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POEME POUR MA MERE UNE ROSE ENTRE LES DENTS
SOEUF ELBADAWI
KOMEDIT
8,00 €
Épuisé
EAN :9782914564861
Après plusieurs années d'activisme social, Zahara Ibrahim vient de décéder ce lundi 3 décembre 2007 à Moroni. Anciennement secrétaire à la Banque des Comores et de Madagascar avant l'indépendance, elle n'a eu droit qu'a sept vies sur terre, et non a neuf comme les chats. Elle a travaillé au gouvernorat de Ngazidja, oeuvré au ministère de l'intérieur et de la décentralisation, ainsi qu'au Haut Commissariat chargé de la promotion féminine, dans son pays. Elle a été à la tête d'une entreprise familiale, la Boulangerie Mchinda, durant les années 80. Elle est surtout membre fondateur de la Meck, une banque communautaire, initiée en 1998. De son vivant, Madame Zahara s'est distinguée au service de sa communauté de vie. Elle est connue pour avoir milité dans diverses organisations à caractère social et politique. Elle a été membre du Croissant Rouge comorien, de l'Afec et de Mawunati. Adepte de la réforme du anda (nde le katiba) a Moroni, sa vite natale, elle a également pris part au combat pour l'évolution du statut de la femme."
Jésus, "il m'a"eue"comme on dit", avoue soeur Emmanuelle avec la simplicité et le pétillement qui l'ont rendue si populaire. La preuve : la messe la dynamise davantage que le chocolat noir ! C'est Jésus, explique-t-elle humblement, qui l'a aidée à assouplir son "tempérament dur", qui la "garde jeune et bouillonnante de vie". Elle l'a toujours senti présent au coeur de son action, "comme un être qu'on aime tant, qu'on n'a plus besoin de lui parler". Et quelle action ! Née en 1908, animée d'une vocation très précoce, après 40 ans d'enseignement dans les écoles de l'ordre de Notre-Dame de Sion, il lui est enfin donné, au seuil de la retraite, de répondre à son véritable appel : vivre avec les pauvres. Cela se passe dans les bidonvilles du Caire, parmi les "chiffonniers", et cela dure vingt ans. Seul son voeu d'obéissance la ramène en France, où elle découvre l'intérêt de transmettre les fruits d'une si riche expérience. La récolte est ici, en même temps qu'une méditation sur celui qui fut le compagnon indéfectible de cette longue vie, passionnée et passionnante. --Colette-Rebecca Estin
La pauvreté est un scandale planétaire. La majorité d'entre nous acceptons tacitement cet ordre des choses, mais certains se révoltent et décident d'agir. S?ur Emmanuelle est de ceux-là. Voici trente ans qu'elle a choisi de lutter, partout dans le monde, avec et pour les plus pauvres. Elle retrace ici son chemin semé de joies, d'échecs, de questions aussi. Comme cet incompréhensible paradoxe : au Caire, où ils ne possèdent rien, les chiffonniers des bidonvilles sont épanouis ; dans notre Europe nantie, les récriminations sont monnaie courante et nous oublions jusqu'à la simple joie d'exister. Se peut-il donc que la pauvreté soit aussi source d'enrichissement ? Pauvreté des richesses, richesse de la pauvreté... Soeur Emmanuelle cherche à donner sens à cette apparente contradiction, en laquelle réside peut-être le secret du bonheur de vivre.
Une mécanique est en train de se mettre en place. Une mécanique dont la conséquence première est sans doute d'anéantir l'individu, son vécu, son passé, lorsqu'il ne cadre pas avec le récit des plus aisés d'entre nous. Ces êtres, qui, poussés par l'urgence vitale, se retrouvent à arpenter la longue route, semée de haines et de peurs, qui mène de l'Afrique à l'Europe, questionnent ce qui fonde notre humanité : une fragilité de la relation, qui n'est contrebalancée que par la nécessité et l'urgence de négocier une geste de vie. Ces gens - et le terme [ici] n'est pas neutre - s'agitent, sans l'avoir choisi, dans une tragédie d'errances multiples, où tendre la main à l'autre se résume au contrôle de nos faits et gestes, à des existences niées, à une disparition programmée du paysage. Une disparition de certains groupes, démunis, fracassés, défaits. Ces hommes, ces femmes, ces enfants, que l'on nomme avec un langage à géométrie variable - migrants, réfugiés, étrangers - ont ce visage que beaucoup ne veulent plus voir. Ils ont un destin sur lequel parier devient difficile. Une histoire que nos visions tronquées réduisent à rien. Le début des récits à venir se fonde pourtant sur la réinvention possible d'un Etre-ensemble, qui ne soit pas que l'expression d'une frange de population, portée par sa seule survie.
Lieu de convergence de plusieurs courants de civilisation, africain, arabo-musulman, malgache, européen, l'Archipel des Comores a connu une histoire mouvementée, sans cesse à la limite du rêve et de la réalité. Entre le merveilleux de ses paysages et les ambiguïtés de sa position géographique et culturelle, il n'a pas encore achevé la synthèse des problèmes nés du nationalisme et de l'insularité. Dernière communauté islamique de l'ensemble français avant de se jeter dans le courant de l'indépendance en 1975, les Comoriens n'en finissent pas de chercher à se situer entre l'attachement à la France, leur vocation musulmane et leur intégration dans la zone de l'Océan Indien occidental. A travers les interventions du meilleur et du pire, les conquérants chiraziens, les pirates, les marchands, les mercenaires, la population a conservé sa personnalité et ses traditions. Premier producteur dans le monde d'essence d'ylang-ylang, produit de base de la parfumerie, les Comores sont le seul refuge du dernier représentant vivant des espèces animales de l'ère primaire, le coelacanthe.
Shungu... Un mot signifiant l'utopie du cercle. Concept fédérant des individualités créatrices pour un vivre-ensemble sur un mode inédit... Un shungu littéraire pour huit auteurs, en provenance de la Suisse, du Québec, de Madagascar, du Congo et des Comores (Soeuf Elbadawi). Pour ce shungu, chaque auteur offrait quatre textes. Le récit d'une scène de vie prise dans votre réel à vous, un poème sur ce que vous inspire ce monde, un billet d'humeur et une pensée libre, ainsi que deux photos...