et le demain de l'art, du post-contemporain et du post-digital : la photographie est massivement transformée ; les hommes aussi.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.