Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un plagiat "scientifique" : le copié-collé de Marx. Victor Considerant, Le manifeste de la démocrati
Skirda Alexandre
VETCHE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782954939032
Le Manifeste communiste, paru anonymement en 1848 au nom du parti communiste allemand, a été revendiqué en 1872 par Karl Marx et Friedrich Engels. Il n'a pas cessé depuis lors d'être diffusé sous leurs deux noms, alors qu'en réalité Marx a été son seul rédacteur. Le marxologue Bert Andréas a recensé et analysé 544 éditions et traductions, publiées uniquement entre 1848 et 1918. Dans une Encyclopédie du socialisme, parue en 1912, il était affirmé qu'avec la Bible, c'est un des livres les plus répandus dans le monde. En revanche, son originalité a été mise en doute dès 1899 par le libertaire géorgien Vaarlam Tcherkessov, puis, en 1901, par le germaniste français Charles Andler dans son commentaire historique consacré à cet écrit. Depuis, la question est restée ouverte jusqu'à aujourd'hui. Aussi, la présente étude fait le point pour établir dans quelle mesure c'est effectivement un plagiat du Manifeste de la Démocratie au XIXe siècle de Victor Considerant, publié en 1843. Principal propagandiste du fouriérisme, ce penseur a été en outre l'inventeur, en juin 1848, de la représentation proportionnelle et le seul à voter pour le droit de vote des femmes. En s'appuyant également sur de nombreuses sources d'autres théoriciens de l'époque, l'auteur retrace la généalogie des idées économiques et sociales qui ont servi à rédiger, dans des circonstances troubles, ce texte usurpateur. Un tableau comparatif des emprunts figure en fin de volume. Une étude qui brise un tabou et dévoile un mensonge longtemps dissimulé.
A la fin du XIXe siècle, le développement rapide de l'industrie en Russie amène une partie de l'intelligentsia - cette petite minorité ayant fait des études secondaires - à s'intéresser au marxisme ; c'est en se référant à ses principes que se crée en 1898 le Parti ouvrier social-démocrate de Russie. La perspective qu'il adopte, c'est celle de la mobilisation du prolétariat pour le renversement de l'absolutisme tsariste dont la bourgeoisie russe, trop faible, est incapable, et la démocratisation de la société nécessaire au développement économique et au progrès de la classe ouvrière. Dès cette époque, un révolutionnaire polonais, Jan Maclav Makhaïski, analysant les oeuvres de Marx et les projets des partis qui s'en réclament, aboutit à une conclusion extrême : pour lui, l'idéologie socialiste dissimule en fait les intérêts d'une nouvelle classe ascendante formée par la a couche cultivée", les travailleurs intellectuels. Ces "capitalistes du savoir" cherchent à séduire les prolétaires et à les entraîner à l'assaut de cette petite minorité que constituent les capitalistes de l'avoir", financiers, industriels et grands propriétaires, non pour détruire le capitalisme mais pour l'aménager au mieux de leurs intérêts. Exilé, comme nombre de révolutionnaires russes, il rentre en Russie en 1917. Mais, dès 1918, il déclare que si les bolcheviks se sont révélés plus radicaux qu'il ne l'envisageait en rompant avec le parlementarisme, l'hostilité de la "couche cultivée" envers la révolution ouvrière a vite calmé leur ardeur : "Ils ne luttent pas pour l'émancipation de la classe ouvrière mais ne font avant tout que défendre les intérêts des couches inférieures de la société bourgeoise et de l'intelligentsia. Makhaïski eut peu de disciples ; mais depuis son époque, d'autres auteurs ont cru voir émerger dans notre société, en particulier à travers les différents projets socialistes, le pouvoir d'une nouvelle classe qui, à travers toutes les fonctions de gestion, de recherche, de conseil, d'enseignement, de communication et plus récemment l'irruption des logiciels dans tous les domaines, façonne l'organisation du travail et le contenu de la production et s'y assure une place privilégiée. Alexandre Skirda fait plus que restituer la pensée originale de Jan Maclav Makhaïski : il la met en perspective et livre ainsi un outil de premier ordre à qui veut approfondir la compréhension de notre société.
Baynac Jacques ; Skirda Alexandre ; Urjewicz Charl
Résumé : Un siècle après sa mort survenue le 21 janvier 1924, que reste-t-il de Lénine ? Fondateur et théoricien du bolchevisme, il devient, après le coup d'Etat d'octobre 1917, le principal dirigeant du parti unique au pouvoir. Alors qu'aujourd'hui certains s'emploient à le réhabiliter, il est nécessaire de revenir sur les racines de ce régime qui, dès décembre 1917, crée une terrifiante police politique : la Tchéka, devenue Guépéou en 1922, puis NKVD en 1934, à la tète du Goulag. Ce recueil de textes éclaire d'une lumière crue la nature d'un système politique fondé sur la terreur. Pour Lénine : "Un bon communiste est aussi un bon tchékiste."
