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La psychanalyse, pas la pensée unique
Soler Colette ; Soler Louis ; Adam Jacques ; Silve
NOUV CHAMP LACA
28,01 €
Épuisé
EAN :9782491126117
Ce livre est l'histoire d'une crise dans la psychanalyse. Jacques Lacan, pour avoir pêché contre le dogme et les standards de l'Association Psychanalytique Internationale, fut frappé, en 1963, d'une mesure d'exclusion. Aujourd'hui, une même politique d'ostracisme a pris pour cible tous ceux, nombreux, qui, dans la nouvelle Association Mondiale de Psychanalyse, l'AMP, ont osé résister si peu que ce soit à l'imposition de la pensée unique. Freud a triomphé dans le siècle par ses textes, non par son association, l'IPA. Pour Lacan, la différence est encore plus nette : le renouveau de son enseignement a commencé à se faire reconnaître contre l'opposition de la puissante IPA, et c'est lui, cet enseignement, qui l'a légitimé comme chef d'Ecole, et non l'inverse. Quand au contraire, le pouvoir légifère sur le savoir, l'amour du chef induit la soumission mentale : alors commence la secte. Face à un tel risque, il faut choisir, et beaucoup l'ont fait dans cette crise.
La préface que Jacques Lacan rédige en 1974 pour la pièce de Wedekind, L'éveil du printemps est comme il se doit un hommage à l'auteur. On se tromperait cependant à ne pas y voir plus loin car ces trois petites pages ne mobilisent rien moins que ses thèses les plus complexes sur le sexe, lalangue, l'Homme, le nom propre, les Noms-du-Père, La femme — et sans le moindre didactisme. D'étonnement en étonnement une lecture d'élucidation s'imposait que tente Colette Soler.
Lacan consacre une annéee de son Séminaire à James Joyce. A travers la littérature de Joyce et en particulier, l'oeuvre intitulée Finnegans Wake, il souligne l'affinité entre la création et la psychose. Mais cette affinité peut aussi être mise en relief au travers de l'uvre de nombre d'autres créateurs littéraires, parmi lesquels l'auteure a retenu Fernando Pessoa et Jean-Jacques Rousseau.
Transfert dit Freud, pour désigner le lien passionnel qui s'instaure entre un psychanalyste et celui ou celle qui s'analyse avec lui, et marquer qu'il s'établit par déplacement d'un autre lien. Le terme est aujourd'hui d'usage quasi commun, mais dans la psychanalyse il n'a cessé de faire question. Il a fallu Lacan pour que cet étrange amour s'éclaire comme amour véritable, mais subverti quand il s'adresse à un psychanalyste. Le cours que l'auteur lui a consacré suit méthodiquement le cheminement progressif par lequel Lacan l'a porté au "concept fondamental" de la psychanalyse. L'épisode du confinement ne l'a pas arrêté mais en a changé la forme à partir de mars 2020. C'est ce que cet ouvrage recueille.
Lacan consacre une annéee de son Séminaire à James Joyce. A travers la littérature de Joyce et en particulier, l'oeuvre intitulée Finnegans Wake, il souligne l'affinité entre la création et la psychose. Mais cette affinité peut aussi être mise en relief au travers de l'uvre de nombre d'autres créateurs littéraires, parmi lesquels l'auteure a retenu Fernando Pessoa et Jean-Jacques Rousseau.
La honte, remarquait Jacques Lacan, "on s'en est longtemps tu", car "ce n'est pas de cette chose dont on parle le plus aisément". Le long silence de la psychanalyse à l'endroit de la honte suffit à le démontrer, à quoi semble s'opposer la multiplicité des travaux qui lui sont aujourd'hui consacrés. Ainsi, une question nouvelle surgit du lieu même de notre modernité : de quoi la honte nous fait-elle signe ? Jacques Lacan s'efforça d'y répondre à l'occasion d'une leçon de son séminaire L'Envers de la psychanalyse, laquelle constitue la pointe de son apport sur la honte. Bien des thèses s'y bousculent, dont ce livre tente de vérifier la portée dans la pratique psychanalytique autant que dans le lien social contemporain. A leur croisée, soulignons déjà la diagnostic établi dans ce Séminaire : il n'y a plus de honte, derrière quoi pourtant, "une honte de vivre" affecterait secrètement le sujet moderne. Et Lacan d'en conclure : "C'est ça, que découvre la psychanalyse". Il s'agira dans cet ouvrage d'en éclairer les raisons, mais aussi de faire valoir ici l'inédit de l'offre analytique. Soit, là où proteste le dire du sujet de la honte "Oh non ! ", qu'il soit rieur ou silencieux, permettre qu'advienne un savoir. N'est-ce pas là un pari de la psychanalyse ? Freud n'y aurait pas contrevenu, qui aura fait de l'association libre, la "promesse" de ne pas céder sur la honte, plutôt d'apprendre d'elle. Enfin, la réédition de cet ouvrage a été l'occasion d'ajouter un nouveau chapitre intitulé intitulé "La honte et le numérique". Ce que Jacques Lacan nommait déjà "le mouvement numérique", pour définir la bascule opérée par le discours scientifico-capitaliste, nous donne aussi l'occasion de réinterroger, depuis la psychanalyse, ce que devient la honte sur nos écrans aujourd'hui.
Freud emploie le terme de "névrose infantile" pour désigner la période du complexe d'OEdipe. Lacan, lui, interroge très tôt l'usage de ce mythe et son interprétation. Il s'agit dans cet ouvrage de revisiter la "névrose infantile" avec le fil lacanien, et d'aborder les modalités contemporaines par lesquelles l'enfant est introduit dans les règles élémentaires du lien social.
Transfert dit Freud, pour désigner le lien passionnel qui s'instaure entre un psychanalyste et celui ou celle qui s'analyse avec lui, et marquer qu'il s'établit par déplacement d'un autre lien. Le terme est aujourd'hui d'usage quasi commun, mais dans la psychanalyse il n'a cessé de faire question. Il a fallu Lacan pour que cet étrange amour s'éclaire comme amour véritable, mais subverti quand il s'adresse à un psychanalyste. Le cours que l'auteur lui a consacré suit méthodiquement le cheminement progressif par lequel Lacan l'a porté au "concept fondamental" de la psychanalyse. L'épisode du confinement ne l'a pas arrêté mais en a changé la forme à partir de mars 2020. C'est ce que cet ouvrage recueille.