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Pour une critique du design graphique. 2e édition
Smet Catherine de
B42
24,99 €
Épuisé
EAN :9782490077199
Pour une critique du design graphique rassemble dix-huit essais écrits par l'historienne du design Catherine de Smet depuis le début des années 2000. Publiée pour la première fois en 2012, cette édition revue et actualisée inclue trois nouveaux textes, jusqu'à présent inédits ou épuisés. Cette anthologie envisage le design graphique sous sa double dimension créative et fonctionnelle et, puisque telle est sa raison d'être, dans ses relations avec d'autres champs. Les objets étudiés - livres, affiches et imprimés divers, mais aussi logos, caractères typographiques ou systèmes signalétiques - impliquent des secteurs variés de la culture, et souvent plusieurs d'entre eux simultanément ? : l'architecture (de Le Corbusier à Rem Koolhaas), le jazz (à travers ses pochettes de disques), l'art contemporain (Thomas Hirschhorn), le livre jeunesse (une collection photographique) ou encore la littérature (Philippe Millot). Trois essais traitent de l'identité visuelle des musées ou des centres d'art, à travers le travail de Jean Widmer et de ses successeurs pour le Centre Pompidou, celui de Wim Crouwel pour le Stedelijk Museum d'Amsterdam et les expérimentations de Vier5 pour le Museum für Angewandtekunst de Francfort ainsi que pour le Cac Brétigny. Plusieurs autres essais interrogent les conditions mêmes de la recherche et de la construction du discours dans ce domaine ? : sont abordés de ce point de vue les archives et collections spécialisées, la place du design graphique dans l'histoire de l'art, son enseignement, et la question féminine dans l'historiographie du graphisme. La nouvelle édition revue et actualisée incluera "? New Extreme Violet. Hommage à une couleur potentielle ? " un texte qui revient sur un projet non abouti d'identité visuelle pour le Nouveau Festival au Centre Pompidou et analyse l'histoire contestée du violet dans la création. "? Neue Grafik et la France ? " analyse le regain d'intérêt en France pour la revue Neue Grafik, pourtant oubliée. Et enfin, "? Joseph Müller-Brockmann. La grille de l'Histoire ? " éclairera le succés du livre Système de grille de Müller-Brockmann. Une même interrogation sous-tend chacun de ces textes : comment écrire l'histoire du design graphique ? Le premier ouvrage général à ce sujet - History of Graphic Design de Philip Meggs - a paru il y a une quarantaine d'années. D'autres lui ont succédé, cherchant à embrasser, avec une ambition quasi encyclopédique, l'étendue de cette pratique créative. A l'opposé de tels projets totalisants, le présent recueil propose une suite discontinue de micro-récits qui tentent d'éclairer quelques portions infimes d'un immense territoire, dressant de celui-ci un panorama fragmentaire, mais néanmoins traversé de nombreuses correspondances.
Résumé : Sexe contre ressources : et si cet échange sulfureux, stigmatisé comme le monopole des filles de joie et autres sugar babies, constituait en réalité le ressort de toutes les relations sentimentales ? Tel est le sens de l'échange économico-sexuel, théorie selon laquelle, de la simple "passe" au mariage bourgeois, il n'y a de différence que d'amplitude, et non de nature. Le monde des sentiments est aujourd'hui un marché, entretenu par un modèle culturel dominant ayant capitalisé sur une nature humaine d'homo comptabilis qui n'a jamais cessé de s'exploiter elle-même. Internet a achevé ce travail de marchandisation en nous transformant tous en acteurs d'un mercato permanent, au sein duquel chacun évolue comme client et marchandise. Monnaie d'échange et intimité sont substantiellement liés, mais nous sommes perpétuellement invités à faire comme si ce n'était pas le cas. Dès lors, notre époque se caractérise par un gigantesque refoulement de la nature comptable de l'être humain et de la nature vénale de l'amour. Ce qui nécessite un double mouvement en apparence contradictoire : la mise au ban de la putain comme rappel de cette insupportable vénalité, et l'investissement dans l'amour comme religion ultime.
