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Le Souffrir. "Le droit d'être un homme"
Singaïny Erick Jean-Daniel ; Boucaud Michel de
MJW
24,00 €
Épuisé
EAN :9782491494599
L'auteur invite le lecteur à participer aux questionnements qui ne sont nullement théoriques : n'a-t-il jamais ressenti une émotion religieuse profonde ou de l'effroi ? N'a-t-il jamais pris le chemin du doute et du désespoir ou éprouvé de l'angoisse face à l'étrangeté de l'étranger ou de son propre monde ? N'a-t-il jamais été confronté à la violence humaine ou même à ce sentiment de malaise d'être exilé en soi-même ? Choc, insolite, étonnement, autant d'épreuves qui nous invitent à déchiffrer le sens de la vie humaine et donc de la souffrance. Ce petit ouvrage, qui s'appuie sur quelques-uns des visages disparates déployés sous les yeux de l'auteur aujourd'hui, cherche à mettre en lumière ce que la souffrance dévoile ou fait éclore. De sa place de clinicien, il montre que ce qui est révélé, c'est-à-dire le Souffrir pris dans son sens henryen du terme (pure épreuve de soi), est porteur d'universalité puisqu'il définit notre humanité. Le point de départ comme le point d'arrivée est ici l'homme. En définitive, l'auteur tente de répondre à cette question qui traverse l'ouvrage : que faut-il avoir souffert de l'autre pour reconnaître cette exigence éthique ? Car selon lui, cette question n'a de sens, en vérité, que si nous allons au plus profond de la quête de soi pour y trouver ce qui, en chaque homme fait tout homme : le "droit d'être un homme", de se sentir un de Nous. Il confirme aussi l'apport essentiel de la phénoménologie, de la littérature, de la psychopathologie ou encore de l'anthropologie philosophique à la compréhension de l'expérience humaine. Cet ouvrage ne s'adresse pas qu'aux initiés. Il échappe aux frontières murées.
Je livre ici le récit d'une première et si étrange visite à Pondichéry, qui par le jeu du détour m'a permis d'appréhender mon pays natal à travers un redimensionnement identitaire difficile à concevoir ailleurs qu'au Tamil Nadu. Ce texte pourrait relever du romanesque, mais pourtant résulte bien de ce qui s'est passé là-bas, à la fin du mois de décembre 2015, dans notre Inde, celle du grand Sud qui fait face au golfe du Bengale. Tout s'est passé dans et autour de la ville portuaire de Pondichéry, d'où nos ancêtres tamouls ont été conduits à prendre le bateau pour être débarqués dans notre île, après des semaines d'une traversée aussi éprouvante que tragique. C'était après l'abolition de l'esclavage de 1848, quand ceux-ci n'étaient pas encore appelé les Engagés du Sucre." [...] "Sur le sol de Pondichéry, face à l'océan indien, c'était la première fois que j'entrevoyais mon île natale d'aussi singulière façon, et que s'imposait une conscientisation d'une identité enfin complétée, parce que dépassant et renforçant le cadre insulaire." Je livre ici, à tous les Réunionnais issus du peuplement historique, le récit de la découverte d'un nous-mêmes. Un récit parturiant aussi singulier qu'universel, doubalé d'un essai, et des considérations philosophiques autour de l'ego, héritées du non-dualisme de la métaphysique indienne moderne.
Qui est l'homme alcoolique ? Il est à "coeur ouvert" , un déraciné qui possède en lui la porte qui s'ouvre à ce Monde fraternel et absolu où seuls des êtres animés par le "goût de l'être" et l' "amour" peuvent pénétrer. Dans cet essai écrit à la première personne, l'auteur introduit son lecteur au coeur de l'homme alcoolique et propose une "éthique de l'imprévisibilité" dans laquelle chaque soignant, chaque homme peut être éclairé de l'intérieur et à jamais.
La France, notre France, est une nation une et multiculturelle. Le président Sarkozy l'a consacrée symboliquement en installant à des responsabilités ministérielles des personnes issues de l'immigration nord-africaine et africaine. Mais, dans le même temps, il l'a niée politiquement par la multiplication des discriminations, offenses, rejets à l'égard des populations immigrées. La IIIe République, suivie par la IVe, ont eu le légitime souci d'affirmer l'unité indivisible de la France. Mais bien que, dans les faits, cette unité ait été riche de la diversité des cultures provincialisées et de celles des territoires d'outre-mer, elle l?a occultée et a même voulu linguistiquement la détruire en prohibant l'usage public des langues régionales.Cette diversité a cependant résisté, notamment au travers de la revitalisation des langues, des arts et des cultures de ces provinces. La francisation multiséculaire de celles-ci s'est poursuivie au XXe siècle par la francisation des immigrés venus d?Italie, d?Espagne, de Pologne, du Maghreb, d?Afrique, d? Extrême-Orient, etc. Ainsi, la France, notre France, est pleinement elle-même non seulement par sa diversité culturelle historique, mais aussi par les nouvelles richesses culturelles qu?elle a intégrées. Il lui reste à inscrire dans sa Constitution, comme l'ont fait le Maroc et le Brésil, sa multiculturalité, car il est évident que l'unité et la diversité française doivent être fondamentalement liées. La diversité sans unité serait dispersion, l'unité sans la diversité serait homogénéisation artificielle et destructrice de richesses. Les témoignages publiés ici permettront au lecteur de mieux comprendre le seuil historique que la France a franchi désormais.
