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POEMES
SOSEKI NATSUME
BRUIT DU TEMPS
28,01 €
Épuisé
EAN :9782358731058
Toute sa vie, le romancier Natsume Sôseki (1867-1916) a composé, avec bonheur, des "poèmes en chinois classique" (kanshi), qui ont pour originalité de se rattacher au ton des grands modèles chinois tout en développant un mode d'expression résolument personnel, propre à refléter le cheminement de toute une vie intérieure : un état d'esprit imprégné d'une pensée de type extrême-oriental, conciliant taoïsme et bouddhisme. A mesure que nous avançons dans la lecture, Sôseki avance en âge et nous émeut progressivement par la patiente description de ce qu'il perçoit ou ressent, tantôt inquiet, aux prises avec la méditation et la maladie, tantôt rasséréné par le vert des bambous ou le jaune du colza, par la contemplation des paysages ou des "blancs nuages", toujours fidèle à la maxime sous-jacente à la plupart de ses poèmes : sokuten-kyoshi, "Suivre la Nature et quitter le moi". Trace du Vrai, vaste désert, trop vague pour qu'on la cherche. D'un coeur entièrement net, cheminer à travers le temps ! L'onde et le mont virides n'ont rien qui leur fasse un soi-même ; L'espace et la terre immenses ne sont que détachement. Les indistinctes couleurs du soir, la lune sur les herbes ; Les confuses voix de l'automne, le vent parmi les bois. La vue, l'ouïe, je les oublie, le corps aussi, je le laisse. J'ai tout le ciel pour chanter mon "Poème d'un blanc nuage". Natsume Sôseki, le soir du 20 novembre 1916.
Oreiller d'herbes est singulier par son écriture, impressionniste, poétique, et par son projet même. Un peintre se retire dans une auberge de montagne pour peindre et réfléchir sur son art, sur l'acte de création. L'atmosphère subtile et poétique d'Oreiller d'herbes est admirablement rendue par les traducteurs."
4e de couverture : Quelle vie plus calme en apparence, plus unie, plus heureuse que celle de Natsume Sôseki ? Il naît en 1867 à Edo, l'ancienne Tokyo, étudie l'anglais, enseigne dans les écoles secondaires de 1893 à 1900 et passe en Angleterre trois années à l'issue desquelles on le nomme chargé de cours à l'Université impériale de Tokyo. Son premier roman, Je suis un chat, d'emblée le rend célèbre et lui permet d'entrer au grand quotidien Asahi. Après une existence discrète et retirée, il meurt en 1916.De tous les écrivains qu'a produits l'ère du Meiji, nul n'excerça une influence aussi prestigieuse. C'est que cet ami de l'Occident ne s'était pas coupé de sa propre culture : il s'était nourri des lettres chinoises et formé à la méditation qu'enseigne le bouddhisme zen. Sa vie tout unie cachait une âme douloureuse : obsédé par l'inéluctable "péché qui est sur l'homme", ce solitaire analyse et absout le coeur humain, mais non sans avoir pris sur soi, comme pour l'expier, ce qu'il tient pour l'irrémédiable misère de la condition humaine.Kokoro ou Le pauvre coeur des hommes est le plus représentatif sans doute des romans du Meiji.
Durant les deux mois de l'année 1915, Sôseki raconte au jour le jour sa vie d'écrivain, avec les troublantes réminiscences et obsessions qui ont hanté son oeuvre. Plus qu'un journal intime, ce récit autobiographique, écrit entre deux crises d'ulcère, dont la dernière devait l'emporter un an plus tard, est une rêverie où les anecdotes poétiques alternent avec des réflexions profondes et brillantes sur l'art, le théâtre, la séduction, la souffrance, la littérature, l'amour, la mort : "Je suis en guerre contre la maladie. Et si maintenant je puis me permettre d'être assis face à vous, ce n'est pas parce que la paix est revenue, mais parce que je me suis terré dans les tranchées, pour un bras de fer avec la maladie." Comme il l'avait fait dans Oreiller d'herbes, une dizaine d'années auparavant, le romancier tente de comprendre ce qu'un artiste peut attendre du monde, de ses semblables, de la vie quotidienne, de sa mémoire. Une photographie, des spectacles dans des salles de quartier, ses retrouvailles avec un ancien ami, le visage de sa mère vieillie, des promenades dans le Tôkyô d'autrefois, une conversation avec son coiffeur, la mort de son chien et les générations de chats qui l'ont tant inspiré : les petits riens de l'existence d'un intellectuel, qui sont aussi toute la matière de son oeuvre. "Puisque je vis parmi les humains en ce bas monde, conclut-il, je ne puis me résoudre à un total isolement. Je suis bien obligé, pour une raison ou pour une autre, d'avoir affaire à autrui. J'ai beau mener une vie retirée, il m'est difficile de m'y soustraire."
Six nuits sur l'Acropole est l'unique roman publié, à titre posthume, par le poète Georges Séféris, prix Nobel de Littérature en 1963. Portrait hachuré d'une poignée de jeunes gens "en quête de cohésion" sur le rocher de l'Acropole, à la pleine lune, ce récit, d'une grande liberté de ton et d'allure, apparaît aussi comme le portrait d'une ville, Athènes dans les années 20, d'une génération s'ébrouant dans une bohême qu'on dirait encore neuve, et d'une jeunesse revisitée : celle de l'auteur lui-même, partagé entre un passé amputé, omniprésent, et l'apprentissage de sa liberté.
Publié en 1924 et traduit en français dès l'année suivante, Route des Indes est le dernier et le plus complexe des romans de Forster. La tentative de relier deux mondes que tout oppose, déjà au coeur de ses livres antérieurs, y acquiert une tout autre dimension, confrontant cette fois la réalité infiniment confuse et mystérieuse, insaisissable, de l'Inde à l'orgueil et aux préjugés britanniques. Le roman est ici suivi d'Au fil de l'Inde, recueil d'articles écrits par Forster à la suite de ses voyages, en 1914 et 1923, et réunis par lui sous ce titre en 1936.
C'était le paysage humain qui l'émouvait. II semble que la Beauté, pour toucher les sens de Flush, dût être condensée d'abord, puis insufflée, poudre verte ou violette, par une seringue céleste, dans les profondeurs veloutées de ses narines; et son extase, alors, ne s'exprimait pas en mots, mais en silencieuse adoration. Où Mrs. Browning voyait, Flush sentait; il flairait quand elle eût écrit. "Virginia Woolf, Flush, une biographie,1933."