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La traite des Slaves. L'esclavage des Blancs du VIIIe au XVIIIe siècle, Edition revue et augmentée
Skirda Alexandre
VETCHE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782954939018
L'esclavage inhérent au monde antique n'est pas réapparu au XVIIIe siècle en Europe avec la traite de Noirs à usage colonial vers les Antilles et l'Amérique. C'est ignorer son importance en Europe du haut Moyen Age et dans les pays slaves. Utilisé pour la première fois en 937, le terme latin sclavus/slaves remplacera ainsi le grec doulos et le latin servus pour désigner l'esclave. Innombrables furent les Slaves victimes de la traite. Ceux d'Europe centrale jusqu'à leur conversion au catholicisme : les actuels Slovènes, Croates, Tchèques, Moraves, Slovaques, et Polonais. En revanche, ceux d'Europe centrale et orientale restés chrétiens orthodoxes et considérés comme hérétiques, donc dépourvus "d'âme" : les actuels Serbes, Bulgares, Roumains, Moldaves, Biélorusses, Ukrainiens et Russes, étaient prédisposés à la servitude. Cette traite, qui a concerné des centaines de milliers de captifs du VIIIe au XIIe siècle, fut le fait des trafiquants francs ou scandinaves (les Varègues) vers le monde musulman. La conquête mongole, responsable d'un million de morts, a poursuivi la traite soit directement, soit par l'intermédiaire des Génois du XIIIe au XVe siècle ; enfin, près de deux millions et demi d'habitants d'Ukraine, de Biélorussie et de Moscovie furent razziés par les Tatars de Crimée, de 1482 à 1760, pour le compte de l'Empire ottoman. Puisant aux meilleures sources, l'auteur, après un rappel de l'esclavage à travers le temps, montre ses rapports avec les religions qui masquent toujours les intérêts économiques. Il dévoile les mécanismes d'asservissements, les itinéraires de la traite, que ce soit par l'Espagne musulmane, Venise, Gênes, Byzance ou Kiev. Il décrit les marchés, les conditions de vie des esclaves et leur valeur, le trafic des êtres humains constituant au haut Moyen Age "l'article le plus important d'exportation" de l'Occident à destination de l'Orient. Un secret d'histoire trop longtemps occulté.
Baynac Jacques ; Skirda Alexandre ; Urjewicz Charl
Résumé : Un siècle après sa mort survenue le 21 janvier 1924, que reste-t-il de Lénine ? Fondateur et théoricien du bolchevisme, il devient, après le coup d'Etat d'octobre 1917, le principal dirigeant du parti unique au pouvoir. Alors qu'aujourd'hui certains s'emploient à le réhabiliter, il est nécessaire de revenir sur les racines de ce régime qui, dès décembre 1917, crée une terrifiante police politique : la Tchéka, devenue Guépéou en 1922, puis NKVD en 1934, à la tète du Goulag. Ce recueil de textes éclaire d'une lumière crue la nature d'un système politique fondé sur la terreur. Pour Lénine : "Un bon communiste est aussi un bon tchékiste."
L'honneur et la gloire des Kronstadiens, en défendant le pouvoir authentique des soviets librement élus et non le pouvoir des partis, furent d'avoir démontré au monde entier comment, tranquillement et sans violence, le peuple laborieux peut mener la lutte vers son émancipation totale. Kronstadt a coûté cher aux communistes. La chute de Kronstadt est leur chute. Ils peuvent fusiller les Kronstadiens, mais ils ne pourront jamais fusiller la vérité de Kronstadt. - Stépan Maximovitch Pétrichenko, 1921, président du comité révolutionnaire provisoire de Kronstadt -
Le Manifeste communiste, paru anonymement en 1848 au nom du parti communiste allemand, a été revendiqué en 1872 par Karl Marx et Friedrich Engels. Il n'a pas cessé depuis lors d'être diffusé sous leurs deux noms, alors qu'en réalité Marx a été son seul rédacteur. Le marxologue Bert Andréas a recensé et analysé 544 éditions et traductions, publiées uniquement entre 1848 et 1918. Dans une Encyclopédie du socialisme, parue en 1912, il était affirmé qu'avec la Bible, c'est un des livres les plus répandus dans le monde. En revanche, son originalité a été mise en doute dès 1899 par le libertaire géorgien Vaarlam Tcherkessov, puis, en 1901, par le germaniste français Charles Andler dans son commentaire historique consacré à cet écrit. Depuis, la question est restée ouverte jusqu'à aujourd'hui. Aussi, la présente étude fait le point pour établir dans quelle mesure c'est effectivement un plagiat du Manifeste de la Démocratie au XIXe siècle de Victor Considerant, publié en 1843. Principal propagandiste du fouriérisme, ce penseur a été en outre l'inventeur, en juin 1848, de la représentation proportionnelle et le seul à voter pour le droit de vote des femmes. En s'appuyant également sur de nombreuses sources d'autres théoriciens de l'époque, l'auteur retrace la généalogie des idées économiques et sociales qui ont servi à rédiger, dans des circonstances troubles, ce texte usurpateur. Un tableau comparatif des emprunts figure en fin de volume. Une étude qui brise un tabou et dévoile un mensonge longtemps dissimulé.
La chute de l'URSS en 1991 a révélé au monde ce qu'on lui avait toujours caché en nommant indistinctement Russes ses habitants, alors que sous le glacis soviétique se trouvaient de nombreux pays et peuples dont on ne connaissait que peu de choses. En particulier l'Est européen, à savoir La Russie actuelle et ses voisines la Biélorussie et l'Ukraine, qui composaient dès le IXe siècle un ensemble slave homogène, parsemé de cités indépendantes les unes des autres et autogouvernées par le Vétché, leur institution de démocratie directe, mais reliées entre elles dans leur défense par des mercenaires varègues (suédois). Les luttes intestines de ces derniers affaiblirent le pays et permirent au XIIIe siècle sa conquête par les nomades mongols. L'une des cités, Moscou, se substitua peu à peu par l'intrigue au pouvoir du grand khan mongol, devint la Moscovie et son grand-prince se proclama au XVIe siècle Tsar de toutes les Russies, héritier de l'Empire byzantin. Il adopta le système de gouvernement connu sous le nom de despotisme byzantino-asiatique, asservissant la population et conquérant un immense territoire que certains appellent désormais l'Eurasie. Son descendant, Pierre le Grand, instaura en 1703 l'Empire russe. A cette occasion, il étendit la peine de mort applicable à 200 cas, tandis qu'à l'origine elle n'existait pas, tout comme les tortures et châtiments corporels. Se référant à de nombreuses sources originales, l'auteur rétablit l'histoire escamotée d'un peuple devenu étranger à lui-même. Au rebours de toutes les histoires conventionnelles publiées jusqu'ici, il fait uvre neuve en déconstruisant les faits historiques depuis les débuts de l'ancienne Russie - la Rouss - jusqu'à l'abolition du servage-esclavage en 1861. Après cette lecture, on comprendra mieux que la fameuse "âme russe" représentait en fait la nostalgie des libertés originelles perdues.