Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Histoire des droites en France. Tome 1, Politique
Sirinelli Jean-François
GALLIMARD
41,80 €
Épuisé
EAN :9782070726400
A travers les mille manières qu'ont les individus d'inventer un quotidien viable dans la Cité, à travers la gestion des rapports sociaux les plus immédiats et les plus simples comme à travers l'élaboration des produits de la pensée et du goût les plus accomplis se révèlent les sensibilités, ces grandes manières partagées de vivre, de concevoir, de sentir, de s'exprimer.... Formes héritées des générations devancières que chacun fait siennes grâce à son milieu, à son éducation, à sa formation, les sensibilités sont stratifiées par les dépôts d'une mémoire sociale, perdue par presque tous, et qui fabrique ces croyances, ces valeurs, ces certitudes instinctives en puisant aux horizons idéologiques contemporains les réponses aux crises et aux défis de chaque époque. Par-là, les sensibilités sont la source d'une vigueur pérenne de l'axe droites-gauches en des périodes où celui-ci semble s'effacer du champ politique. Les sensibilités de droite structurent essentiellement quatre domaines la présence au monde (ou les modalités d'inscription de l'individu dans l'espace social); l'organisation de la Cité (ou la détermination des valeurs qui sont au principe de l'univers de l'individu); la vie dans la Cité (ou le rapport de soi aux autres); le moule de l'individu (ou ce qui ancrerait le citoyen à droite). De l'étude des sensibilités, telles que reflétées également par la littérature comme par l'image de l'adversaire dans la mythologie des gauches, se dégage pour finir la réponse à la question: qu'est-ce qu'être de droite?
Résumé : La Ve République s'installe à un moment où deux processus complexes et à géométrie variable - la décolonisation, d'une part, et l'essor économique sans précédent, de l'autre - dessinent de nouveaux périmètres pour la vie de la Cité. Après un demi-siècle d'existence, ce régime, qui apparut à beaucoup comme la structure politique d'accompagnement de la modernisation du pays et de sa métamorphose, semble peiner à conduire la nouvelle mue de la société française au sein d'un monde globalisé. En historien, Jean-François Sirinelli observe le fonctionnement de l'écosystème quinto-républicain. Il en analyse les crises conjoncturelles et éclaire les mouvements structurels de la démocratie française de ces cinquante dernières années.
L'opposition entre droites et gauches est le grand clivage français. jusqu'aujourd'hui, sa disparition, régulièrement annoncée, n'a cessé d'être différée: que soit proclamée une ère du consensus et toujours on observera concurremment une montée aux extrêmes de la vie politique et civique. Les droites parlementaires en offrent un nouvel exemple qui, après avoir prôné la fin des divisions idéologiques et l'union nationale autour d'un libéralisme tempéré, sont désormais flanquées d'une extrême droite rejetant la tradition républicaine. Le clivage droites-gauches, fondé en août 1789 par une Révolution qui autonomisa la société de l'univers politique, ne structure pas seulement la sphère du pouvoir, il traverse et souvent organise la Cité dans ce que celle-ci peut avoir apparemment de moins politique et de plus économique, social, culturel. C'est de cet excès même qu'il tire sa vigueur. Cette Histoire restitue l'identité des droites françaises - contre-révolutionnaire, légitimiste, orléaniste, bonapartiste, libérale, révolutionnaire, fasciste, extrême et gaulliste - dans sa triple dimension de la politique (tome 1: les mouvements et les partis, mais aussi les horizons idéologiques des théoriciens et des militants qui définissent les identités des grandes familles de la droite en termes de conception du monde, d'idées communes et de discours), des cultures (tome 2: les formes de rassemblement, les moyens de diffusion de l'idéologie hors de la sphère politique, les visions de l'histoire partagées par les hommes de droite), des sensibilités (tome 3 l'organisation de l'espace social et ce qui s'y dévoile de l'héritage commun au peuple de droite).
Résumé : Il s'agit ici de tenter de soumettre un système politique - en l'occurrence, la République, variante française de la démocratie libérale - à une approche d'histoire globale, à la croisée notamment de l'histoire politique en pleine reviviscence et de l'histoire culturelle en développement rapide. Or un système politique est un organisme vivant, qui s'inscrit dans le temps et évolue dans un contexte qui n'est pas immuable. Il est doté d'un métabolisme propre, dont l'étude est l'objet de ce livre. L'histoire politique vivifiée par l'histoire culturelle permet d'analyser ces précipités complexes que sont les cultures politiques, les représentations collectives et les imaginaires sociaux. Dans la mise en ?uvre d'une telle démarche, on a privilégié ici un angle d'attaque : celui des dissensus. La République, en effet, même quand, victorieuse, elle a cessé à la fin du XIXe siècle d'être en elle-même un enjeu politique majeur, est demeurée au fil du siècle suivant la boussole de notre vie politique : on se situe par rapport à elle, car elle matérialise à la fois le bien - un régime qui fut à bâtir et demeura à défendre - et le mal - un régime honni par phases. L'étude de ces phases permet d'ébaucher une histoire de la brèche en démocratie. Question au demeurant essentielle car, depuis l'instauration de la République, l'homme en société est aussi, peu ou prou, homme de l'agora : c'est donc sur cette agora que se croisent, s'affrontent mais aussi, plus prosaïquement, se reflètent toutes les composantes de la Cité. Il n'en est que plus important, de ce fait, de recenser et d'analyser les moments de l'histoire nationale où cette agora devient une place de pas perdus.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.