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L'Union européenne en trajectoire perturbée. Chroniques d'espoir
Soldatos Panayotis
ACADEMIA
19,00 €
Épuisé
EAN :9782806104120
Par cette Anthologie de Chroniques l'auteur propose, tout d'abord, dans une démarche diagnostique et de réflexion critique, une clé de lecture de l'actualité de l'Union européenne, insistant sur la gravité de la crise structurelle en cours, l'incurie du leadership national et européen qui l'accentue, le grand danger de glissement de ce système d'intégration sociétale, devenu, par le grand élargissement, profondément hétérogène, vers un vaste "marché" sans finalité politique. Ensuite, il nous réserve, sans alarmisme, mais mû par l'urgence de "plus d'Europe", un plaidoyer prescriptif étayé pour une refondation, dans l'après-Brexit, autour d'un système politique de gouvernance supranationale de la zone euro, comportant un nombre restreint de membres ("noyau dur"), "ceux qui veulent politiquement et peuvent économiquement", système résolument ancré dans un schéma d'Union économique et politique et s'abreuvant dans l'intarissable source de l'héritage civilisationnel humaniste de l'Europe et l'impératif de sa sauvegarde dans un monde globalisé.
Ce livre propose la radioscopie d'une Union européenne en mal de réformes, déstabilisée par son élargissement hâtif et laxiste ainsi que les carences d'un leadership national qui, selon les cas, obscurcit les enjeux de la construction européenne, la prive d'une gouvernance forte et légitime, l'hypothèque par la déliquescence des finances publiques nationales, s'obstine à ignorer les impératifs de la globalisation et la logique des grands ensembles, démobilise le citoyen européen.
Après la dissolution de l'Union soviétique en 1991, le tout-puissant KGB a disparu de l'échiquier mondial du renseignement. De ses cendres est né un nouveau service : le FSB. Dans cette enquête, Andreï Soldatov et Irina Borogan, deux auteurs russes, en pénètrent le monde secret. Ils dévoilent comment ses agents sont devenus " les nouveaux boyards " de la Russie. Soutenus par Vladimir Poutine, qui dirigea le service en 1998-1999, ces hommes ont bâti une puissance plus obscure que celle du KGB. Leurs objectifs : imposer de nouveau l'autorité de l'Etat après le marasme économique de la transition dans les années 1990, intimider l'opposition politique, et perpétrer des meurtres au-delà des frontières. Le pouvoir russe utilise les hommes et les femmes du service pour s'assurer du contrôle des richesses du pays, les plaçant à des postes-clés, que ce soit dans les grandes entreprises, les directions politiques, la finance, et bien sûr, les médias. "Voici un livre qui donne le frisson. Il dévoile la face la plus inquiétante de la Russie : la prise de pouvoir par les services de sécurité depuis douze ans. L'ouvrage d'Andreï Soldatov et Irina Borogan [... ] est exceptionnel. Il s'agit d'une démonstration froide, implacable, factuelle, documentée, de la façon dont s'est organisée la revanche de ces services après les années 1990... En Russie, l'Etat ne rend pas de comptes devant les citoyens ; c'est un Léviathan qui sert le président et les élites qui le composent. " (Piotr Smolar, Le Monde, 26 octobre 2011).
Soldatov Andreï ; Borogan Irina ; Ackerman Galia ;
Extrait de l'introductionPendant la première décennie du XXIe siècle, le Service fédéral de sécurité de Russie (FSB), successeur de la police secrète soviétique (le Comité de la sécurité d'État, KGB), s'est progressivement imposé comme la nouvelle élite du pays. Ses prérogatives n'ont cessé de croître, hors de tout contrôle de la société ou du Parlement. Vladimir Poutine, vétéran de cette organisation, a occupé pendant huit années consécutives le poste de président de la Fédération de Russie, avant de devenir Premier ministre.Jamais le budget du FSB n'a été publié. Jamais ses effectifs n'ont été rendus publics. D'après les estimations les plus basses, le FSB emploie au moins deux cent mille personnes. Poutine en a fait le principal service de sécurité de Russie. Non seulement cette organisation a absorbé les directions qui constituaient l'ex-KGB, mais elle a également obtenu l'autorisation de recueillir des informations à l'étranger et même d'y conduire des opérations secrètes. Sous Poutine, de nombreux agents des services spéciaux (retraités comme actifs) ont été placés à des postes clés dans le monde des affaires et dans les structures gouvernementales; dans le même temps, le FSB s'est employé à restaurer le culte des anciennes idoles du KGB: Félix Dzerjinski, le fondateur et premier chef de la Tcheka, et Iouri Andropov, le plus célèbre patron du KGB.En 2000, au moment où Vladimir Poutine a remporté l'élection présidentielle, les services spéciaux russes se trouvaient dans un état absolument déplorable. Au cours de la décennie précédente, la mise en oeuvre des réformes économiques et l'instauration de la démocratie s'apparentaient à une fuite en avant anarchique. Dans ce contexte chaotique, les services avaient quelque peu perdu pied. L'appât du gain avait incité leurs agents les plus doués à démissionner pour tenter de faire fortune dans la mare aux requins du nouveau capitalisme russe. Quant à ceux qui étaient restés, ils avaient dû travailler dans des conditions exceptionnellement difficiles: guerre interminable en Tchétchénie, prises d'otages, multiplication des attentats terroristes, y compris à Moscou et dans plusieurs autres villes... Comme si cela ne suffisait pas, le FSB était rongé de l'intérieur par une corruption d'une ampleur incomparablement supérieure à celle de l'époque soviétique. De plus, son image négative auprès de la population - due à la fois à la réputation du KGB dont il était le successeur et à la confusion de la première décennie postsoviétique - ne pouvait pas ne pas avoir d'effets sur ses activités. Enfin, une lutte féroce pour l'influence politique et la mainmise sur les ressources étatiques avait éclaté entre le FSB et ses anciens membres qui avaient rejoint d'autres services spéciaux.Le nouveau président a conféré au Service fédéral de sécurité un rôle nouveau, bien plus important qu'auparavant: il l'a chargé de garantir la stabilité du régime politique. En d'autres termes, de défendre le pouvoir présidentiel.
