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Le «Problème russe» à la fin du XXe siècle
Soljénitsyne Alexandre isaievitch
FAYARD
23,45 €
Épuisé
EAN :9782213593098
Trois douloureuses périodes de troubles d'une pareille ampleur _ celle du XVIIe siècle, celle de l'année dix-sept et celle d'aujourd'hui _ ne peuvent pas être un hasard. Elles sont la conséquence de vices fonciers de notre Etat et de notre esprit. Si nous avons gaspillé quatre siècles durant la force de notre peuple pour d'inutiles objets extérieurs et si, en 1917, nous avons pu nous laisser entraîner aussi aveuglément par de grossiers appels au pillage et à la désertion, _ l'heure de payer a fini quand même par arriver ? La pitoyable situation d'aujourd'hui, notre histoire l'avait accumulée peu à peu en nous ? Nous voici donc arrivés au fond, à la Grande Catastrophe Russe des années 90 du XXe siècle... ... En cette fin du XXe siècle, le " problème russe " se pose sans ambiguïté : notre peuple va-t-il être ou ne pas être ? La terre tout entière est parcourue par une vague de plat et vulgaire nivellement des cultures, des traditions, des nationalités, des caractères. Nombreux sont pourtant ceux qui tiennent le choc sans vaciller et même avec fierté. Mais nous n'en faisons pas partie... Et, si cela continue, on peut craindre que, dans un siècle, il ne faille rayer des dictionnaires le mot " russe "... " A. S.
Résumé : En 1975, Alexandre Soljénitsyne publiait en Occident, sous le titre Le Chêne et le Veau, son autobiographie arrêtée au jour de son expulsion d'URSS. On sait désormais que cette oeuvre majeure a une suite embrassant le séjour de Soljénitsyne en Occident, les impressions et enseignements qu'il en a retirés, jusqu'à son retour dans sa patrie. Un premier tome de ces "mémoires d'Occident" paraît en 1998, pour les quatre-vingts ans de l'auteur, sous le titre Le Grain tombé entre les meules. Un long chapitre du second tome encore inédit de ces mémoires, intitulé Nos Pluralistes, traite en particulier de certains milieux intellectuels de la "troisième émigration russe", celle de la période récente, qui n'avaient pas ménagé leurs attaques contre l'auteur de l'Archipel du Goulag, mais aussi contre cette patrie russe dont ils avaient volontairement quitté le sol - certains en laissant tomber leur carte du Parti au franchissement de la frontière... C'est d'une réponse en règle à ces attaques, et d'une pénétrante analyse de leurs mobiles, qu'il s'agit d'abord dans ces pages aussi rigoureuses qu'implacables. Mais c'est aussi, bien sûr, une réponse adressée à ceux des Occidentaux qui n'eurent de cesse de reprendre et de colporter ces attaques sans trop vérifier leurs origines ni leurs fondements.
Résumé : Chef de batterie durant le dernier conflit mondial, le prix Nobel de littérature narre deux épisodes guerriers auxquels il participa, l'un en Prusse orientale, l'autre en Russie centrale, et qui sont pour lui l'occasion d'exalter le pur patriotisme des officiers de terrain, la bravoure des soldats russes, mais aussi de stigmatiser la veulerie du personnel politique, l'ignorance des états-majors et la détresse des populations civiles. Des pages d'anthologie dignes des grandes scènes d'Août 14.
Roman commencé en relégation, à Kok-Térek (Kazakhstan du Sud) en 1955. La première version (96 chapitres) fut achevée dans le village de Miltsevo (région de Vladimir) en 1957, la deuxième et la troisième à Riazan en 1958 (toutes versions détruites par la suite pour raisons de sécurité). En 1962, quatrième version, que l'auteur jugeait définitive. En 1963, toutefois, après la publication d'Une journée d'Ivan Denissovith dans Novy Mir, on pensa à l'éventualité d'une publication fragmentaire, quelques chapitres furent extraits du livre et proposés à A. Tvardovski. Ce projet aboutit à débiter le roman en chapitres, à exclure ceux qui demeuraient impubliables et à désamorcer politiquement tous les autres, ce qui revenait à élaborer une nouvelle version (la cinquième, 87 chapitres) où l'essentiel du sujet était altéré : au lieu d'être, comme ç'avait été le cas, " atomique ", il mettait en scène un thème soviétique fort courant à l'époque : la " trahison " d'un médecin qui faisait passer un médicament à l'Ouest. C'est sous cette forme qu'il fut examiné et accepté par Novy Mir en juin 1964, mais les tentatives de publication tournèrent court. Durant l'été 1964 fut esquissé un nouveau projet, de sens contraire, tendant à creuser et à rendre plus percutante la version de 87 chapitres (ce fut la sixième version). En automne, une photographie de cette version fut expédiée à l'Ouest. En septembre 1965, les exemplaires de la version " avouable " (la cinquième) furent saisis par le KGB, ce qui bloqua définitivement la publication du roman en U. R. S. S. En 1967, cette version fut largement diffusée par le Samizdat. Dans sa sixième version, le roman fut publié en 1968 par la maison américaine Harper and Row (et c'est d'après ce texte que furent faites toutes les traductions). En été 1968 apparut une septième version : texte complet et définitif du roman (96 chapitres). Ce texte n'a jamais circulé en Samizdat ni jamais été édité séparément. Il paraît pour la première fois dans l'édition de ces OEuvres. La " charachka " de Marfino et presque tous ses habitants ont été peints d'après nature.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine