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Nos plus beaux jours
Souag Moha
DU SIROCCO
12,00 €
Épuisé
EAN :9789954918746
Dans le train entre Casablanca et Marrakech, un journaliste au crépuscule de sa carrière prépare son entrevue avec Fadéla, la célèbre cheikha qui a courageusement pris en main son ingrat destin de femme. Ce voyage sera l'occasion de rencontrer Mouna, chorégraphe qui rentre tout juste de l'étranger, esprit libre qui s'est pareillement affranchi des pesants diktats d'une société qui néglige aussi ses artistes. Les récits croisés des vies de ces deux femmes à la force de caractère peu commune, en même temps qu'ils bousculent ses repères et lui renvoient un reflet amer de ses inaccomplissements, d'homme et de citoyen, suscitent chez le narrateur un faisceau de réflexions sur les contradictions de son monde, ses inerties, mais aussi ses changements, inéluctables, dont la violence est parfois l'ultime expression. Dans ce roman gigogne à l'écriture concise, aux saines indignations et aux questionnements nécessaires, mais aussi aux belles embardées lyriques, on retrouve toute l'acuité du regard de Moha Souag, une voix marquante de la littérature contemporaine marocaine.
Jean-François Marquet est Professeur de philosophie émérite à l'universitéde Paris-Sorbonne. Éminent historien de la métaphysique, de Parménide àHeidegger, il a aussi consacré ses recherches à la relation de laphilosophie avec l'art et la littérature, la mystique et la gnosechrétienne. Il invite ici le lecteur à jouer le jeu de la parole, enconsidérant certaines questions décisives d'un cheminement dont le sens leplus profond est sans doute celui d'une méditation de la singularité, oùse noue le dialogue des voix ou des personnes (Je-Tu-Il), triadeconstitutive de toute vie singulière. Si la pensée s'origine dans uneparole en énigme et si l'achèvement de la philosophie la conduit à sedéployer dans un espace où oeuvres et visions du monde se correspondent enétant contemporaines, comme en un vitrail, c'est à la récapitulation decette histoire que l'interprète convie enfin son lecteur.
Qu'est-ce que l'homme ? Ce livre est une méditation de l'énigme de l'homme, à l'époque du transhumanisme. Il invite à considérer la différence entre l'homme antique et l'homme moderne selon ses principaux aspects : la vie, la production de biens, la technique et le travail, l'action et l'Etat, et enfin la pensée. Le fil conducteur en est le rapport avec la nature. L'homme antique vivait selon la Nature, selon l'ordre cosmique et la nature des choses, en espérant simplement habiter ce monde. Chaque chose avait une place naturelle déterminée, dans le monde (dieu, homme, animal), dans la famille (masculin et féminin) et dans la Cité. L'homme moderne, au contraire, nie la Nature, en voulant vivre selon le "Faire" et le "construire" , selon la "culture" . Il tend à ne voir dans la Nature qu'un réservoir de "matières premières" livrées à son audace démiurgique, et il tend à mener une existence désincarnée, hors du monde de la vie. Cependant, entre une vie fondée sur la nature et une vie sans nature, demeure une autre possibilité : l'incarnation de la liberté dans la nature, la création d'un monde spirituel, qui est une "seconde nature" . Ni nature, ni anti-nature, ni hors nature, mais un esprit libre dans la nature. Ce qui exige une âme incarnée et demande une philosophie de l'incarnation, en nous demandant : qui sommes-nous ? Tout tient donc à la question du corps charnel, face au corps machine. Bâtir et sauver un monde humain bon, donc habitable, tel est notre défi. Agrégé, docteur et habilité à diriger des recherches en philosophie, Philippe Soual est actuellement professeur de philosophie à l'Institut Catholique de Toulouse. Spécialiste de Hegel et de philosophie morale et politique, il est notamment l'auteur de Le sens de l'Etat (Peeters, 2006) et de Visages de l'individu (PUF, 2008).
Souad est née en Cisjordanie. Un soir - elle avait dix-sept ans - son père l'a condamnée à mort sur la foi d'une simple rumeur : elle aurait parlé à un garçon. Son beau-frère lui versera une bouteille de pétrole sur les cheveux avant d'y jeter une allumette. Une voisine la sauve et la transporte à l'hôpital. Souad aurait dû mourir. Mais la chance se présente : Jacqueline de l'ONG Surgir la découvre. Après neuf mois d'hôpital, elle peut enfin sortir. Elle accepte aujourd'hui de témoigner pour que nous prenions conscience de l'horreur de ces "crimes d'honneur" impunis. Cet ouvrage a été rédigé avec la collaboration de Marie-Thérèse Cuny.
La notion d'individu nous est familière. Nous croyons en l'existence de l'individu, qu'il soit ceci, telle chose qui paraît isolable des autres, distincte, ou le celui-ci que chacun se sent être et exprime par ce mot de Aloi. Notre perception du réel nous porte même à croire qu'il n'existe que des individus. L'individualité, c'est le chacun. On se souvient de l'axiome de Leibniz: "Ce qui n'est pas véritablement un être, n'est pas non plus véritablement un être". Cet ouvrage invite d'abord à une méditation sur le concept, les visages et le mystère de l'individualité. En quoi et par quoi un quelque chose est-il individuel? Quel est le principe de l'individuation: la matière, la forme, la manière d'être, l'avoir, l'agir, l'esprit? Ensuite, il propose de considérer l'individualité corporelle, et l'échelle des degrés d'individualité dans la nature, en leurs caractères, des atomes jusqu'au vivant. Enfin, il se tourne vers la question des rapports de l'individu humain avec autrui, la société et l'Etat. Il examine ainsi la question de l'individualisme et des fondements de la vie sociale et politique.
En même temps que sa collecte de Contes et Légendes Populaires du Maroc (1926), Madame Légey a recueilli un ensemble d'informations sur des croyances et rituels qui accompagnaient tous les moments de la vie marocaine, urbaine ou rurale. Sa situation de femme médecin, au Maroc à partir de 1910 et pendant plus de 25 ans, la confiance qu'elle a inspirée à ses milliers de patients et sa maîtrise de la langue arabe lui ont fait accéder aux sources les plus authentiques de ces traditions. A l'heure où l'on a pris conscience, de par le monde, que les diverses manifestations de la tradition sont porteuses de l'identité culturelle d'un pays, que celle-ci est menacée par la mondialisation, il est apparu nécessaire de préserver ce patrimoine en mouvement, transmis jusqu'alors essentiellement oralement ou par l'exemple. L'Académie du Royaume du Maroc a récemment initié une démarche dans ce sens. L'inventaire de Mme Légey, bien qu'elle se définisse elle-même comme une "apprentie folkloriste" ,
L'artiste écossais James McBey est devenu célèbre dans les années 1920, aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis, grâce à ses gravures à l'eau-forte, technique dont il a été l'un des maîtres, influencé par Rembrandt et Whistler. Devenu par la suite aquarelliste talentueux, portraitiste demandé, sa virtuosité a également été largement reconnue dans ses huiles sur toile à la touche post-impressionniste qui l'ont fait considérer à l'aune de Cézanne ou de Matisse. Séduit par le Maroc dès son premier voyage en 1912, James McBey achètera une maison à Tanger où il passera de plus en plus de temps au fil des années, produisant des Åuvres considérées par beaucoup comme faisant partie de ses meilleures. Mort en 1959, il repose sur sa propriété qui surplombe le détroit de Gibraltar, sa tombe porte l'inscription, en arabe : "il aimait le Maroc" . Ce livre, illustré d'Åuvres "marocaines" de l'artiste, retrace son histoire avec ce pays.