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Heidegger, Aristote, Luther. Les sources aristotéliciennes et néo-testamentaires d'ëtre et Temps
Sommer Christian
PUF
30,50 €
Épuisé
EAN :9782130549789
C'est Luther qui m'a accompagné dans mes recherches, écrit Heidegger en 1923, et mon modèle était Aristote. " Ce livre propose de lire Être et Temps, élaboré entre 1922 et 1926, à la lumière de ces deux sources fondamentales, en exhumant les strates du texte qui renvoient au laboratoire du premier Heidegger, particulièrement à la transformation du corpus aristotélicien (Physique, Traité de l'âme, Métaphysique, Éthique à Nicomaque, Rhétorique) opérée dans les cours de Fribourg (1919-1923) et de Marbourg (1923-1928). Car, si cette opération de destruction critique de l'ontologie d'Aristote comme " sagesse de ce monde " est essentiellement guidée par la théologie de la croix de Luther, elle permet, en retour, d'aristotéliser les théologoumènes luthériens afin de conceptualiser, phénoménologiquement, les expériences humaines fondamentales du Nouveau Testament. Cette analyse exégétique des conditions opératoires d'Etre et Temps entend ouvrir la possibilité d'interpréter le premier Heidegger dans le sens d'une phénoménologie radicale du vivant humain sous l'horizon d'une interprétation de l'être comme temps : il apparaît ainsi que la problématique décisive de l'ouvrage inachevé de 1927 tient à la mutabilité du Dasein, capable de saisir son excellence propre dans la performance même de son philosopher.
Schopenhauer Arthur ; Sommer Christian ; Stanek Vi
Cette nouvelle traduction et édition restitue, de façon évidente, l'étagement des strates successives du texte. Car le Monde, tel qu'il se présente aujourd'hui, est constitué de son noyau (les quatre premiers livres, premiers publiés) auquel s'ajoute l'appendice sur Kant; mais les éditions suivantes l'ont progressivement enrichi de compléments et de corrections. Cette édition veut avant tout donner à lire Schopenhauer pour lui-même - la chose n'est pas aisée, habitués que nous sommes à regarder le Monde avec les lunettes du nietzschéisme ou du freudisme -, en renouvelant les habitudes de traduction et de présentation.
Résumé : La "cause de la phénoménologie" s'est trouvée défendue et illustrée en France par de multiples oeuvres, qui, au-delà même de la réception des pensées de Husserl et de Heidegger, ont aujourd'hui des effets en retour sur les pays germaniques d'où la phénoménologie est originaire. Organisées par Christian Sommer et Jean-Claude Monod, deux journées d'étude ont réuni aux Archives Husserl de Paris les principaux représentants de la "nouvelle phénoménologie" en France. Les textes du présent volume évoquent et réévaluent les évolutions, les thèmes et les débats qui ont marqué le champ phénoménologique français depuis le début des années 1980.
Résumé : Arnold Gehlen (1904-1976) est l'un des protagonistes majeurs, à côté de Max Scheler et de Helmuth Plessner, de l'anthropologie philosophique, vaste courant encore méconnu qui a traversé le XXE siècle en dialoguant avec la plupart des écoles philosophiques et sociologiques allemandes, de la phénoménologie à l'école de Francfort. Son maître-ouvrage L'Homme, paru en 1940, est considéré comme l'un des trois livres fondateurs de ce courant, à côté de La Situation de l'homme dans l'univers, de Scheler (1928) et des Degrés de l'organique et l'Homme, de Plessner (1928). Il interroge la place spécifique de l'homme comme organisme vivant dans la nature, selon une approche qui croise les sciences de son temps, la tradition philosophique de l'idéalisme allemand et le pragmatisme américain. Le concept de l'homme comme "être déficient" , biologiquement inadapté, met en relief sa constitution physique particulière, ouverte au monde, par contraste avec la morphologie de l'animal, corrélée à son milieu naturel. L'homme, cet orphelin de la nature, survit en compensant ses déficiences biologiques initiales par l'action, laquelle lui permet d'élaborer une "nature artificielle" . Cette anthropologie de l'action débouche sur une théorie des institutions que Gehlen allait développer par la suite et dont il propose une première esquisse dans ce livre.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).