Six mois après la disparition d Alexandre Soljenitsyne, « Pavillons Poche » rend hommage à l écrivain d exception, Prix Nobel de littérature, en publiant l une de ses uvres qui a exercé la plus grande influence sur la littérature soviétique. Après une dizaine d années d internement dans un désert poussiéreux et brûlant, Ignatitch éprouve un grand désir de fraîcheur, de tranquillité et de forêts bruissantes. À l été 1956, il se rend au c ur de la vraie Russie et prend un poste de professeur de mathématiques dans le village de Talnavo. Une vieille femme, Matriona Vassilievna, accepte de l héberger dans son isba. Dans le silence et le respect de l autre, ils partageront leur maigre fortune et leur solitude. D inspiration nettement autobiographique, cette longue nouvelle raconte le retour aux sources de l auteur, la vie misérable de son peuple, incarné par une Matriona résignée et lasse et son exemplaire humanité. Écrit en 1959, La Maison de Matriona a paru dans la revue Novy Mir en 1963 et fut publié pour la première fois en France chez Julliard en 1966. Biographie de l'auteur Six mois après la disparition d Alexandre Soljenitsyne, « Pavillons Poche » rend hommage à l écrivain d exception, Prix Nobel de littérature, en publiant l une de ses uvres qui a exercé la plus grande influence sur la littérature soviétique. Après une dizaine d années d internement dans un désert poussiéreux et brûlant, Ignatitch éprouve un grand désir de fraîcheur, de tranquillité et de forêts bruissantes. À l été 1956, il se rend au c ur de la vraie Russie et prend un poste de professeur de mathématiques dans le village de Talnavo. Une vieille femme, Matriona Vassilievna, accepte de l héberger dans son isba. Dans le silence et le respect de l autre, ils partageront leur maigre fortune et leur solitude. D inspiration nettement autobiographique, cette longue nouvelle raconte le retour aux sources de l auteur, la vie misérable de son peuple, incarné par une Matriona résignée et lasse et son exemplaire humanité. Écrit en 1959, La Maison de Matriona a paru dans la revue Novy Mir en 1963 et fut publié pour la première fois en France chez Julliard en 1966.
Résumé : Ce petit livre est un portrait de la jeunesse russe des années soviétiques. Libérée de tous les tabous, heureuse, dynamique, bâtissant dans l'enthousiasme un nouveau monde - telle est l'image qu'en donnait la propagande, telle est l'image dans nos mémoires. En trois tableaux, Soljenitsyne montre l'envers du décor.
Résumé : Chef de batterie durant le dernier conflit mondial, le prix Nobel de littérature narre deux épisodes guerriers auxquels il participa, l'un en Prusse orientale, l'autre en Russie centrale, et qui sont pour lui l'occasion d'exalter le pur patriotisme des officiers de terrain, la bravoure des soldats russes, mais aussi de stigmatiser la veulerie du personnel politique, l'ignorance des états-majors et la détresse des populations civiles. Des pages d'anthologie dignes des grandes scènes d'Août 14.
