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Maniérisme et littérature
Souiller Didier
ORIZONS
35,00 €
Épuisé
EAN :9782296088726
On croit connaître le maniérisme, courant esthétique qui s'impose en Europe au milieu du XVIe siècle ; les difficultés commencent lorsqu'on cherche à le définir par rapport aux époques prestigieuses qui le précèdent (Renaissance) ou le suivent (Baroque et Classicisme) sans s'enfermer dans de stériles discussions sur le début ou la fin de cette catégorie ; le maniérisme, comme toutes les catégories, est valable "à la limite" et impose de reconnaître des spécificités chronologiques nationales. S'il y a eu un moment maniériste en Europe, qui consacra l'adoption et le dépassement de la Renaissance italienne, dite "classique", et sur lequel on s'accorde aisément pour les beaux-arts, cet ouvrage va tenter de cerner différents aspects de l'imaginaire maniériste, en s'interrogeant sur les caractéristiques de la littérature à ce moment, sur la possibilité d'y transposer des catégories venues des beaux-arts et sur leur utilité dans un pays comme l'Angleterre, traditionnellement hostile à la notion. Cependant, avant d'aborder les spécificités nationales, il a paru nécessaire de revenir sur l'héritage antique et sur une éventuelle identification de genres maniéristes.
Souiller Didier ; Fix Florence ; Humbert-Mougin Sy
Aboutissement d'un travail collectif d'universitaires afin d'aider à comprendre les ambitions des dramaturges et savoir interpréter les textes sans anachronisme ni contresens historique, cet ouvrage voudrait accompagner, renforcer et (pourquoi pas?) justifier l'engomment actuel pour les spectacles de la scène et les études théâtrales. Les étudiants et amateurs spectateurs trouveront ici des indications sur les grandes étapes de l'histoire du théâtre occidental et l'évolution des lieux de représentation, la description des genres dramatiques, l'évocation des principales doctrines et les débats esthétiques autour du théâtre, une présentation des méthodes les plus courantes au service au service de la critique et de la recherche en études théâtrales. Un bref lexique des termes les plus usités par l'analyse dramaturgique, une bibliographie des travaux de référence sont, pour le lecteur, autant d'invitations à poursuivre sa réflexion et enrichir ses connaissances.
Résumé : Il existe une nouvelle avant la nouvelle... avant son second âge d'or, la nouvelle réaliste du XIXe siècle et sa récupération par les grands noms de la littérature du XXe siècle. De Boccace à Sade, la nouvelle a connu une histoire, inséparable de l'évolution de la civilisation européenne et qui la met au c?ur des grands débats culturels de la Renaissance jusqu'aux Lumières. Echo du Moyen Age, en elle s'opposent ou se complètent un naturalisme qui se rit de l'idée de péché et un idéalisme qui associe la nouvelle aux plus hautes aspirations de la culture. Qu'il s'agisse d'une réflexion sur l'amour, sur le mariage ou sur la nature de la femme, cette dernière, depuis les origines de la nouvelle, se trouve au centre du débat : une parole et une esthétique féminines s'y font entendre de manière déterminante et non sans audace.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...