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Philosophies de l'Action catholique. Blondel-Maritain
Soret Jean-Hugues
CERF
48,00 €
Épuisé
EAN :9782204083584
Philosophies de l'Action catholique ? L'Action catholique a-t-elle seulement développé une pensée philosophique un peu consistante ? Alors plusieurs ! En 1956 disparaît l'ACJF (Association catholique de la jeunesse française), organisation du mouvement social catholique, née en 1886, et qui fédérait depuis 1929 les mouvements de jeunesse d'Action catholique. L'auteur montre que, lorsque les principaux protagonistes de la crise, Mgr Guerry, pour l'épiscopat, et André Vial, issu de la JAC (Jeunesse agricole chrétienne), pour les responsables de l'ACJF, s'affrontent sur des termes tels qu'évangélisation, apostolat ou humanisation, il ne s'agit pas d'une simple querelle de mots. Cela traduit deux conceptions de l'Action catholique, mais surtout deux conceptions du rapport de l'Eglise au monde moderne. Les termes de ce débat ne surgissent pas par hasard, ils trouvent leur cohérence dans le thomisme de Jacques Maritain pour l'évêque et dans la philosophie de l'action de Maurice Blondel pour le jeune responsable. Cet affrontement n'est pas une lointaine conséquence des thèses des maîtres, il a déjà existé entre eux et il a vu chacun rester sur des positions antagonistes. Aujourd'hui, ces deux philosophies restent les " matrices intellectuelles ", irréductibles l'une à l'autre, dans lesquelles la très grande majorité des catholiques actifs pensent leur engagement dans l'Eglise comme dans le monde.
Dans l'atmosphère de la deuxième guerre mondiale finissante, marquée par le rôle décisif de l'Union Soviétique et l'audience croissante des partis communistes, des cercles ou groupes d'études se réclamant du communisme se forment spontanément dans diverses colonies françaises et en particulier en Afrique noire. Nés en milieu européen, ils vont s'africaniser à partir de 1946. Liés au Parti communiste français, ils vont à partir de 1945 prendre l'appellation de "Groupes d'Etudes Communistes" (G.E.C.). Leur histoire était jusqu'ici très mal connue. En l'absence d'archives du Parti communiste (disparues), l'auteur a patiemment reconstitue cette histoire à partir de ses souvenirs et de ses archives personnelles, des témoignages des survivants, de sources écrites très dispersées, et des archives publiques. Ces groupes, à l'activité publique très limitée, ont joué un rôle important jusqu'en 1951 comme foyers de réflexion et de formation de nombreux cadres politiques et syndicaux africains de l'après-guerre, dont l'évolution politique a été très diverse.
Voici en un volume le texte des conférences, communications et synthèses présentées lors du Congrès international, oecuménique et francophone de théologie pratique qui s'est tenu à l'Université de Lausanne en 1992. Etonnante rencontre qui a réuni l'ensemble des enseignants et chercheurs en théologie pratique de toute la francophonie européenne et américaine. Ils se sont découverts dans leurs différences et leurs ressemblances. Dans leurs différences : la perspective du catholicisme et du protestantisme. Dans leurs ressemblances : le constat que la théologie pratique dans les pays d'expression française devient une discipline à part entière. Avec la collaboration de G. Adler, France - J. Audinet, France - A. Beauregard, Canada B. Bégin, Canada - N. Bouchard, Canada - H. Bourgeois, France - R. Brodeur, Canada - J. -M. Charron, Canada - W. Close, Canada - L. Cloutier, Canada - J. -F. Collange, France B. Demers, Canada - M. Donzé, Suisse - S. Dufour, Canada M. Foket, Belgique - L. Gagnebin, France - J. -M. Gauthier, Canada - P. -A. Giguère, Canada - J. Grand'Maison, Canada 1. Grellier, France - J. Joncheray, France - B. Kaempf, France A. Karamaga, Kenya - S. Lefebvre, Canada - J. -M. Levasseur, Canada - W. Maksour, Liban - C. Ménard, Canada J. -G. Nadea, u, Canada - M. Pelchat, Canada - P. Prétot, France - J. -M. Prieur, France - B. Reymond, Suisse - G. Routhier, Canada - M. -E. Sheehan, Canada - J. -M. Sordet, Suisse A. Turmel, Canada - J. van der Ven, Pays-Bas - M. Viau, Canada.
Au plus intime de nos corps, l'appétit est ce manque douloureux et impudique, qui crie nos besoins et hurle nos désirs. Il nous presse, il nous force, nous porte en avant, hors de nous-mêmes. Sa tâche est de veiller à réserver en nous une place libre. Une place pour accueillir ce qui vient et nous est accordé par la vie. Les cris du nourrisson témoignent de la vigueur impérative de l'appétit. Ce compagnon, fidèle pour la vie, nous porte vers d'innombrables objets : appétit de savoir, de pouvoir et de conquête, appétit qui donne leur force à la curiosité du scientifique, et prête aux amants leur audace.
S'appuyant sur près de 1000 romans dans la littérature du monde entier, cet ouvrage a pour ambition de démontrer comment la littérature envisage et comprend la sphère juridique internationale. On y découvre - parmi plus de 500 auteurs cités - la modernité de la vision juridique de Montaigne, l'ironie de Romain Gary vis-à-vis de l'ONU, qui succède à celle d'Albert Cohen, la marche du monde selon Annie Ernaux ou José Saramago, les facéties anticolonialistes d'Amélie Nothomb, les savoureuses analyses d'Alexandre Vialatte, le réalisme de Jérôme Ferrari, la froide analyse du droit par Dostoïevski, comment Paul Auster ou Philip Roth comprennent avec distance la position des Etats-Unis.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.