Figure majeure du design graphique européen contemporain, Wim Crouwel (1928-2019) a marqué l'histoire de la discipline par sa pratique étendue du design, appliquée tant au domaine culturel qu'au domaine commercial. Au cours de sa carrière, il a réalisé à la fois des travaux de création typographique, des identités visuelles, de la signalétique, des af ? ches, des travaux d'édition, ou encore la scénographie d'expositions. Il a également été directeur du Boijmans Van Beuningen Museum de Rotterdam entre 1985 et 1993. Cet ouvrage constitue la première publication en langue française sur le travail de Wim Crouwel, dont l'influence se confirme aujourd'hui auprès des jeunes générations. Dès les années 1950, et durant les décennies suivantes, ce néerlandais, dont le rayonnement dépasse largement les frontières des Pays-Bas, est parvenu à développer une approche de la création graphique alliant l'héritage moderniste à la fantaisie du pop. A travers trois textes rédigés par Wim Crouwel, Catherine de Smet et Emmanuel Bérard, cet ouvrage témoigne de la diversité de l'oeuvre de Wim Crouwel et revient sur son travail sur les identités visuelles, l'édition, ou la création d'affiches. Abondamment illustré, ce livre se concentre tout particulièrement sur la mise en pages des catalogues réalisés pour des musées tels le Stedelijk Museum d'Amsterdam, ainsi que sur la genèse et la présentation du New Alphabet, créé entre 1964 et 1967. Cet ouvrage est une réédition réactualisée de la version parue pour la première fois en 2007 à l'occasion de l'inauguration de l'exposition " Wim Crouwel, Architectures typographiques ? : 1956-1976 " à la galerie Anatome à Paris.
Au cours de sa carrière aussi discrète qu'exceptionnelle, Gérard Ifert fut à la fois graphiste, scénographe d'exposition, concepteur de mobilier et photographe, encouragé en cela par sa formation à l'école des Arts et Métiers de Bâle (Allgemeine Gewerbeschule) à la fin des années 1940, puis par son intégration dans l'équipe pluridisciplinaire des expositions du Plan Marshall à Paris au tout début des années 1950. Né à Bâle en 1929, arrivé à Paris en 1949, et décédé en 2020, Ifert a passé l'essentiel de sa vie professionnelle en France, avec quelques retours temporaires en Suisse, en 1952-1953 dans le fameux service de communication des laboratoires Geigy, puis en 1963-1964 lorsqu'il contribue à la conception de l'un des secteurs de l'exposition nationale suisse de Lausanne. De 1953 à 1960, il rejoint le service des expositions de l'ambassade américaine à Paris, puis du Centre culturel américain. Il s'installe ensuite à son compte, accompagné par Rudi Meyer à partir de 1964. Malgré ces multiples casquettes et si l'on considère les nombreuses occurrences de publications et d'expositions de son travail au cours de sa carrière, on peut s'étonner que l'addition de ces marques d'intérêt n'ait finalement pas permis à Gérard Ifert d'accéder à une reconnaissance égale à celle d'autres designers de sa génération. L'une des raisons en est certainement, et paradoxalement, une pratique très diversifiée qui a pu nuire à une identification claire de son activité. Cet ouvrage monographique entreprend ainsi de retracer sa carrière à travers quatre textes. Sous des angles différents, chacun d'entre eux revient sur l'approche pluridisciplinaire du " Suisse de Paris" et interroge d'une façon singulière sa façon d'exercer le design, propre au contexte de la deuxième moitié du XXe siècle. Ces contributions s'appuient sur des échanges inédits entre les auteurs et Gérard Ifert, sur ses archives personnelles, et sont nourris d'une iconographie riche reproduite ici pour la première fois.
Comment le logo du Centre Pompidou a-t-il été créé? Une théorie urbaine peut-elle s'exprimer dans la conception matérielle d'un livre? Le design graphique a-t-il servi la cause des femmes? En quoi consistent les archives spécialisées? Les textes réunis ici racontent des histoires de signes et d'objets: identités visuelles, affiches et imprimés divers, livres, pochettes de disque ou caractères typographiques. La production de nombreux graphistes est examinée à travers des champs variés, de l'architecture au jazz, de l'art contemporain à la littérature et à l'édition pour la jeunesse. Composant majeur de la culture visuelle contemporaine, le design graphique façonne notre environnement: il requiert donc la plus grande attention.
