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Le lard bleu
Sorokine Vladimir ; Kreise Bernard
OLIVIER
23,30 €
Épuisé
EAN :9782879295015
Nous sommes en 2028 au fin fond de la Sibérie, dans un centre de recherche où l'on fabrique des clones. Le but des recherches menées dans cet endroit curieux est la fabrication de « lard bleu », matière que produisent des clones à l'intérieur de leur corps, mais uniquement des clones d'écrivains morts. Ceux de Dostoïevski, Nabokov, Tchekhov, Akhmatova et Pasternak sont donc sommés d'écrire (ce qui donne lieu dans le roman à un certain nombre de parodies extrêmement réussies). Mais personne ne sait à quoi sert cette matière d'où émane une lueur bleue surnaturelle... Au cours d'un cocktail, le centre est attaqué et le lard bleu est volé pour être emporté dans un repaire. Dès lors, cet « objet » va être transmis de main en main, de lieu en lieu, suivant un itinéraire fort mystérieux. D'abord, ce sont des Russes, puis un personnage de jeune garçon pourvu d'un sexe énorme va faire un voyage dans le temps et emporter ce fameux lard bleu à Moscou, en 1954. Staline, Khrouchtchev, Hitler deviennent alors les personnages principaux de cette extravagante intrigue et toute l'Histoire se réécrit dans un joyeux délire. Sorokine renoue avec la vision « carnavalesque » de l'Histoire, fidèle en cela aux formalistes russes des années 1920.
Moscou, 2028. Une oligarchie sanguinaire exerce sur la Russie un contrôle totalitaire absolu. Équipés désormais de moyens technologiques ultra-sophistiqués, les nouveaux maîtres - des opritchniks à l'image des gardes d'Ivan le Terrible connus pour leur sadisme - plongent le pays dans un sanglant féodalisme. Parmi eux, Komiaga, dont Sorokine déroule ici une journée ordinaire, rythmée par ses missions (liquidation d'un aristocrate, détournement de fonds à la frontière chinoise, enquête sur un poème calomniant le gendre du souverain...) et ses rituels, alternant séances de prières et orgies. 'En Occident, être écrivain est une profession, chez nous, c'est un travail de sape: l'écrivain sape les fondements de l'État. "Dans le contexte actuel, ce roman brillant et impitoyable constitue une véritable provocation vis-à-vis du nouveau tsar: on est saisi par la vision de ce qui pourrait être un KGB nouvelle manière, moralisateur et pervers, composé d'assassins qui se réfèrent au christianisme. Biographie: Auteur génial (et controversé) de pièces et de romans d'avant-garde dont certains ont été interdits en Russie, Vladimir Sorokine fait partie de la nouvelle génération d'écrivains postmodernes russes. II est né en 1955 et vit à Moscou. Ses livres sont traduits dans de nombreux pays. Ont paru aux Éditions de l'Olivier: La Glace (2005) et Le Lard bleu (2007)."
Tirée par cinquante mini-chevaux, une trottinette des neiges emporte vers un village frappé par une épidémie un médecin qui rappelle fortement le Boulgakov des Carnets d'un jeune médecin. Elle est conduite par le "Graillonneux", livreur de pain de son état, incarnation touchante et presque caricaturale du moujik. Le couple classique de la littérature russe - le peuple et son élite, la seconde voulant éternellement faire le bonheur du premier et faisant son éternel malheur - se trouve à nouveau réuni, fonçant à travers l'espace et le temps dans ce curieux véhicule, version sorokinienne de la célèbre troïka de Gogol. "Russie, où cours-tu donc?" demandait l'auteur des Ames mortes au début du XIXe siècle. Vladimir Sorokine pose à son tour la question des destinées d'une Russie lancée à fond de train sur un chemin qui semble s'étirer par-delà l'horizon. Mais cette fois, la route est presque inexistante, invisible, effacée par la tourmente qui se déchaîne.