Ce troisième volume des oeuvres d'Alexandre Soljénitsyne, consacré à ses pièces de théâtre et à ses scénarios, s'ouvre par un ensemble intitulé L'Année 1945, comprenant trois oeuvres : le Festin des Vainqueurs (inédite, composée de mémoire au camp d'Ekibastouz en 1951, transcrite en 1953, découverte et confisquée par le KGB en 1965, date à laquelle le Comité central du Parti communiste en fit une édition à tirage limité, destinée à la " nomenklatura " et visant à " démasquer " son auteur) ; Les Prisonniers (inédite et elle aussi composée de mémoire au camp, transcrite en relégation et dissimulée, elle échappa au KGB et ne circula jamais en samizdat ; cette pièce utilise notamment les impressions personnelles de l'auteur face aux services de contre-espionnage de l'armée, le SMERCH, en février 1945) ; La République du Travail (rédigée en 1954, " allégée " du point de vue de la censure en 1962, alors qu'Une journée d'Ivan Denissovitch venait de paraître officiellement et où une mise en scène au théâtre " Le Contemporain " de Moscou semblait envisagée, la pièce fut finalement interdite et passa sous forme écourtée dans le samizdat, puis en Occident sous le titre Le " Cerf " et la putain du bagne ou La Fille d'amour et l'innocent. A ces trois pièces dont l'action est contemporaine de la propre arrestation de l'auteur (commandant de batterie en Prusse, il fut arrêté en février 1945 et interné au " centre carcéral " de la Barrière de Kalouga à Moscou) s'ajoute Flamme au Vent, conçue et réalisée en 1960, évocation des tares communes à notre monde civilisé sans distinction entre pays de l'Est et Occident. Cette universalité de la critique n'empêcha pas l'oeuvre d'être censurée aussi bien dans Novy Mir que dans les différents théâtres où elle devait être mise en scène. Passée dans le samizdat puis en Occident, elle a été interprétée depuis lors dans plusieurs pays, notamment en France à la télévision. Le scénario Les Tanks connaissent la vérité emprunte à l'histoire des révoltes qui eurent lieu dans deux camps soviétiques : Ekibastouz en 1951-52 (où séjourna l'auteur), Kenguir en juin 1954 ; écrit à Riazan en 1959, il n'a encore jamais été porté à l'écran. Il en est de même du Parasite (inédit en français), écrit sur commande des studios " Mosfilm " en 1968 mais aussitôt refusé.
Résumé : Les journées de 1917 qui " ébranlèrent le monde " ne furent pas, comme on l'a longtemps répété à la suite de John Reed, celles d'Octobre, c'est-à-dire celles du coup d'Etat bolchevique. Ce furent celles dites de Février - insurrection spontanée, émeute populaire, révolution totale. Le lundi 12 mars au matin (le décalage des dates est dû à l'emploi, dans la Russie tsariste, du calendrier Julien), une compagnie se mutine, à l'instigation d'un adjudant-chef, dans l'une des casernes de Petrograd. Dans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16, Nicolas II signe son abdication. Soljénitsyne, qui a déjà montré le pays entrant dans la guerre (Août 14, " Premier n?ud "), puis attendant dans une immobilité trompeuse l'arrivée de la tempête (Novembre 16, " Deuxième n?ud "), suit maintenant pas à pas le déroulement de la révolution. Le présent volume ouvre le " Troisième n?ud ", intitulé Mars 17, et couvre cinq journées : les quatre premières, du jeudi 8 au dimanche 11 mars, voient la montée de l'agitation ; au cours de la cinquième, celle du lundi 12 mars, l'émeute éclate et se propage, irrésistible, comme du feu dans la paille. Au fur et à mesure que l'avalanche grossit, que les événements se précipitent, le récit se fait plus rapide et plus haché. Des chapitres brefs, tourbillonnants, nous mènent partout : chez le tsar à la Stavka, auprès de l'impératrice dans les neiges de Tsarskoïe Sélo, dans les palais endormis ou bouillonnants de Petrograd, dans ses ministères, dans ses casernes et surtout dans ses rues. Dense, scrupuleusement documenté, riche de points de vue contradictoires, le livre est avant tout mouvement : celui de la roue de l'Histoire dans sa course accélérée.
Docteur en médecine, spécialiste en neurologie, Nadia Volf pratique aujourd'hui l'acupuncture à la lumière de la science médicale moderne. Elle exerce en hôpital et en cabinet privé.