Nestor Ivanovitch Makhno (1888-1934) est issu de la paysannerie pauvre d'Ukraine orientale, berceau des Cosaques zaporogues. Sous son impulsion, entre 1917 et 1921, le groupe communiste libertaire de Gouliaï-Polié prit la tête du formidable mouvement insurrectionnel paysan dont l'intervention contre les troupes d'occupation austro-allemandes, puis contre les armées blanches, infléchit de manière décisive le cours de la guerre civile russe. Mais l'épopée de la guerre des partisans ne constitue qu'un aspect de l'histoire de la Makhnovchtchina. Makhno et les siens se battaient pour un nouvel ordre social "où il n'y aurait ni esclavage ni mensonge, ni honte, ni divinités méprisables, ni chaînes, où l'on ne pourrait acheter ni l'amour ni l'espace, où il n'y aurait que la vérité et la sincérité des hommes". Sur un territoire de deux millions et demi d'habitants affranchi de tout pouvoir d'État, ils formèrent des communes agraires autonomes dotées des organes d'une démocratie directe: soviets libres et comités de base. Les insurgés makhnovistes croyaient sauver la révolution russe et mondiale - car ils ne luttaient pas seulement pour leur compte - et s'aperçurent trop tard qu'ils faisaient le jeu de la dictature d'un Parti-État dont les objectifs s'opposaient radicalement aux leurs. Malentendu tragique, non seulement pour eux-mêmes mais pour le projet révolutionnaire du xxe siècle - jusqu'à nos jours.
Résumé : L'esclavage inhérent au monde antique n'est pas réapparu au XVIIIe siècle en Europe avec la traite de Noirs à usage colonial vers les Antilles et l'Amérique. C'est ignorer son importance en Europe du haut Moyen Age et dans les pays slaves. Utilisé pour la première fois en 937, le terme latin sclavus/slaves remplacera ainsi le grec doulos et le latin servus pour désigner l'esclave. Innombrables furent les Slaves victimes de la traite. Ceux d'Europe centrale jusqu'à leur conversion au catholicisme : les actuels Slovènes, Croates, Tchèques, Moraves, Slovaques, et Polonais. En revanche, ceux d'Europe centrale et orientale restés chrétiens orthodoxes et considérés comme hérétiques, donc dépourvus "d'âme" : les actuels Serbes, Bulgares, Roumains, Moldaves, Biélorusses, Ukrainiens et Russes, étaient prédisposés à la servitude. Cette traite, qui a concerné des centaines de milliers de captifs du VIIIe au XIIe siècle, fut le fait des trafiquants francs ou scandinaves (les Varègues) vers le monde musulman. La conquête mongole, responsable d'un million de morts, a poursuivi la traite soit directement, soit par l'intermédiaire des Génois du XIIIe au XVe siècle ; enfin, près de deux millions et demi d'habitants d'Ukraine, de Biélorussie et de Moscovie furent razziés par les Tatars de Crimée, de 1482 à 1760, pour le compte de l'Empire ottoman. Puisant aux meilleures sources, l'auteur, après un rappel de l'esclavage à travers le temps, montre ses rapports avec les religions qui masquent toujours les intérêts économiques. Il dévoile les mécanismes d'asservissements, les itinéraires de la traite, que ce soit par l'Espagne musulmane, Venise, Gênes, Byzance ou Kiev. Il décrit les marchés, les conditions de vie des esclaves et leur valeur, le trafic des êtres humains constituant au haut Moyen Age "l'article le plus important d'exportation" de l'Occident à destination de l'Orient. Un secret d'histoire trop longtemps occulté.
La chute de l'URSS en 1991 a révélé au monde ce qu'on lui avait toujours caché en nommant indistinctement Russes ses habitants, alors que sous le glacis soviétique se trouvaient de nombreux pays et peuples dont on ne connaissait que peu de choses. En particulier l'Est européen, à savoir La Russie actuelle et ses voisines la Biélorussie et l'Ukraine, qui composaient dès le IXe siècle un ensemble slave homogène, parsemé de cités indépendantes les unes des autres et autogouvernées par le Vétché, leur institution de démocratie directe, mais reliées entre elles dans leur défense par des mercenaires varègues (suédois). Les luttes intestines de ces derniers affaiblirent le pays et permirent au XIIIe siècle sa conquête par les nomades mongols. L'une des cités, Moscou, se substitua peu à peu par l'intrigue au pouvoir du grand khan mongol, devint la Moscovie et son grand-prince se proclama au XVIe siècle Tsar de toutes les Russies, héritier de l'Empire byzantin. Il adopta le système de gouvernement connu sous le nom de despotisme byzantino-asiatique, asservissant la population et conquérant un immense territoire que certains appellent désormais l'Eurasie. Son descendant, Pierre le Grand, instaura en 1703 l'Empire russe. A cette occasion, il étendit la peine de mort applicable à 200 cas, tandis qu'à l'origine elle n'existait pas, tout comme les tortures et châtiments corporels. Se référant à de nombreuses sources originales, l'auteur rétablit l'histoire escamotée d'un peuple devenu étranger à lui-même. Au rebours de toutes les histoires conventionnelles publiées jusqu'ici, il fait uvre neuve en déconstruisant les faits historiques depuis les débuts de l'ancienne Russie - la Rouss - jusqu'à l'abolition du servage-esclavage en 1861. Après cette lecture, on comprendra mieux que la fameuse "âme russe" représentait en fait la nostalgie des libertés originelles perdues.