Un lilliputien qui joue les « fous du roi » au Kremlin rentre dans son appartement où il est servi parun robot avec lequel il joue et s?enivre dans la tristesse. Interrogatoire: grâce à une piqûre, le prisonnier se transforme en cristal et le policier menace de le briser en mille morceaux avec un tisonnier s?il ne parle pas! Des forçats construisent dans une région désertique une partie de la fameuse Grande muraille de Russie. C?est le moment du repas. Vision digne du Goulag. Les hommes réduits en esclavage pour satisfaire la volonté du pouvoir qui leur rend visite en hélicoptère au moment du déjeuner? Dans ce nouveau livre de Sorokine les tableaux se succèdent, qui présentent chacun un des aspects de la Russie de 2028, sans liens les uns avec les autres, sauf qu?ils baignent dans une même ambiance. Le seul lien, en fait, est le « Kremlin en sucre », qui sert de cadeau, de friandise, que l?on offre et que l?on garde précieusement. Le Kremlin en sucre est dans la droite ligne de Journée d?un opritchnik, avec le même mélange paradoxal d?archaïsme et de science fiction, mais ici l?archaïsme l?emporte nettement sur les innovations technologiques. On est en plein dans le « retour du refoulé ». Ecrit avec la virtuosité propre à Sorokine, son imagination délirante et sa totale absence de censure, ce livre se lit comme une encyclopédie de l?âme russe, « un mélange de vodka, de neige et de sang, avec six cuillerées de sucre ».
Moscou, 2028. Une oligarchie sanguinaire exerce sur la Russie un contrôle totalitaire absolu. Equipés d'une technologie ultra-moderne, les opritchniks plongent le pays dans un féodalisme sanglant. Parmi eux, Komiaga, qui, entre deux séances de prière ou d'orgie, liquide un aristocrate, détourne des fonds à la frontière chinoise ou enquête sur un poème calomniant le gendre du souverain...
Résumé : Depuis les années 2000, les sexualités féminines sont sorties du silence grâce aux séries télévisées : après Sex and The City, les productions les plus récentes ambitionnent de raconter la singularité de l'expérience des femmes. En quatre chapitres, Sex and The Series explore les métaphores et les schémas inédits que proposent ces séries récentes, et la révolution télévisuelle que nous vivons : comment le "regard masculin" est-il transformé ou contredit ? Quelles nouvelles narrations nous sont proposées ? Erudit, malicieux, cet essai détonant est également un éloge de notre plaisir de téléspectateur.
Résumé : Décembre 1930, vacances de Noël. Gibbsville, petite bourgade tranquille de Pennsylvanie, est en pleine effervescence. On y danse et on y boit, dans les bars louches comme dans le milieu très fermé de l'élite locale. Parmi les membres de cette élite se trouvent Julian et Caroline English. En pleine réception, Julian lance le contenu de son verre à la figure de Harry Reilly, sans raison apparente... simplement par agacement. Sans qu'il le sache, ce geste impulsif vient de précipiter Julian English dans une spirale autodestructrice qui va durer quarante-huit heures : après avoir cherché secours dans l'amour de sa femme et de ses amis, dans l'alcool, dans la fuite, il aura finalement à se rendre à ce " rendez-vous à Samarra ", qui est un rendez-vous avec la mort.
Je n'ai qu'une certitude dans la vie. En vivant assez longtemps on se met à perdre des choses. On finit par se les faire voler : d'abord on perd sa jeunesse, et puis ses parents, et puis on perd ses amis, et puis finalement on se perd soi-même. "Ainsi s'ouvre Le Livre de Sarah, ou le roman de Scott. Car Scott McClanahan est le personnage principal et le narrateur de cette chronique d'un naufrage. Celui de son mariage avec Sarah, la mère de ses deux enfants, mais aussi de l'homme lui-même, alcoolique notoire, autodestructeur et paranoïaque sur les bords.Situé au c?ur d'une petite ville déshéritée des Appalaches qui laisse peu de place au rêve, ce récit d'une sincérité bouleversante au style syncopé est sans doute le plus beau chant d'amour qu'on ait lu depuis longtemps. Le plus beau, le plus triste... et aussi le plus drôle.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron
Résumé : A 26 ans, après avoir terminé de brillantes études de philosophie, Théodore-James Libski ne sait plus quoi faire de sa vie. Par dépit (ou par obéissance ? ), il accepte la proposition de son père, haut fonctionnaire aux Nations-unies : prendre part à une expédition autour du monde à la rencontre des espèces animales migratrices. Il s'embarque donc sur l'Izoard, un bateau à l'équipage haut en couleur : les scientifiques y côtoient des artistes et divers originaux. Ensemble, ils longeront les côtes flamandes, l'Alaska, le Japon... ils apercevront des phoques, des petits poissons parasites, le dernier pigeon migrateur. Ils essuieront une mutinerie causée par le végétarisme d'une partie de l'équipe, croiseront une star réfugiée sur les glaciers, suivront la trace d'une baleine très solitaire... Ce voyage aidera-t-il Théodore-James à trouver une place dans le monde ? Ou bien cette entreprise était-elle dès l'origine vouée à l'échec ? Au contact des animaux, devient-on plus humain, plus sensible ?