Fruttero Carlo ; Lucentini Franco ; Rosso François
Le premier personnage, ici, c'est Venise - une Venise d'hiver, plus souvent brumeuse qu'ensoleillée, la Venise labyrinthique des rues éloignées, quasi désertes. Le deuxième personnage - elle - est une princesse romaine résidant dans un hôtel de luxe, fréquentant les milieux snobs et cosmopolites, et venue là pour une salle des ventes, à la recherche d'oeuvres d'art. Le troisième personnage - lui - est le guide d'un groupe de touristes minables traîné à l'économie de monument en monument. Guide dont l'érudition et la distinction contrastent étrangement avec une valise râpée et un imperméable constellé de taches. Ce qui résultera de leur imprévisible rencontre, et pourquoi celle-ci prendra sans cesse des allures d'énigme, c'est l'objet de ce roman. Où l'ironie et le sens du détail vrai, qui sont propres à Fruttero et Lucentini, se doublent de tendresse, de nostalgie - de profondeur.Rarement écriture à quatre mains aura été aussi réussie que celle à laquelle Carlo Fruttero (né à Turin en septembre 1920) et Franco Lucentini (Rome, 1922-2002) ont attaché leur nom et leur travail. Traducteurs (plus de vingt langues à eux deux), directeurs de collection - on leur doit deux des meilleurs anthologies de science-fiction parues en Italie -, journalistes et chroniqueurs - ils ont signé des milliers d'articles et tribunes dans les plus prestigieux journaux de la Péninsule, dont certains ont été réunis et traduits sous le titre La Prédominance du crétin (1988) -, romanciers enfin et surtout, Fruttero et Lucentini ont connu un succès mondial avec une série de romans policiers où les préoccupations métaphysiques laissent toujours une large place à l'humour. Ils publieront notamment : La Femme du dimanche (1973), adaptée au cinéma par Luigi Comencini avec Marcello Mastroianni, La Nuit du grand boss (1980), premier polar mêlant démons et merveilles de l'informatique, L'Amant sans domicile fixe (1988), unanimement considéré comme leur plus grande réussite, ou encore Place de Sienne, côté ombre (1985), La Couleur du destin (1989), L'Affaire D ou le Crime du faux vagabond (1991), enquête-roman sur Le Mystère d'Edwin Drood, de Charles Dickens, et Ce qu'a vu le vent d'ouest (1993). Pendant près de quarante ans, le duo littéraire aura ainsi brossé un magistral tableau de l'Italie du dernier quart du XXe siècle.
Follett Ken ; Brèque Jean-Daniel ; Demange Odile ;
En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d?insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde... Cinq familles - américaine, russe, allemande, anglaise et galloise - vont se croiser, s?aimer, se déchirer, au rythme des bouleversements de l?Histoire: la Première Guerre mondiale et la Révolution russe. Les Williams, une famille galloise de mineurs est liée par amour et par inimitié aux Fitzherbert, aristocrates et propriétaires des mines. Ethel Williams connaîtra une passion secrète avec le comte Fitz, marié à la princesse russe Béa, fille du tsar? et s?engagera en politique, défendra le droit de vote des femmes. Billy Williams quittera la mine pour les tranchées de la Somme, puis le front russe? La farouche Lady Maud Fitzherbert tombera amoureuse de Walter von Ulrich, espion de l?ambassade allemande à Londres. Leurs routes croiseront celles de l'ambitieux Gus Dewar, collaborateur du président américain Wilson, et de deux frères russes orphelins, Grigori et Lev Peshkov, dont le projet d?émigrer se heurte à la guerre, la mobilisation et la Révolution?Passions contrariées, rivalités et intrigues, jeux de pouvoir, coups du sort? Cette gigantesque fresque brasse toute la gamme des sentiments humains et dresse une galerie de portraits saisissants: des personnages exceptionnels, passionnés, ambitieux, attachants, tourmentés, qui bravent les obstacles et les peurs pour s?accomplir en dépit des tragédies qui les emportent.Entre saga historique et roman d?espionnage, histoire d?amour et lutte des classes, Le Siècle, la nouvelle épopée de Ken Follett en trois volumes, traverse la période la plus agitée, la plus violente et la plus complexe des temps modernes: la grande aventure du XXe siècle?