Comment expliquer ce sentiment partagé par beaucoup d'entre nous, petits et grands, de ne pas réellement saisir ce que recouvrent les nombres ? Pourquoi avons-nous autant de difficulté à visualiser à quoi correspondent réellement les milliers ou les milliards ? Dans L'Echelle de l'esprit, Bunpei Yorifuji propose une réflexion personnelle et éclairée sur notre rapport aux nombres. En interrogeant notre manière de penser le monde en termes de statistiques et l'omniprésence des chiffres dans notre vie quotidienne, il fait le constat d'un écart entre notre capacité à "chiffrer" le monde, et à le "ressentir" . En identifiant les imperfections des unités de mesure les plus couramment utilisées, l'auteur propose dans cet ouvrage d'en créer de nouvelles, plus adaptées pour comprendre certains phénomènes du quotidien que nous sommes malheureusement souvent en peine de quantifier. Ainsi, l'auteur propose d'utiliser le "Minami" pour mesurer le sentiment partagé entre deux personnes qui sont plus qu'amies, mais pas encore amantes ; le "Thankyou" permettrait de quantifier cette sensation de pouvoir compter sur un ami en cas de coup dur ; et le "Bateau-usine" serait quant à lui une façon de chiffrer le sentiment de surmenage au travail. Les chiffres et les représentations statistiques illustrant la crise sanitaire actuelle abondent et permettent souvent de mieux comprendre les conséquences de l'épidémie. Pourtant, qui n'a pas un jour eu le sentiment de se sentir dépassé par cette profusion de données ? A travers cette réflexion sur les chiffres, Bunpei Yorifuji incite chacun à se réapproprier la manière de percevoir le monde et à adapter les outils de mesure aux besoins de chacun.
Pour une vie épanouie et en bonne santé, apprenons à faire de beaux cacas. Textures, couleurs, formes... Un livre illustré pour comprendre vos excréments et vivre un transit heureux. Apprenez à connaître vos excréments, ils vous le rendront au centuple.
Schulman Sarah ; Burtin Zortea Julia ; Gross Josép
Dans cet essai, Sarah Schulman fait le pari de lier les relations intimes, les luttes contemporaines autour du racisme ou du sida et la politique internationale. Elle met en avant la persistance, ici et là, de fallacieuses accusations d'agressions mobilisées pour décliner la responsabilité de chacun dans une situation conflictuelle. Ce travail profond, aussi courageux qu'impertinent, montre comment la sanction et la répression prennent le pas sur l'auto-analyse à l'échelle individuelle et collective, et comment l'altérité sert de justification à la violence et à l'exclusion. En décrivant l'action de "groupes nuisibles" dans les mécanismes de l'engrenage de la violence, Schulman expose la manière dont les groupes affinitaires, les communautés, les familles, ainsi que les groupes religieux, ethniques ou nationaux tissent des liens à travers leur refus, partagé, de changer leur manière de se percevoir mutuellement. Elle montre également comment les comportements dominants et les comportements traumatisés se rapprochent par leur commune incapacité à tolérer les différences des autres. Le Conflit n'est pas une agression est un livre à la fois militant, géopolitique, témoignage historique et essai féministe. Pouvant aussi bien servir de manuel comportemental pour la vie en collectivité que de guide militant permettant de comprendre les grands enjeux sociétaux de ces dernières années, il analyse en détail des événements tels que le conflit israélo-palestinien, Black Lives Matter, ou encore la lutte contre le sida et fait remarquablement écho à des événements antérieurs à sa publication, comme l'affaire Weinstein et le mouvement Me too. Plus largement, cet ouvrage tente d'offrir des solutions à une question complexe : comment désamorcer un conflit ? En distinguant le conflit de l'agression, Sarah Schulman revalorise la notion même de conflit et lui offre une valeur tant ontologique que symbolique. Loin de constituer une agression, celui-ci doit être mis en avant comme une façon d'entamer le dialogue entre les différentes strates constituant la société, en dépit des questions de nationalité, classe sociale, race et/ou genre.
Je rédigeais mon blog toujours la nuit, au terme de journées souvent très remplies. L'urgence et la fatigue me plongeaient dans un état propice à la rêverie et aux associations d'idées, frisant souvent le coq-à-l'âne mais aussi dans un sentiment de naïve insouciance qui me permettait d'écrire ce qui autrement m'aurait semblé presque impudique : j'y partageais ma méthode, mes influences visuelles, littéraires - toutes choses que j'aime lire chez les artistes qui les dévoilent." Paul Cox. Les pages de ce livre reproduisent sous une forme légèrement raccourcie et modifiée, un blog publié par Paul Cox en 2005 à l'occasion de son exposition "Jeu de construction" à la Galerie des enfants du Centre Pompidou.