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La fête de l'ours
Soler Jordi ; Saint-Lu Jean-Marie
10 X 18
7,80 €
Épuisé
EAN :9782264056313
Extrait ON SAIT QUE LA DÉFLAGRATION DE LA PREMIÈRE BOMBE se faufila en rampant sous son lit, comme un animal, et qu'un instant plus tard elle se fragmenta en un râle de lumière qui grimpa le long des murs et dessina un éclair au plafond. On sait que cette déflagration et les quatre qui suivirent firent penser à Oriol que son espoir de quitter ce lit vivant était mince. On sait aussi qu'un quart d'heure plus tard il avait introduit quelques nuances dans cette pensée noire : les bombardements, d'après son calcul fébrile, visaient le port, or lui se trouvait hors du bourg, loin de là, interné dans un baraquement aménagé en hôpital, et un hôpital peut facilement éveiller la pitié de l'ennemi. On sait que depuis plusieurs semaines Oriol avait des éclats de grenade dans une fesse, et que sa blessure, soignée à la va-vite par un médecin au milieu du champ de bataille, était à mi-chemin entre la putréfaction galopante et la gangrène, état propice à la fièvre permanente et au délire, et bien peu adapté à un bombardement : c'était presque le comble du malheur, car la guerre était perdue et Oriol ne désirait plus que passer en France pour se mettre à l'abri des représailles de l'armée franquiste qui les bombardait du ciel et qui sur terre était sur leurs talons. Le plus facile pour lui aurait peut-être été de s'accrocher à sa première pensée, de reconnaître que ses chances de survivre étaient minces, et tout simplement de se rendre, de s'abandonner, de cesser de se consumer devant un avenir bref et pauvre, un avenir qui n'irait probablement pas au-delà de la bombe suivante, et de toute façon, acculé comme il l'était par les explosions et l'embrasement colérique, se faire des illusions était inutile et inopportun. On sait qu'Oriol, voyant la guerre perdue, avait laissé sa femme à Barcelone et que, cherchant à quitter l'Espagne, il avait erré de-ci de-là avec son frère jusqu'au moment où, sa blessure le faisant de plus en plus souffrir, il avait accepté d'être interné dans ce baraquement où il récupérait avec quatre-vingt-quinze autres soldats républicains, prostrés sur des lits semblables au sien, ou à même le sol, affligés de blessures et d'infirmités diverses, certains amputés d'un membre, manchots, boiteux, borgnes, désastreux bataillon de soldats grièvement blessés et moribonds. On sait que ces soldats n'avaient presque pas de médicaments, que personne n'aurait la moindre commisération pour eux, et on sait aussi qu'il y avait un médecin qui faisait ce qu'il pouvait et qui, dès le premier bombardement, après ces râles de lumière qui grimpaient le long des murs et plongeaient les soldats dans le désespoir, leur avait promis qu'un car viendrait les chercher pour les emmener dans un hôpital en France, où ils seraient à l'abri des représailles et pourraient guérir grâce à une équipe de médecins à la hauteur de leur malheur, un peloton blanc, soigné et souriant qui, vu de cette clinique improvisée et infecte, ressemblait à une hallucination. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Résumé : Chaque matin, Empédocles se rend au marché. Là, bravant les insultes et les jets de tomates pourries, ce "saint laïc" autoproclamé se lance dans un de ses fameux prêches. C'est que l'énergumène croit dur comme fer à sa seule et unique cause : rendre ses semblables meilleurs. Entre un sermon sur la vertu aux prostituées du bordel voisin, une parabole sur la piété filiale au fils junkie des poissonniers et l'absolution des fautes de Childeberto, géant libidineux à l'oeil fou, rien ne saurait le détourner de sa mission sur terre. Rien, si ce n'est son diable de frère. Un manipulateur cynique, prêt à toutes les horreurs pour prendre le contrôle de la ville et qui le contraint bientôt à un étrange trafic. Et le pauvre Empédocles de comprendre à ses dépens que dans un monde où tout semble déjà perdu, même le plus charitable des hommes ne saurait s'obstiner à vouloir changer la nature humaine...
Engagé dans l'armée républicaine, Arcadi s'est battu jusqu'au bout. Mais quand Barcelone tombe aux mains des franquistes, il n'a d'autre choix que la fuite. Ce sera la France d'abord, et le sinistre camp d'Argelès-sur-Mer, puis le Mexique, un départ déchirant et sans retour. Pourtant, malgré la défaite et l'exil, Arcadi ne perdra jamais ses illusions. Depuis la petite communauté catalane qu'il fonde au c?ur de la jungle, il ne cessera de poursuivre son idéal et d'entretenir la flamme de la lutte...
Résumé : L'épistémologie caractérise les sciences présentes et passées, en vue de juger de leur valeur, et notamment de l eur prétention à se rapprocher de l'idéal d'une connaissance certaine parce qu'authentiquement fondée. Comment les théories scientifiques sont-elles élaborées et testées ? Quels types de facteurs conduisent à les accepter ou à les rejeter ? Le fait qu'une théorie formule des prédictions effectivement réalisées implique-t-il que cette théorie soit vraie ? Y a-t-il un progrès scientifique ? Les disciplines qui ne procèdent pas selon le modèle de la physique peuvent-elles être considérées comme des sciences dignes de ce nom ? L'essentiel de l'ouvrage présente les grandes questions " classiques " de l'épistémologie et analyse les principaux types de réponses qui y ont été apportées. Il s'emploie à dresser un état des lieux didactique , avec le souci d'examiner (et de prémunir le lecteur contre) un certain nombre de confusions et de malentendus récurrents. Il s'adresse à tous ceux ? lycéens, étudiants, enseignants, etc. ? qui désirent réfléchir sur la science. Un dernier chapitre plus personnel, ajouté à la deuxième édition de 2009, discute quelques problématiques ayant émergé récemment , au cours des dernières décennies, dans le cadre de ce qu'on a appelé le " tournant pratique " des études sur les sciences. Une attention spéciale est accordée à la question de la contingence ou de l'inévitabilité des résultats scientifiques. Cette troisième édition conserve la structure de la précédente, mais introduit localement dans le corps du texte nombre de modifications qui impliquent parfois des transformations substantielles. Elle intègre également des compléments et actualisations bibliographiques .
La bulle préventive est un concept de management de la confiance. Une démarche de type bulle préventive se caractérise par les critères suivants : * un projet d'entreprise s'inscrivant dans une logique de développement des individus ; * une organisation favorisant la mise en synergie des compétences par une maîtrise des informations ; * des réseaux de proximité influençant l'environnement immédiat ; * un dispositif d'évaluation des risques et d'identification des menaces ; * une structure d'animation agissant dans une logique préventive orientée sur la satisfaction client. Réconcilier le management des entreprises et des organisations dans une philosophie de type bulle préventive peut être un des supports conceptuels d'une prise de conscience indispensable à une époque où le sentiment d'insécurité est la préoccupation dominante. Le concept de la " bulle préventive " a pour objectif de développer une image de force, de confiance et de respect, garantissant, consciemment ou inconsciemment, une protection contre les éventuelles volontés de malveillance.