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Au feu de Dieu
Siti Walter ; Segonds-Bauer Martine
VERDIER
24,00 €
Épuisé
EAN :9782864329336
Leo est prêtre à Milan : un excellent prêtre, au plus près du message révolutionnaire de l'Evangile, généreux, tenaillé par une intelligence implacable, un prédicateur capable de mobiliser ses ouailles, un homme plein d'esprit, profond et pétillant. Leo est un homme de foi - il est le théâtre intime de la lutte avec Satan, le tentateur, le provocateur, le semeur de zizanie. Leo est au centre d'une constellation de destins qui font de la Milan moderne la scène d'une comédie humaine dont Siti a donné ailleurs les clefs - on pense à La Contagion. Le voilà qui accompagne une danse macabre : ce sont des migrants désespérés, des enfants abandonnés, des bourgeois corrompus, des couples déchirés. Pour tous et pour chacun, Leo est là. Mais avant d'être ordonné, Leo avait découvert son penchant pour les jeunes garçons et lorsque Massimo surgit, ce qui devait s'écrouler s'écroule. Il est temps, alors, de tout passer au feu de Dieu. Après Leçons de nu, Une douleur normale et La Contagion, Au feu de Dieu est le quatrième roman de Walter Siti publié dans la collection " Terra d'Altri ".
Dans le monde des entreprises - représentatif du monde réel -, de nombreux dirigeants se sont figés dans le temps et ont arrêté leur chronomètre, tels des robots primitifs non dotés de l'IA. Ils continuent à reproduire les mêmes erreurs du passé, de la même manière que leurs prédécesseurs, et ce sans essayer de s'améliorer. Ces managers moyenâgeux cherchent par tous les moyens à améliorer leur situation pécuniaire, sans se soucier de celles de leurs collaborateurs et de l'entreprise à laquelle ils doivent assurance et fidélité. Ceux-là, l'auteur les considère comme de véritables Dracula, qui n'attendent que la tombée de la nuit sans lune pour sortir de leurs tanières et tenter de vampiriser leurs acolytes. Ils espèrent ainsi reproduire des clones qui assureraient la continuité et la généralisation de la fraude et de la malversation. Selon l'auteur, toute personne probe et franche constitue pour eux un danger à écarter par tous les moyens, tandis que d'un point de vue de bonne gouvernance, la probité et la franchise sont inestimables au sein de l'entreprise et excusent toutes les imperfections. Pour Abderrahim Siti, le Groupe OCP doit à présent se débarrasser des modèles de management d'un autre âge.
Siti Walter ; Segonds-Bauer Martine ; Rueff Martin
Walter Siti est né à Modène (au nord de la Toscane) en 1947. Il s'est formé à l'École normale supérieure de Pise où il a enseigné la littérature. Critique raffiné et pugnace, on lui doit plusieurs essais importants consacrés à la poésie italienne. Il a dirigé l'édition des oeuvres complètes de Pasolini.C'est à partir des années quatre-vingt-dix que commence sa « seconde carrière »: celle du romancier. La publication de Leçons de nu chez Einaudi en 1994 marque en effet un véritable tournant. C'est le premier volume d'une oeuvre féconde: huit romans et de nombreux récits ont paru à ce jour. Parmi les écrivains de sa génération, il est aujourd'hui reconnu comme « celui qui possède le plus profondément l'art du roman ».Les éditions Verdier ont publié en 2012 Leçons de nu.
Quelque chose dans la vie de Walter, un banal professeur d'université, se casse. Le voici conduit plus loin qu'il ne le craignait dans le théâtre des séductions pornographiques, des crimes familiers, et dans les replis sans fin de sa conscience et de son coeur mis à nu. Ainsi commence, entre dîners académiques et compétitions de culturistes, entre amitiés et trahisons, infamies et jalousies, entre scènes de drague rocambolesques ou médiocres et relations sexuelles souvent scabreuses ou parfois lyriques, la biographie d'un homosexuel métaphysique. Une vie sans relief peut se révéler monstrueuse. Mais les Leçons de nu ne portent pas sur le seul destin d'un individu singulier. C'est aussi le roman de l'Italie des années quatre-vingt. La question, alors, n'est pas seulement: que reste-t-il de nos amours? mais bien: que reste-t-il de nos rêves d'émancipation et de libération? La pornographie homosexuelle est un filtre pour raconter ce qui se joue dans les affaires des hommes et des femmes confrontés à un monde entraîné dans sa lente dérive, et il faut à Siti tout le courage et l'art de la mise à nu pour se mesurer à cette disparition. Mais il faut aussi évoquer la joie de ce roman, la joie d'aimer et d'être aimé, la jubilation de l'écriture qui joue sur tous les niveaux, qui mêle les langues et les mondes, les cultures et les bibliothèques dans une cavalcade à perdre le souffle sous le grand ciel d'incendie de l'Emilie.
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.