Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La pensée-marchandise
Sohn-Rethel Alfred ; Jappe Anselm
CROQUANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782914968690
Ce ne sont pas seulement les contenus de la pensée, mais ses formes mêmes qui trouvent leur origine clans l'organisation sociale de la production matérielle. Les débuts de la logique dans le monde grec antique sont liés à l'apparition des premières pièces de monnaie. L'a priori dont parlait Kant était la forme-marchandise. Telles sont les théories novatrices que Sohn-Rethel a proposées dès les années 1930, à contre-courant de toute la tradition philosophique, mais aussi du marxisme traditionnel. EIles ont influencé profondément les débuts de I'"Ecole de Francfort", mais au prix d'une longue marginalisation de l'auteur. Cette première traduction française de trois de ses essais comble non seulement une lacune majeure dans la connaissance de la pensée critique allemande à son âge d'or, mais elle offre également les jalons pour élaborer aujourd'hui une épistémologie basée sur la théorie de Marx, dans le cadre d'une critique radicale de l'abstraction sociale, du marché et de la marchandise qui nous gouvernent.
Grâce à cette bande dessinée, tous ceux et celles qui aiment les chats vont enfin comprendre ce qui se passe dans leur tête grâce à Didier, le matou de la dessinatrice Lili Sohn. Librement inspirée du succès de librairie Dans la tête d'un chat de l'éthologue Jessica Serra, cette BD pleine d'humour, raconte, vue d'un chat, la grande épopée des felis catus et de l'Homme. On y trouve des clefs de compréhension sur nos tigres d'appartement et de judicieux conseils... Dans la tête d'un chat, en BD !
Résumé : Dans les années soixante, pour la première fois, la jeunesse s'est pensée comme un groupe à part. Elle s'est forgé une identité sociale, avec ses valeurs et ses règles de vie. Elle s'est également construit une identité culturelle en s'inventant des signes extérieurs distinctifs à travers une mode vestimentaire, une musique, un langage. Ces jeunes du baby boom, exceptionnellement nombreux, arrivent dans un monde en plein bouleversement auquel ils entendent bien participer. Les pouvoirs publics, les médias, les chercheurs les découvrent alors, et leur consacrent rapports publics, sondages, articles, émissions radiophoniques et télévisuelles.Ce sont ces documents qu'Anne-Marie Sohn a revisités et, en premier lieu, les lettres adressées à Menie Grégoire et l'enquête lancée en 1966 par François Missoffe, alors ministre de la Jeunesse et des Sports. Ces sources de nature très différente, les unes officielles et politiques, les autres confidentielles et privées, permettent désormais à l'historien d'accéder à la parole des jeunes. La jeunesse s'y révèle plurielle, opposant filles et garçons, avant-gardes et traditionalistes, " blousons bleus " et " fils à papa "... Mais l'expérience est commune : celle d'une liberté sans précédent qui transforme le conflit des générations en " problème de société ".
Résumé : Le mot de l'auteur : "Petite j'étais persuadée qu'il fallait avoir des enfants. A 15 ans, je pensais que je serai mère à 20 ans, à 20 ans je pensais que ça serait vers 25 ans. Et puis j'ai rencontré des gens qui pensaient autrement et qui questionnaient la charge sociale de l'obligation de maternité. J'ai commencé à me demander si moi, j'en voulais vraiment. Ce que ça signifiait et pourquoi on le faisait ? J'étais très mitigée sur le sujet. Et puis un jour, à 29 ans, j'ai eu le cancer. En même temps que l'annonce de la maladie, on m'a prévenu que les traitements allaient probablement me rendre stérile. Là, tout d'un coup, ça a été comme si on m'ôtait un jouet et que tout ce que je voulais c'était ce jouet-là ! Quatre ans plus tard, me voilà enceinte. A travers ma propre maternité, je veux interroger le fameux instinct maternel, l'explorer du point de vue philosophique, culturel, historique ; mais aussi aborder les différents types de parentalité, à travers d'autres témoignages. En bref : c'est quoi l'instinct maternel ? Et est-ce qu'il existe vraiment ? "
Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du Jour une notion considérée comme dépassée : l'honneur. L'honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s'imposer aujourd'hui comme un concept "brandi" par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d'indignation est d'autant plus fort qu'il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d'avenir... Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser "la seule chose qui leur reste", à savoir leur honneur, pour dire "non" aux injonctions de la société marchande et mu corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L'honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur. Ce sentiment de révolte face à un monde d'injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c'est à la lumière d'interviews avec des jeunes français et turcs que l'auteure s'efforce de cerner l'évolution sociale de la référence à l'honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s'émanciper. Si l'honneur était jusqu'ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s'universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.
Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua⦠La liste s'allonge des pays vivant un tournant autoritaire. Répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d'un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd'hui affecter les démocraties les plus anciennes et les plus solides. L'ambition de cet ouvrage est de renouveler la question de l'autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfigurationA : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d'Etat), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d'une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d'abuser du pouvoir.