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ORIGINAL ARABE DU GRAND COMMENTAIRE D'AVERROES
SIRAT / GEOFFROY
VRIN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782711617494
Depuis le Moyen Age, le Grand Commentaire d'Averroès au De anima d'Aristote n'était connu des philosophes que dans sa version latine. Il y a une vingtaine d'années, A. Ben Chehida avait montré que quelques gloses d'un manuscrit de Modène, écrites en caractères hébraïques, donnaient des fragments de l'original arabe. La reprise du déchiffrement de ces gloses par les signataires de ce volume a déjà livré trois enseignements: Le texte dont sont tirées les gloses n'est pas identique à ce qui fut traduit en latin: il s'agit d'une version antérieure du même commentaire. Ce commentaire plus ancien était connu de certains philosophes juifs à Saragosse. En Espagne chrétienne, plusieurs studia dispensaient aux étudiants juifs un enseignement de philosophie averroïste, en hébreu mais aussi en arabe. L'édition du début des gloses donnera au lecteur une première idée du travail en cours, avec ses problèmes et ses solutions. La reproduction de quelques fragments le mettra en contact avec le manuscrit lui-même.
Résumé : Rien ne va plus dans la cité italienne de Caprona ! Les deux grandes familles de sorciers de la ville, les Montana et les Petrocchi, ennemis jurés depuis des générations, perdent chaque jour de leurs pouvoirs. Il semblerait que quelqu'un cherche à profiter de leur rivalité pour jeter Caprona dans le chaos. L'enchanteur Chrestomanci en sait visiblement long sur la question...
Jacques Sirat est un amoureux de la nature et des grands espaces. Ancien postier originaire du Gers, il décide un jour de vivre son rêve d'enfant : partir ! En 1994, il s'élance pour une première aventure : un voyage en courant, pendant seize mois et demi, dans 32 pays d'Europe. En mars 1997, il repart, cette fois pour un voyage autour du monde, avec un vélo, 70 kg de bagages et 4 000 ? en poche. L'Europe, le Moyen-Orient, l'Inde, l'Asie, l'Amérique latine : plus de sept années de périple, 80 000 km de routes et de pistes et une cinquantaine de pays traversés, où Jacques va passer de + 50 °C à - 30 °C, de la beauté la plus époustouflante à la misère la plus bouleversante, du rire aux larmes. Chaque jour lui apporte son lot de rencontres, parfois angoissantes, parfois violentes, mais le plus souvent marquées par la générosité des plus modestes qui partagent avec lui les moments simples de la vie quotidienne. Autant de maillons qui viennent se rajouter les uns aux autres pour donner du sens à son voyage. Ce qui l'a le plus marqué sans doute : la situation dramatique des enfants et en même temps leur extraordinaire force de vie. Après sept ans et demi de pérégrinations, son retour au pays n'est qu'une parenthèse ; le temps d'écrire ce carnet de route atypique, de rassembler sa riche moisson de photos, avant de poursuivre, irrésistiblement, sa quête de liberté.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.