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Cora Geffrard
Soukar Michel
MEMOIRE ENCRIER
18,87 €
Épuisé
EAN :9782923713557
Cora Geffrard, vingt-trois ans, est la fille du président Fabre Geffrard qui a dirigé Haïti de 1859 à 1867. Assassinée alors que, enceinte, elle rêvait d une vie conjugale merveilleuse. Le Président fera tout pour venger sa fille. Rien ne sera épargné pour juger et punir les coupables. Seize accusés seront exécutés. Dans cette fresque où l on découvre avec fascination les turpitudes de la vie politique en Haïti au XIXe siècle, on réalise que tout était permis, même l espoir de forger une nation et de rassembler le collectif autour de valeurs républicaines pour un vivre ensemble. L auteur Michel Soukar dévoile dans Cora Geffrard les rouages de la violence et l engrenage infernal du pouvoir. Nourris d ambitions démesurées, les personnages évoluent dans cet univers dont l imaginaire est dominé par la luxure, la corruption et la tentation totalitaire. Le roman Cora Geffrard est une véritable plongée dans l Histoire d une Haïti que l on connait peu: celle des forgeurs de nation. Le roman est tiré des faits de ce que l auteur appelle un « affreux mensonge d État ». Cet assassinat revêt tous les aspects d une fiction. Cora Geffrard, après sa mort est mythifiée. Le peuple lui rend hommage, en faisant d elle un véritable mythe. Pour le romancier Michel Soukar: Cora Geffrard est effectivement un mythe d État. Les peuples dans leur passion sont de grands fabricateurs de mythes. Fabre Geffrard, comme tout chef d État, est habité par deux corps: le corps physique avec ses pulsions et celui de l État qu il représente. Son exercice du pouvoir devient le siège de contradictions douloureuses dans leur gestion pour un équilibre indispensable à la sauvegarde des intérêts de l État.
La conception de la politique en Afrique se résumerait-elle à cette pensée cynique de Staline : " Ce qui compte, ce n'est pas le vote, c'est comment on compte les votes " ? Le continent noir n'a que trop souffert d'un leadership politique excessif durant la colonisation, puis irrationnel et souvent illégitime après les indépendances. En dépit du terme République adossé à plusieurs pays, la gouvernance à l'africaine oscille entre des reproductions imparfaites du modèle occidental et des pratiques tribalo-claniques destinées à préserver irrémédiablement les pouvoirs en place. Dans les deux cas, le bilan est peu apprécié des Africains. Aussi, cet ouvrage de réflexion divulgue les enjeux et suggère quelques antidotes qui ont prouvé leur efficacité ailleurs dans le monde.
Les pères des indépendances en Afrique appartenaient tous à la société civile. Leur subrogation par les militaires dans des conditions souvent antidémocratiques a propulsé au sommet des Etats, en un demi-siècle, une centaine de présidents en treillis pour un résultat déplorable. Coups d'Etat, corruption, violences contre le peuple et déroute au combat ternissent l'image des armées africaines. Dans le même temps, les nations n'ont cessé de s'appauvrir... Retrouver le patriotisme, le professionnalisme et l'empathie qui sied au bon soldat oblige les armées africaines à recourir au processus qui a permis la réussite des pays émancipés, loin des thérapies cathartiques à l'africaine.
Voici un regard lucide, sans concession, sur la lente dégradation d'un pays jadis promis à un brillant avenir. C'est aussi le " J'accuse " d'un patriote lassé d'attendre de ses élites le sursaut nécessaire pour sortir le Congo de son enlisement politique, économique et social. Simple, didactique et édifiant, ce livre est à la fois un roman picaresque et un pamphlet politique, et c'est bien là le tour de force de l'auteur qui réussit à nous enseigner l'histoire au détour de ses propres tribulations.
