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LOGIQUE ET POLITIQUE HEGELIENNES
SOUCHE-DAGUES
VRIN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782711608263
Les deux essais qui composent ce livre sont consacrés au concept politique de l'individualité chez Hégel. — Le premier envisage l'individualité du citoyen en tant que négatrice de l'individualité naturelle immédiate. Face aux théoriciens du droit naturel et du contrat social, Hegel fait de la capacité de mourir, et non de la sauvegarde du soi, le medium de l'individualité spirituelle entendue comme liberté absolue. C'est donc la 'signification de la mort qu'on essaie ici d'élucider, dans sa double dimension, spéculative et historique, comme pensée de la guerre. — Le deuxième essai se consacre à l'examen du pouvoir princier, tel qu'il est exposé dans les Principes de la Philosophie du Droit. Ce pouvoir est la figure de l'individualité étatique. Comme unité posée des différents pouvoirs qui en lui se médiatisent, le Prince est une unité immédiate, naturellement déterminée, qui entre, par le jeu de la compétition des Etats, dans la guerre et dans l'Histoire. Sur ce thème redoublé, apparaît l'unité du réel et du rationnel, de l'historique et du logique, qui fait la spécificité du discours hégélien. On a voulu cerner celle-ci, d'une part en marquant la cohérence interne de la pensée politique hégélienne, de Iéna jusqu'à Berlin, d'autre part en essayant de réanimer son dessein : la saisie du nécessaire.
Résumé : Comment mieux comprendre la thérapie EMDR ? Comment l'adapter aux plus jeunes ? Reconnue pour son efficacité, la thérapie EMDR est de plus en plus utilisée dans le traitement des états de stress post-traumatiques. Elle permet une désensibilisation rapide des souvenirs traumatiques, une restructuration cognitive et une réduction des symptômes d'angoisse. Comment la thérapie EMDR peut-elle être utilisée auprès d'enfants et d'adolescents ? Comment mieux comprendre cette approche ? Comment l'adapter aux plus jeunes ? Cet ouvrage apporte des réponses à travers 10 études de cas exemplaires. Séparation du couple parental, maltraitances précoces, agression violente, phobies, dépression, blessure physique, adolescents migrants... comment le clinicien peut-il co-créer avec le jeune patient les aménagements nécessaires ? Du tout petit au pas encore adulte, les auteurs font état de ce qui a été mis en travail thérapeutique. La singularité de cette clinique réside dans le fait que la demande provient bien souvent d'un tiers (parents, tuteur, protection de l'enfance ...). Sur un autre plan, la thérapie EMDR peut être pratiquée en consultation libérale comme en institution. A travers ces 10 études de cas, le lecteur pourra comprendre le fonctionnement de cette méthode et explorer la créativité dont font preuve soignants et jeunes patients. Les auteurs : Fanny Bassan, Marie-Jo Brennsthul, Emmanuel Contamin, Nicolas Desbiendras, Stéphanie Giraudon, Marie-Anne Gury, Maïly Gros, Laure Matera, Isabelle Meignant, Emmanuelle Broadbridge, Julien Ligno, Marie-France Gizard, Michel Silvestre, Jacques Roques.
Résumé : Le nihilisme dont il est question ici est envisagé comme un moment de la culture européenne et une philosophie ou vision du monde dont les traits sont la déploration de la " modernité ", la désertification du monde, la déchéance, voire l'anéantissement des " valeurs ". Cette généalogie plurielle des Nihilismes va de l'examen de la Destruction à celle de la Déconstruction - soit de l'origine de cette " mise en ?uvre du néant " au repérage du nihilisme tel qu'il gouverne la réflexion actuelle. Le passage de l'une à l'autre s'effectue par l'étude des philosophies qui ont eu à connaître du nihilisme. Les pensées de Nietzsche et de Heidegger constituent l'axe autour duquel s'organise cet ensemble celles-ci lui ont conféré la noblesse spéculative qui sert d'horizon aux différentes morts qui jalonnent le siècle, celles de l' " humanité ", de l' " art " et du " sens ". Une telle enquête contribue à la fois à l'intelligibilité de la figure post-moderne du nihilisme - composante de la philosophie contemporaine - et à la quête d'une essence du nihilisme qui, tout en se dérobant, ramène à une critique renouvelée de la " métaphysique ".
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.