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A travers la vitre
Sôseki Natsume
RIVAGES
6,10 €
Épuisé
EAN :9782743608736
Durant les deux mois de l'année 1915, Sôseki raconte au jour le jour sa vie d'écrivain, avec les troublantes réminiscences et obsessions qui ont hanté son oeuvre. Plus qu'un journal intime, ce récit autobiographique, écrit entre deux crises d'ulcère, dont la dernière devait l'emporter un an plus tard, est une rêverie où les anecdotes poétiques alternent avec des réflexions profondes et brillantes sur l'art, le théâtre, la séduction, la souffrance, la littérature, l'amour, la mort : "Je suis en guerre contre la maladie. Et si maintenant je puis me permettre d'être assis face à vous, ce n'est pas parce que la paix est revenue, mais parce que je me suis terré dans les tranchées, pour un bras de fer avec la maladie." Comme il l'avait fait dans Oreiller d'herbes, une dizaine d'années auparavant, le romancier tente de comprendre ce qu'un artiste peut attendre du monde, de ses semblables, de la vie quotidienne, de sa mémoire. Une photographie, des spectacles dans des salles de quartier, ses retrouvailles avec un ancien ami, le visage de sa mère vieillie, des promenades dans le Tôkyô d'autrefois, une conversation avec son coiffeur, la mort de son chien et les générations de chats qui l'ont tant inspiré : les petits riens de l'existence d'un intellectuel, qui sont aussi toute la matière de son oeuvre. "Puisque je vis parmi les humains en ce bas monde, conclut-il, je ne puis me résoudre à un total isolement. Je suis bien obligé, pour une raison ou pour une autre, d'avoir affaire à autrui. J'ai beau mener une vie retirée, il m'est difficile de m'y soustraire."
Quatrième de couverture Nous sommes dans le Japon du début du siècle, un Japon ouvert depuis deux ou trois décennies à peine aux influences occidentales et que sa victoire dans la guerre qui l'a opposé à l'Empire russe a hissé, à la surprise générale, au rang des grandes puissances. Un jeune provincial «monte» à la capitale pour y poursuivre ses études supérieures. Il a tout à découvrir : la ville, l'Université, l'amitié, l'amour... mais il est encore tellement marqué par le système de valeurs traditionnel qui règne dans le Japon profond d'où il est issu !
Jirô, jeune employé sans histoire, doit rejoindre à Osaka un de ses amis pour une promenade dans la campagne japonaise. Il en profite pour rendre visite à un parent de sa mère et se voit contraint de s'intéresser à des problèmes familiaux dont il espérait se détacher. Son ami n'est pas au rendez-vous : hospitalisé d'urgence, il doit annuler ses vacances. Ce contretemps révèle alors à Jirô les multiples drames qui sont habituellement cachés par la réalité quotidienne.
Si je devais considérer ma fugue comme la première station dans la trajectoire de mon autodestruction, la contrée floue où je me trouvais à présent était certainement peu éloignée du terminus, même si je ne savais pas combien d'arrêts il y aurait encore." Un étrange jeune homme, sans visage et sans nom, fuit la chaleur et la lumière de Tôkyô. Il lui faut s'enfoncer dans le noir et le brouillard, s'effacer du monde, dépérir, à défaut, déchoir. Mais l'appât des hommes reste fort. Hameçonné en un tournemain par un maquignon, il se retrouve embrigadé dans une petite troupe de gueux qui comprendra, outre leur mentor, un paysan dit "Couverture-Rouge", et un jeune gars tombé des montagnes, sauvageon plus proche d'une chauve-souris que d'un jeune humain: les quatre êtres fantomatiques traversent les montagnes jusqu'au Havre promis: la mine de cuivre. Les pseudo-compagnons, doubles pitoyables du jeune homme, s'évanouissent en une ligne: non, ce que j'écris là, lecteur, n'est pas un roman! Toutes les interrogations philosophiques et littéraires du début du XXe siècle, encore d'actualité, sont posées avec alacrité et humour dans cet écrit, contemporain des romans de Kafka et saisissant de modernité.
Shutter Island est un îlot au large de Boston où un hôpital psychiatrique semblable à une forteresse accueille des pensionnaires atteints de troubles mentaux graves et coupables de crimes abominables. Un matin de septembre 1954, le marshall Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule débarquent sur cette île pour enquêter sur l?évasion de Rachel, une patiente internée après avoir noyé ses trois enfants. Dès leur arrivée, les deux policiers perçoivent l?étrange atmosphère de ce lieu clos. Ils comprennent vite que personne ne les aidera dans leur mission et ils se posent plusieurs questions : quel rôle jouent sur l?île les médecins qui dirigent cet hôpital et quelles méthodes expérimentent-ils sur leurs patients ? À quoi sert le phare qui domine l?îlot et dont l?entrée semble inaccessible ? Persuadés que l?évadée a bénéficié de complicités, les deux marshalls vont ruser pour découvrir tout ce qu?on leur cache mais un message codé laissé par Rachel les enfonce davantage en plein mystère. Petit à petit, ce drame fait ressurgir chez Teddy des éléments de son passé : il a connu la douleur de perdre sa femme dans un incendie criminel. Mais lorsque Chuck Aule découvre que le pyromane responsable des malheurs de son collègue se trouve interné sur l?île, il s?interroge sur Teddy : celui-ci est-il venu pour enquêter ou pour se venger ? Dennis Lehane a construit un puzzle diabolique et subtil dans l?intention de jouer jusqu?au bout avec les nerfs de ses lecteurs qui vont s?interroger tout au long d?un récit où les apparences sont souvent trompeuses et la vérité entrevue, contredite au chapitre suivant. Dans son précédent opus, le merveilleux Mystic River (porté à l?écran par Clint Eastwood), le romancier avait exprimé la mesure de son talent. Avec Shutter Island (en cours d?adaptation à Hollywood) il récidive de belle façon et son thriller à tiroirs se conclut par un magistral coup de théâtre. Si Lehane a changé de registre formel, il continue inlassablement à explorer les ressorts de la condition humaine. --Claude Mesplède
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
Les 36 Stratagèmes est un livre mystérieux. La légende veut que le mince opuscule émanant du milieu des sociétés secrètes antimandchoues de la fin des Ming, sur lequel s'appuient toutes les éditions, exégèses et traductions modernes, ait été, après une longue éclipse, redécouvert en 1941 chez un libraire de Chine du Nord. Par la suite, l'ouvrage devait connaître de multiples tirages et devenir l'un des traités militaires les plus lus de la planète, avec L'Art de la guerre, de Sun Tzu. Ce manuel peut être aussi utile dans toutes les situations de conflit auxquelles chacun de nous doit faire face.
«Malgré son poids, american tabloid tient de l'épure, tant il semble que l'auteur ait taillé à la serpe dans un manuscrit que l'on imagine colossal. Plein comme un oeuf, american tabloid requiert une attention de tous les instants : une simple ligne parcourue d'un oeil distrait, et c'est une conspiration, un retournement de veste ou un cadravre qui risquent d'échapper au lecteur. Il n'en fallait pas moins pour passer au scalpel les mille jours de l'administration Kennedy et dresser le tableau dantesque des cinq ans qui courent de novembre 1958 au 22 novembre 1963 à Dallas...».