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Miracle en Bohême
Skvorecky Josef ; Ancelot Claudia ; Kundera Milan
GALLIMARD
10,00 €
Épuisé
EAN :9782070136773
Josef kvorecký a été le premier écrivain tchèque à tenter de faire le bilan du Printemps de Prague, d'en situer les péripéties et d'en démystifier les protagonistes. Irrévérencieux et mordant comme savent l'être les humoristes de son pays, il traite un certain nombre de faits réels au niveau du reportage, tout en les insérant dans une trame romanesque appelée à rendre compte des tendances idéologiques et des problèmes humains en présence. Un fait divers survenu dans les années 1950 dans une petite église de Bohême sert de point de départ à cette fresque: la statut d'un saint a bougé en plein milieu du sermon dominical. Les paysans, restés attachés au catholicisme, crient aussitôt au miracle. En fait il s'agit d'une provocation policière destinée à évincer un curé par trop populaire: accusé d'avoir lui-même fabriqué ce "miracle", celui-ci sera torturé avant de disparaître dans les geôles staliniennes. Partant de là, le romancier nous conduit dans les milieux politiques et intellectuels de la capitale, procède à une véritable radiographie des leurres et des lâchetés des puissants d'hier ou de demain, sans oublier pourtant certains militants de base qui luttent patiemment pour un monde meilleur auquel ils veulent croire. Comme le signale Milan Kundera dans sa préface, même les personnages imaginaires sont ici plus vrais que nature. Miracle en Bohême vient clore la trilogie dont Les Lâches et L'Escadron blindé constituent les deux premiers volets. Après avoir montré l'ambiguïté d'une Libération où les troupes soviétiques venaient se substituer à l'occupant allemand, puis retracé les mésaventures d'un brave conscrit de l'armée communiste, Josef kvorecký raconte ici les déboires du simple citoyen au long de cinquante ans d'une histoire par trop mouvementée.
Résumé : Dès qu'il s'agit de cinéma, de ce qu'on persiste à appeler " cinéma ", on croît que ce sont les idées qui ont de l'importance. Du côté de chez moi, là où j'habite, là où je pense, il n'en va pas de même. Les idées, connais pas. Les sentiments, oui. Les sentiments sont intelligents, ils ne se trompent jamais. Bête comme chou, mais c'est comme ça, on ne se refait pas. Ainsi s'exprime, au sujet de son livre, Louis Skorecki, cinéaste et journaliste à Libération, à qui l'on doit déjà Les violons ont toujours raison, paru en 2000 aux PUF dans la même collection. Le présent ouvrage réunit deux textes, Raoul Walsh et moi, écrit en avril-mai 2001, et Contre la nouvelle cinéphilie, daté de 1977-1978. Des fragments du premier sont parus dans Libération au cours du printemps 2001, alors que le second a été publié, il y a plus de vingt ans, dans Les Cahiers du cinéma.
Résumé : L'escadron blindé raconte la vie d'un soldat tchèque en 1953, c'est-à-dire en plein stalinisme. Cette chronique - ou plutôt cette farce - fait revivre un monde où rien d'humain ne survit plus que dans l'humour ou dans les désirs sans limites de la jeunesse. Cette satire s'inscrit dans la ligne des aventures du Brave soldat Chvéik.
En plus de 25 ans à Libération, Louis Skorecki a écrit sur toute la télévision. Les films. bien sûr, mais également, et beaucoup, sur une large gamme de programmes inattendus: des émissions religieuses aux clips, des documentaires à Hélène et les garçons. de Maigres à Friends ou Dr. House... Et Skorecki n'a pas attendu l'engouement actuel autour des séries télévisées pour consacrer de très nombreux articles. L'ensemble intitulé "Les lois de la série" date en effet du début des années 1990. Rien n'y manque: Le Prisonnier. Colurubo, La Petite Maison dans la prairie, Chapeau melon et hottes de cuir, Magnum, Mission: impossible... Couvrant trois décennies d'écriture et composé pour l'essentiel d'articles publiés dans Libération, ce volume répare donc une lacune. Il était temps de rappeler que Skorecki fut un pionnier en matière de télévision. Sur la télévision est donc le complément indispensable des recueils d'articles récemment publiés par les PUF (Les Violons ont toujours raison. Raoul Walsh et moi, Dialogues avec Daney): il montre combien Skorecki a toujours pensé le cinéma avec la télévision, combien aussi il a toujours vécu l'un et l'autre comme une seule et même passion.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Le Hills est d'un temps où le cochon était du cochon et le porc du porc, comme aime à dire le Maître d'hôtel. Chaque jour, raide dans son habit, le serveur de ce grand établissement d'Oslo se tient là, comme il aurait pu le faire il y a cent ans, si ce n'est davantage. Il veille, attend, se tient prêt. Il circule dans la salle, prend les commandes, sert et débarrasse. Les tables sont parfaitement dressées, les verres s'entrechoquent, les couverts vont et viennent sur la porcelaine avant d'être portés à la bouche. Tout est à sa place, l'ordre est immuable. Jusqu'au jour où un vent de changement s'engouffre dans le sillage d'une belle jeune femme qui prend place, l'air de rien, au milieu des habitués. Son apparition a tôt fait d'enrayer la mécanique parfaitement huilée du restaurant, menaçant les fondations de cet écrin de la vieille Europe - et l'équilibre fragile du serveur brusquement dépassé. Avec un sens aigu du portrait et de la scène, Matias Faldbakken livre dans ce délicieux huis-clos une allégorie de notre temps qui ménage autant de moments poignants que d'hilarité, et distille une nostalgie contagieuse qui vous donnera envie à votre tour de pousser la porte du Hills et de vous y attabler pour observer la marche du monde en écoutant le vieux Johansen jouer un air mélancolique.
Souvent aux beaux jours, Agustína grimpe sur les hauteurs du village pour s'allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C'est là, diton, qu'elle fut conçue, avant d'être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices. Singulière, arrogante et tendre, Agustína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salomon. Mais Agustína fomente elle aussi un grand voyage : l'ascension de la "Montagne", huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d'en haut...
Résumé : Sami Said est né en 1979 à Keren, en Erythrée. A dix ans, il émigre en Europe avec sa famille et s'installe à Göteborg, en Suède, où il vit encore aujourd'hui. Son premier roman lui vaut en 2012 une reconnaissance immédiate et une pluie de prix littéraires dans son pays d'adoption. En 2018, L'Homme est la plus belle des villes, son troisième roman et le tout premier traduit en France, a été finaliste du prix August, l'équivalent suédois du prix Goncourt. 2 á 0
Résumé : "Je me suis toujours imaginé que je mourrais dans un avion. Et dès le décollage, j'ai conscience que c'est un bon jour pour le faire. Aussi ce qui suit n'est-il en rien une décision impulsive, mais le résultat d'une réflexion minutieuse". Linköping, 1992. Kåre, le pilote d'essai d'un avion de chasse Gripen, s'écrase avec son appareil. La colonne de fumée noire qui s'élève alors, visible de partout en ville, marque l'intrusion de la réalité chez tous les personnages du livre. Chacune de ces vies est bouleversée par le crash qui fait obstacle à la réalisation de son rêve ou espoir du moment : Marie-Louise, modeste secrétaire qui se découvre activiste pacifiste, Monica, atteinte d'un cancer et qui porte un lourd secret, Elis, vieux monsieur en maison de retraite passionné d'oiseaux, et Ida, adolescente sportive marquée par la mort de sa maman. C'est avec une grande subtilité de ton et de voix qu'Anna Platt décrit cinq personnes qui ont en commun des vies et des histoires en chute libre. Et qui, chacune à leur manière, vont trouver des ressources pour se relever.