Habiter le monde, c'est se concevoir comme appartenant à un espace plus large que son groupe ethnique, sa nation... c'est pleinement habiter les histoires et les richesses des cultures plurielles de l'humanité. Repenser notre présence au monde est le défi de notre époque. Cet essai de politique relationnelle invite à renouveler les imaginaires de la relation que nous établissons avec nos semblables et le vivant. L'auteur y appelle à une réinvention du politique et du langage afin d'habiter l'infini du monde.Notes Biographiques : Écrivain, auteur, compositeur, interprète et universitaire, Felwine Sarr est né en 1972 à Niodior. Il co-organise chaque année les Ateliers de la Pensée à Dakar avec Achille Mbembé. Il vit à Saint-Louis au Sénégal.
Résumé : " Bamboola Bamboche est une ?uvre atypique. Ce roman est construit selon la chronologie linéaire d'une nuit, entre minuit et sept heures du matin. Il se passe dans un bar, sur une île imaginaire de la Caraïbe. Il raconte l'histoire d'une investigation sur la disparition d'un écrivain, par un journaliste amoureux d'une femme vaguement impliquée dans un projet révolutionnaire. On se rend vite compte que cette unité de temps, de lieu, d'action pourrait bien être un leurre. En effet, la nuit se déroule dans le chaos d'une mémoire vive, un temps qui fait des plis, un rêve tissé de bric et de broc, il se pourrait bien que le bar soit autre chose qu'un bar, mais quoi? L'écrivain disparu et le journaliste à sa recherche seraient-ils vraiment deux personnages distincts? Quant à la femme, Gina, elle est nombreuse, oserais-je dire. Je laisse aux lecteurs le soin d'ouvrir cette boîte à surprises emboîtant d'autres boîtes, jusqu'au coup de théâtre final. C'est un roman à la fois complexe ? attention, je ne dis pas compliqué ? et simple tout en restant polysémique, c'est-à-dire tendu de sens divers. Il progresse dans ce que je considère comme une noire lumière de moi et des autres. " ? Jean Claude Charles au Nouvelliste, 2007
Ferdinand est noir et exilé. Il oscille entre Paris et New York. À Manhattan, il loge chez Jenny. Par la suite, il rencontre la belle Fran dans un bar de Greenwich Village. Ferdinand est découragé, Fran est désespérée. Pendant trois jours, ils vont marcher, courir, parier, déambuler, flâner, s'aimer aux quatre coins de New York. Au rythme de l'écriture et de la musique de Jean-Claude Charles, entre le swing et le blues, entre les larmes et le fou rire, le coeur de Ferdinand balance entre Jenny et Fran.4e de couverture : Ferdinand est noir et exilé. Il oscille entre Paris et New York. À Manhattan, il loge chez Jenny. Par la suite, il rencontre la belle Fran dans un bar de Greenwich Village. Ferdinand est découragé, Fran est désespérée. Pendant trois jours, ils vont marcher, courir, parier, déambuler, flâner, s'aimer aux quatre coins de New York. Au rythme de l'écriture et de la musique de Jean-Claude Charles, entre le swing et le blues, entre les larmes et le fou rire, le coeur de Ferdinand balance entre Jenny et Fran.
Voici la réédition du premier roman d'une jeune femme de vingt-trois ans qui rappelle par la puissance de son écriture quelques grands noms de la littérature autochtone comme Tomson Highway, Scott Momaday. Naomi Fontaine rejoint les grandes voix humaines. "Kuessipan" est un livre bouleversant qui nous fait découvrir le quotidien sur une réserve innue. C'est avec la grâce et la justesse d'une langue éblouissante que Naomi Fontaine évoque cette réalité. "Kuessipan" : mot innu signifiant "à toi" ou "à ton tour" . Ce sont des lieux, des visages connus et aimés. Des chasseurs nomades. Des pêcheurs nostalgiques. Des portraits. Des vies autour de la baie qui reflète les choses de la Terre. Les lièvres. La banique. Les rituels. Les tambours en peau de caribou qui font danser les femmes. Des enfants qui grandissent. Des vieux qui regardent passer le temps. Des saumons à pêcher. Des épinettes. Des barrières visibles et invisibles. Des plaisirs éphémères. De l'alcool qui éclate les cervelles. Des souvenirs. Des voyages en train. Et surtout l'évidence que la vie est cet ensemble de morceaux à emboîter pour que naisse la symphonie.