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LA DECOMPOSITION DU MARXISME
SOREL GEORGES
KARELINE
36,00 €
Épuisé
EAN :9782357480780
L'introduction de partis politiques dans un mouvement révolutionnaire nous éloigne beaucoup de la simplicité primitive. Les révoltés avaient été, tout d'abord, enivrés par l'idée que leur volonté ne devrait rencontrer aucun obstacle, puisqu'ils étaient le nombre ; il leur semblait évident qu'ils n'auraient qu'à désigner des délégués pour formuler une nouvelle légalité conforme à leurs besoins ; mais voilà qu'ils acceptent la direction d'hommes qui ont d'autres intérêts que les leurs ; ces hommes veulent bien leur rendre service, mais à la condition que les masses leur livreront l'Etat, objet de leur convoitise. Ainsi l'instinct de révolte des pauvres peut servir de base à la formation d'un Etat populaire, formé de bourgeois qui désirent continuer la vie bourgeoise, qui maintiennent les idéologies bourgeoises, mais qui se donnent comme les mandataires du prolétariat.
Aujourd'hui, on se rend mieux compte de ce que l'on peut demander à la science économique abstraite : il s'agit d'éclairer les concepts d'une lumière complète, en montrant comment ils se comportent quand ils fonctionnent d'une manière théorique, c'est-à-dire sans aucune complication étrangère" (Georges Sorel). Moins connue que ses essais, cette Introduction à l'économie moderne est pourtant l'une des pièces maîtresses de la pensée de Sorel (1847-1922).
En 1896, Sorel publie une longue "Etude sur Vico". Jusqu'à la fin de sa vie, il ne cesse de se référer au philosophe napolitain, rendu célèbre par la traduction de Michelet, mais dont seule une note de Marx dans le Capital rappelle encore l'importance fin XIXe. Si Sorel en vient à Vico via Marx, il cherche, en lisant Vico, à approfondir ce que Marx donne à penser, les fondements métaphysiques d'une authentique science sociale. Son essai présente ainsi un triple intérêt : celui d'examiner un problème interne à la Science nouvelle, la coexistence de la Providence et du "faire" des hommes, celui d'engager une réflexion critique sur le matérialisme historique, et sur ce qui le distingue radicalement de tout idéalisme, assumé ou non ; celui enfin de demander en quel sens les hommes font leur histoire, s'ils la font.
Georges Sorel reste associé à un seul ouvrage phare, ses Réflexions sur la violence. Mais les milliers de pages de ses oeuvres comptent au nombre des oublis qui sont aussi constitutifs des enjeux de notre période : dans la reconstruction de son passé, toujours partielle, tout présent énonce sa propre identité historique et témoigne, dans sa partialité même, de ses tensions et crises, latentes ou manifestes. Contemporain attentif et critique des publications de Durkheim, correspondant de Bergson, Le Bon, Bernstein, Labriola, Croce, acteur de la "révision du marxisme" Sorel s'inscrit dans ce débat 1900 où furent forgés des paradigmes dont nous sommes toujours tributaires. Publiés à Palerme en 1903, les Saggi di critica del marxismo sont un bilan des idées de Sorel sur le marxisme de son temps. Rendre accessibles ces pages (en majorité inédites en français) n'est pas s'abandonner à l'érudition. Comme l'écrivit Sorel lui-même dans ces Essais, l'histoire des idées "n'appartient pas au domaine de la connaissance, mais à celui de la vie active : avoir bien pénétré un système, c'est avoir appris à bien s'en servir". Elle ne se réduit pas alors à une curiosité savante, "elle est toujours vécue en vue des luttes présentes". Ces Essais sont le condensé d'un réajustement, les articles qui leur sont associés en indiquent le cheminement. Leur compilation porte critique et dévoilement des sociologies naissantes et des socialismes de la IIe Internationale, dans leurs prétentions communes et concurrentes à décrire scientifiquement le social, pour le réformer ou le transformer.
Biographie de l'auteur Ingénieur des ponts et chaussées jusqu'à l'âge de 45 ans, Georges Sorel (1847-1922) se consacra à la théorie marxiste à partir de l'Affaire Dreyfus et devint la figure de proue du syndicalisme révolutionnaire. Après avoir fréquenté les milieux monarchistes, il revint au communisme avec la guerre. On lui doit notamment : L'Avenir socialiste des syndicats (Librairie de l'Art social, 1898), Les Illusions du progrès, (Marcel Rivière, 1908) et Matériaux d'une théorie du prolétariat (Marcel Rivière, 1919).
En marge de son célèbre Dictionnaire, mais aussi de ses nombreuses activités politiques et littéraires, Emile Littré (1801-1881) est l'auteur de cette monumentale Histoire de la langue Française.
Les principes de géographie humaine, ouvrage de Paul Vidal de la Blache (1845-1918), constituent l'un de ses travaux essentiels. Il constitue l'un des sommets de la géographie classique appliquée à l'étude de l'être humain
En marge de son célèbre Dictionnaire, mais aussi de ses nombreuses activités politiques et littéraires, Emile Littré (1801-1881) est l'auteur de cette monumentale Histoire de la langue Française.
Le monde est un grand bal où chacun est masqué". , écrivait Vauvenargues. Philosophe et moraliste, parmi les plus importants du XVIIIe siècle, ami de Voltaire, Vauvenargues n'a cessé de dénoncer l'imposture, qu'elle soit politique, sociale, ou métaphysique. Au-delà de ses célèbres maximes, les oeuvres complètes, désormais de nouveau disponibles, révèlent l'unité et la richesse du génie d'un homme.