Dans ce recueil de nouvelles, l'auteur, ancien psychiatre dans ces institutions, décrit le parcours de patients de l'hôpital psychiatrique, de pauvres hères pensionnaires d'un hospice départemental ou de résidents d'un foyer d'hébergement. Toutes les situations décrites ont été réelles, l'histoire des personnages est largement romancée. Michaël Guyader dénonce vivement les effets délétères sur ces êtres humains de leur placement dans ce qu'il convient d'appeler des circuits d'exclusion et du sadisme ordinaire le plus souvent exercé sous les oripeaux de la bien pensance et à l'aune de l'ordre moral. Il s'agit aussi pour lui de louer le génie relationnel de ceux qui soignent, prennent soin, font accueil à la détresse de leurs semblables. C'est là enfin un témoignage ému de l'aptitude qu'ont, tout exclus qu'ils soient, ceux qui sans relâche inventent des manières de vie digne dans des lieux qui sans ces créations pourraient n'être que des cimetières sans raison.
En amour, nous pensons être à l'abri de manipulations... la société est là pour s'en charger. L'auteur, ethnologue, enquête sur un événement qui provoque l'émotion dans ce village de nomades de la mer, les Badjos d'Indonésie. Il interroge les habitants, consulte les chamans, fini par découvrir une forme inhabituelle d'éthique, déterminante. Pourquoi cette société interdit-elle les désirs qui portent atteinte à l'ordre social, et malgré tout offre les moyens pour les réaliser ? Comment l'individu se retrouve-t-il ? Bientôt, à la fois les lettres de son amie et sa vie dans le village, le conduisent à une introspection : comment ne plus être complice des règles imposées par l'amour ? Lentement, l'ethnologue se fait explorateur du psychisme dans ces deux civilisations, si loin l'une de l'autre. Les conclusions de son enquête sont étonnantes. S'y révèle un chefd'oeuvre de l'art badjo : celui de créer une société équilibrée et solidaire. Avec justesse, et non sans subjectivité, à travers des situations de la vie quotidienne, l'auteur réussit à nous transmettre l'âme de cette culture unique. L'ouvrage ouvre sur des questions, qui sont les nôtres : quelle place une société donne-t-elle aux contraintes de l'amour ? La conscience morale peut-elle cohabiter avec le vice et la tentation ? La magie avec le marivaudage ?
La période entre 1986 et 1990 est particulièrement féconde car elle définit les bases permettant aux psychanalystes d'envisager une collaboration avec d'autres disciplines ainsi que d'autres orientations méthodologiques. Les textes ici regroupés sont le résultat de nombreux colloques et collaborations sur les plans national et international, d'où la reproduction d'articles de presse en portugais, justifiée par les nombreux séjours de Pierre Fédida au Brésil et en particulier à São Paulo. En effet, préparant la création du laboratoire de psychopathologie fondamentale au sein de l'Université Paris 7, inauguré en 1989, P. Fédida a développé une sorte de "filiale" de ce laboratoire à l'université de Campinas. Les textes de présentation, de la postface et de l'éditorial témoignent de l'inauguration d'une fédération de l'activité éditoriale des travaux scientifiques dont l'apothéose a été la création de la Revue Internationale de Psychopathologie, co-dirigée par lui et Daniel Widlöcher. Cette revue a modernisé la psychopathologie de l'époque et est devenue l'organe de publication fruit d'une collaboration intense entre les nombreux membres prestigieux du comité scientifique et du comité éditorial international. Par cette revue passait les travaux de recherche dans le domaine de la psychopathologie et chacun d'eux était discuté et examiné par un comité qui se réunissait avant chaque publication. Cette exigence dans la dynamique entre recherche scientifique et collaboration éditoriale est devenue exemplaire à partir des années 1990 et a été prise comme modèle de norme dans les évaluations du CNU, dont les membres du comité faisaient en général partie. Loin de la dérive bibliométrique que l'on observe aujourd'hui, le but était de fixer des conditions précises pour une activité vivante d'un travail scientifique publié dans une revue de recherche. Les travaux devaient donc être discutés et de préférence par un collègue d'une autre orientation, donc non acquis à ces recherches. Ainsi, dans ses publications, P. Fédida insiste sur les bases métapsychologiques de l'activité de recherche du psychanalyste, laquelle passe d'abord par une réflexion sur le cadre et les conditions de la parole recueillie, traitée dans une psychanalyse. Le point nodal par lequel se passe une telle observation est le transfert et le contre-transfert. Cette observation dans le contre-transfert n'est pas indemne de l'affect comme le souligne le texte de P. Fédida traitant de l'angoisse dans le contre-transfert. De plus, cette observation dans la langue, dont la poésie est l'équivalent littéraire, est ce que dont tout psychanalyste doit prendre conscience s'il veut étendre son champ de collaboration scientifique, notamment comme ici, à la chirurgie esthétique naissante ou encore aux techniques dites "du corps" . Loin d'être un pêle-mêle de textes, chacun d'eux contribue à paramétrer une recherche psychopathologique effectuée à partir du référentiel psychanalytique.
Il est des lieux où souffle le vent du malheur et de la déshérence ; il est des lieux où souffle le vent salvateur de l'ironie et de la rage. Il est des lieux où l'on perd la tête et où l'on est censé plus ou moins essayer de la retrouver... A partir de quatorze variations sur le séjour en hôpital psychiatrique, Le Vent noir évoque les limites ? oues entre la folie et la normalité, le désespoir et la révolte, l'emprisonnement et la liberté ; car on peut être prisonnier des murs de l'asile, prisonnier de sa propre tête, et laisser souffler en soi, comme un éclat de rire, un vent démystificateur. Alternant récits de vie bousculées par la maladie mentale et saynètes du quotidien hospitalier, Le Vent noir tente de poser des mots sur le sentiment de décalage, l'impression de n'être pas tout à fait d'ici, et sur le regard distancié qu'une telle position, bien que subie, permet de poser sur les petites et grandes absurdités du réel.