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Le langage intérieur. Se parler à soi-même, se (re)construire et être
Smadja Stéphanie
HERMANN
25,10 €
Épuisé
EAN :9791037006691
De la parole intérieure concentrationnaire au discours intérieur amoureux, en passant par les thérapies endophasiques en parcours de soin hospitaliers, le lecteur est invité à une exploration de l'invisible de la parole. Chaque jour, les mots que l'on se dit occupent entre 10 et 90% de nos pensées conscientes et une part inconnue de nos rêves et de notre subconscient. Le langage intérieur sous-tend nos échanges avec autrui, nos représentations du monde, notre rapport à nous-mêmes comme aux autres. Il joue un rôle fondamental, souvent ignoré, dans de nombreux aspects de notre vie quotidienne (perceptions, émotions, prise de décision, mémoire). Bien plus, ce langage à soi ouvre en réalité à un au-delà de soi. Entre fonctions positives et fonctions négatives, formes courtes ou longues, le langage intérieur varie d'un individu à l'autre et révèle notre être même. Comprendre nos schémas intérieurs nous permet de mieux nous comprendre mais aussi d'améliorer notre façon de communiquer avec autrui, nos choix de vie. En période ordinaire, il est fondamental de savoir prendre le temps de s'écouter. En période de crise, l'enjeu est crucial. Se parler pour apprendre à se dire, à se construire et se reconstruire. Au coeur de nos essentiels, se parler pour être et vivre les yeux ouverts.
L'afflux massif de migrants en Europe depuis 2015 a marqué les esprits et déclenché maintes polémiques. Ces réfugiés sont d'ailleurs l'objet de nombreuses incompréhensions et sont parfois perçus comme une menace. Dans ce livre, les auteures ont essayé de restituer la voix intérieure de quelques femmes migrantes, rencontrées au Centre humanitaire d'Ivry : que se sont-elles dit avant de tout quitter ? Comment vivent-elles l'exil ? Qu'ont-elles pensé en traversant la Méditerranée au risque de leur vie et qu'ont-elles ressenti ? Comment ont-elles vécu intérieurement ce trajet de vie ? En restituant ces voix étouffées, le but n'était pas de les entendre ou de leur fournir l'asile, l'hospitalité chaleureuse qu'elles espéraient trouver ; il s'agissait surtout d'étudier comment l'esprit humain se parle à lui-même dans des situations tragiques : dans quelles conditions et comment peut-on réellement, malgré les traumatismes, s'ouvrir à l'autre ? Comment l'autre, l'étrange ou l'étranger, influe-t-il sur la représentation de soi ? Comment perçoit-on intérieurement les obstacles à l'intégration, et comment arrive-t-on à les surmonter ?
Soixante-dix centimètres, la peau couleur d'ébène, le regard indéchiffrable : quelle est l'origine des Vierges noires, vénérées à travers l'Europe ? Pour sa thèse, Sarah Lumea mène l'enquête sur cette énigme historique issue du Moyen Age. A l'île de La Réunion, où la légende de la Vierge noire évoque l'histoire de l'esclavage et des noirs marrons, Sarah se rend rapidement compte qu'elle n'est pas la seule à s'intéresser aux mystérieuses statues.
Basile a toujours eu de l'admiration pour son cousin Franck. Cet été, il espérait dormir dans la même chambre que lui. Mais Franck dort seul dans la grange. Il y a transporté un matelas et ses livres. Basile n'a même pas le droit d'aller voir. Il y a une vraie raison à cela, mais Basile ne le sait pas. Il a entendu Tata Mauricette prononcer les mots « spécialistes » et « calvaire ». Il n'y comprend rien. Il pense que Franck le déteste ou le méprise. Tant pis, il se trouvera un autre ami. Rémi. Tout le monde semble le haïr, celui-là, même Franck. Il a mauvaise réputation. Avec Rémi, il y a des moments où Basile a un peu peur, mais il est trop tard pour reculer.
Le langage intérieur constitue le soubassement non seulement de nos usages langagiers mais aussi de nombreux aspects de notre vie quotidienne. Ne pas disposer des mots pour dire et se dire revient à se retrancher du monde comme de soi. Si le langage intérieur revêt des fonctions positives, telles que la planification ou la résolution de problèmes, il renvoie également à des fonctions négatives comme la rumination. Au-delà de ces fonctions, les troubles du langage intérieur restent très largement une terre inconnue. L'objectif de cet essai n'est pas de présenter des résultats cliniques (les recherches sont en cours) mais d'interroger l'évolution du champ à travers l'histoire et d'ouvrir des perspectives interdisciplinaires. Entre linguistique, neurolinguistique, littérature, philosophie, médecine, histoire des sciences, le trajet proposé commence par un tableau général et se poursuit à travers plusieurs exemples : aphasies, bégaiement, dyslexie, hallucination auditive verbale, rumination, stress post-traumatique. Les récits de cas ou d'expériences sont issus de lectures, des protocoles Monologuer, ou de représentations artistiques (Beauvoir, Cocteau, Novarina).
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.