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Lacan, lecteur de Joyce. 2e édition revue et augmentée
Soler Colette
PUF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782130799559
Ce que Lacan chercha avec son titre Joyce le symptôme, James Joyce l'a réalisé par son art. Il fournit ainsi à Lacan l'exemple pour ainsi dire spontané, non analytique, qui apporte latéralement de l'eau au moulin de sa thèse d'une psychanalyse... réinventée, qui se passe du Père ; et surtout, un exemple qui montre ce qu'il faut bien appeler l'efficace du sujet, qui loin d'être seulement un effet du langage ou du discours comme il l'a d'abord développé, est aussi origine possible d'un dire constituant. Exemple sans prix dans notre époque de déploration des carences du discours et qui n'est pas resté sans suites. On trouvera dans cette édition augmentée certaines des élaborations postérieures par lesquelles Lacan amplifie les leçons qu'il a tirées de l'exemple Joyce : un autre narcissisme, outrepassant l'amour de soi, une conception renouvelée et généralisée du lien social et diverses perspectives nouvelles, notamment sur la littérature.
La préface que Jacques Lacan rédige en 1974 pour la pièce de Wedekind, L'éveil du printemps est comme il se doit un hommage à l'auteur. On se tromperait cependant à ne pas y voir plus loin car ces trois petites pages ne mobilisent rien moins que ses thèses les plus complexes sur le sexe, lalangue, l'Homme, le nom propre, les Noms-du-Père, La femme — et sans le moindre didactisme. D'étonnement en étonnement une lecture d'élucidation s'imposait que tente Colette Soler.
Le livre interroge la trajectoire de lenseignement de Jacques Lacan, qui le fait passer du concept de linconscient « structuré comme un langage », symbolique donc, à laffirmation de « linconscient réel ». Lacan dégage ce qui la fonde: les questions analytiques restées en souffrance à chaque pas, notamment autour de cet objet majeur de lanalyse quest le symptôme. Il déplie les remaniements en cascade impliqués par la prise en compte de ce qui nest pas symbolique, lesquels touchent lensemble de la théorie et de la pratique de la psychanalyse: révision du concept du sujet de linconscient, des formations dites de linconscient (rêves, lapsus, actes manqués, etc.), de la fonction du transfert, de la clinique du symptôme, de la jouissance et des affects, de la fonction du Père, de la visée dune cure analytique orientée vers le réel, de son tempo, de sa fin, sans oublier les questions de linstitution analytique.
L'inconscient refoulé de la névrose, Freud crut le trouver " à ciel ouvert " dans la psychose, étalé et pourtant intraitable, fermé à son intervention. Quelques décennies plus tard, Jacques Lacan forgeait un précepte à l'adresse du psychanalyste : ne pas reculer devant la psychose. C'était plus qu'un défi, plus qu'un refus de toute ségrégation de la maladie mentale, c'était une incitation à concevoir les phénomènes de la folie comme partie intégrante du destin de l'être parlant. Ce livre explore les voies ouvertes par l'enseignement de Lacan dans l'approche de ces sujets tellement en proie à des phénomènes singuliers qu'il les disait " martyrs " du langage, et propres à enseigner les psychanalystes.
Lacan consacre une annéee de son Séminaire à James Joyce. A travers la littérature de Joyce et en particulier, l'oeuvre intitulée Finnegans Wake, il souligne l'affinité entre la création et la psychose. Mais cette affinité peut aussi être mise en relief au travers de l'uvre de nombre d'autres créateurs littéraires, parmi lesquels l'auteure a retenu Fernando Pessoa et Jean-Jacques Rousseau.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein