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Perdus dans la fuite
Soltanzadeh Assef
ACTES SUD
18,80 €
Épuisé
EAN :9782742739592
LE POINT DE VUE DES EDITEURS. Un homme voit sa vie suspendue à l'issue d'une partie de cartes où le deux de trèfle doit s'avérer gagnant... Un autre, ne trouvant pas preneur pour son plus précieux bien, ses enfants, décide de leur offrir un dernier repas, un festin royal... Un futur marié est obligé d'aller chercher son oncle dans un quartier de Kaboul interdit à son ethnie... Une femme décide de se prostituer pour sauver son époux... Un magicien fait disparaître, dans un ultime défi, un tank russe... Les nouvelles d'Assef Soltanzadeh sont toutes des plongées dans l'indicible, l'inimaginable, où des personnages tentent de fuir leur destin sans jamais pouvoir lui échapper avec, en toile de fond, la guerre omniprésente. Par tradition et parce que le roman est une idée neuve dans la littérature afghane, Assef Soltanzadeh a choisi cette "petite forme", celle des récits, des contes, des nouvelles, pour mieux rendre compte d'un univers fragmenté et chaotique.
Depuis l'invasion soviétique, en décembre 1979, de ce petit territoire à peine plus étendu que la France, l'Afghanistan n'a connu que la guerre. Alors, avoir 20 ans à Kaboul, c'est d'abord avoir eu la chance de survivre... au Jihad contre les Soviétiques, à la guerre civile, à la folie meurtrière des Talibans, aux frappes américaines. Avoir 20 ans à Kaboul, c'est avoir passé la totalité de sa vie concentré de toute son âme et de toutes ses forces à la réalisation de ce seul objectif : survivre. Aujourd'hui, même si à Kaboul ce n'est pas encore la paix, ce n'est déjà plus la guerre. Et quand on a vingt ans, on n'a que ce seul désir : vivre. Tout simplement.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Ce livre a la beauté épurée de ces poèmes de moines bouddhistes qui vivaient reclus dans leurs huttes sous les pins des montagnes et la lumière de la lune. Bada Shanren fut l'un d'eux, lui ce prince des Ming né en 1626 et promis à une vie brillante, qui se réfugia dans un monastère quand la Chine tomba aux mains des envahisseurs mandchous. Esprit rebelle, il se fit passer pour fou pour éviter de servir la nouvelle dynastie et devint un maître du pinceau et de l'encre dans d'éblouissantes compositions qui semblent avoir été créées d'un seul souffle. Voici l'histoire de ce maître du "grand noir" qui acheva sa vie dans une cabane de pêcheur, à peindre ces créatures humbles que sont poissons, oiseaux, rochers et bambous, et voyait toute l'éternité dans une fleur de lotus.
Quatrième de couverture Dans les vallées afghanes, dans les camps de réfugiés du Pakistan, les femmes pashtounes improvisent des chants d'une extrême intensité, d'une foudroyante violence. D'où le nom de landay qui les désigne et qui signifie : «le bref». Cette forme poétique limitée à deux vers compose en fait un instantané d'émotion, à peine plus qu'un cri, une fureur, un coup de dague entre les épaules. Car ce poème très scandé dit l'amour, l'honneur ou la mort et toujours, à travers ces trois thèmes, toujours la révolte. Jamais sans doute si courte vocalise n'a autant révélé sur l'inhumaine condition de la femme en Islam, sur l'oppression qui la réduit à l'état d'objet domestique et l'asservit au code infantile des hommes. Privée de toute liberté, brimée dans ses désirs et son corps, la femme pashtoune n'a d'autre échappée possible que le suicide ou le chant...
Résumé : Les nouvelles de ce recueil, qui mettront à mal bien des représentations convenues et bien des préjugés, nous renvoient une image à la fois subtile et violente de la réalité de l'Iran contemporain. Sans nulle complaisance populiste, elles décrivent, dans toute sa nudité, sa crudité, sa cruauté, la vie des pauvres de la société rurale, de ces malheureux qu'on dirait voués héréditairement à être écrasés sous la botte de féodaux et de potentats de village, et pour lesquels l'irruption de la modernité se traduit d'abord par un surcroît de corvées, de misère, de malheurs en chaîne. Malgré l'immense souffrance qui en forme la toile de fond, et dont la seule issue est presque immanquablement la folie ou la mort, les descriptions restent apparemment froides, comme d'anonymes constats, et le style ne se départit pas d'une neutralité calculée, d'une indéniable pudeur. Cette essentielle et volontaire sobriété, jointe à une grande vivacité d'écriture - qui ne craint pas la trivialité et ne gomme aucun aspect brutal ou sordide du réel -, confère à ces cinq nouvelles l'allure de documents sociaux et culturels. Elles révèlent un vrai talent littéraire et ne peuvent manquer de susciter, à la réflexion, Lille interrogation cri profondeur sur le poids écrasant des traditions et sur les séismes qui pourraient, qui ne sauraient manquer de bouleverser la société iranienne.