Résumé : Nouvelle version de The Compatriots, The Brutal and Chaotic History of Russia's Exiles, Emigrés, and Agents abroad publié aux Etats-Unis en 2019, cet ouvrage - dont Jonathan Littell a eu l'idée de la traduction française - relate l'histoire de l'instrumentalisation par le pouvoir soviétique puis russe de la diaspora exilée, ou comment la Russie dès Lénine a utilisé les citoyens russes pour former une diaspora d'espions, de politiques, ou d'oligarques pour servir les intérêts de la mère-patrie, Russie d'hier et d'aujourd'hui en passant par l'ex-URSS. Cette nouvelle édition est largement enrichie de leur enquête sur les empoisonnements récents de Vladimir Kara-Murza et d'Alexeï Navalny et sur la récente vague d'immigration massive d'opposants depuis le début de la guerre en Ukraine - dont leur expérience personnelle et douloureuse fait partie.
Être une personne à haut potentiel est un cadeau quand c'est accepté et bien compris. Malheureusement, aujourd'hui, c'est souvent mal compris et mal expliqué. Être HP ce n'est pas être supérieur, meilleur ou plus intelligent, mais c'est avoir un fonctionnement différent, être excessif dans différents domaines. Ce livre a pour but de donner des pistes afin de vivre ces caractéristiques comme un cadeau. Il donne aussi des pistes pour les enseignants et les parents afin d'aider aux mieux ces jeunes.
Cet ouvrage tente de défricher un espace encore à peu près vierge: celui d'une réflexion systématique sur l'ancrage empirique des énoncés dans les sciences sociales qualitatives. Dans la mesure où toute enquête de terrain (sous forme d'insertion prolongée du chercheur) produit des données discursives et observationnelles, on doit s'interroger sur la nature du lien entre le "réel de référence" et ces données, comme sur le lien entre ces données et les énoncés interprétatifs et autres "théories" figurant dans le texte écrit final. Comment définir une "politique du terrain"? Que signifie comprendre ou exprimer "le point de vue des acteurs"? Sur quelles procédures repose l'observation? Quelles sont les conditions de la rigueur dans les approches qualitatives? Quel est leur régime de véridicité ou de plausibilité? Quelle place accorder à la subjectivité du chercheur? Peut-on minimiser les pièges de la sur-interprétation ou les biais des idéologies scientifiques? Ce livre s'adresse aux étudiants avancés, aux doctorants et aux chercheurs. Il propose, en termes accessibles et sans jargon, une réflexion de fond originale, solidement documentée et argumentée, appuyée sur quarante ans d'expérience de l'enquête de terrain. Biographie de l'auteur Jean-Pierre Olivier de Sardan est professeur (directeur d'études) à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (France). Il vit et travaille au Niger, où il est un des membres fondateurs du LASDEL, une structure de recherche en sciences sociales qui regroupe une vingtaine de chercheurs béninois et nigériens autour de l'étude empirique, par des méthodes qualitatives de type socio-anthropologique, des diverses formes de délivrance et de gestion des services et biens collectifs ou publics.
C'est l'histoire d'Abdou, Marie, Tarik et Ramatou, en fuites, en espoirs, en rêves. Des vies ordinaires ou presque. Des vies chamboulées au gré des vagues, au gré du vent. Venus d'Afrique de l'Ouest, réunis par les hasards de leur existence sur un même bateau entre la Libye et l'Italie. Aux prises avec les mêmes peurs, les mêmes espérances.
Ce salaud, ce fou dangereux, il vient d'être déclaré irresponsable. C'est dégueulasse ! Il va échapper à la justice et aura la belle vie alors même que ses victimes et leur entourage seront marqués à vie. C'est révoltant ! Que fait la police ? Que fait la justice ? Et les psychiatres ? Ceux-là c'est les pires. Même pas foutus d'être d'accord entre eux et toujours là pour trouver des excuses. C'est écoeurant ! " Oui, mais est-ce vrai ? Les auteurs, qui travaillent au quotidien avec des personnes internées libérées à l'essai, vous invitent à découvrir une autre réalité, loin des lieux communs et des préjugés. Ce petit essai s'adresse à tous les curieux, les inquiets, les indignés, ceux qui savent et ceux qui apprennent, qu'ils soient médecins, juristes, prisonniers ou simples citoyens, fous ou sains d'esprit... Arrêtez-vous, le temps de quelques pages, et venez rencontrer ces fous dangereux. Voici leur histoire... La vraie.