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Ecologie des biorégions
Sinaï Agnès
TERRE URBAINE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782491546304
Au temps de l'Anthropocène, les plantations et les monocultures ont bouleversé l'écologie des paysages. En Bretagne et ailleurs, le fameux remembrement a rasé les haies et appauvri le vivant. Quant aux métropoles, elles sont menacées par le manque d'eau, comme Los Angeles, archétype d'une cité inflammable construite en dehors de toute cohérence géographique. A rebours de cette uniformisation du monde, la biorégion, née dans le contexte de la contre-culture californienne, cherche à restaurer la juste proportion entre sociétés humaines, ressources et milieux. Elle est le creuset du vivant et de métissages qui enrichissent la robustesse des territoires. Biorégions nourricières, soin des bassins-versants, sociétés bio-régionales ouvertes, reliées aux éléments et à leur socle biogéographique, sont autant de fictions paysagères appelées à se concrétiser. L'enjeu du biorégionalisme est de libérer la résurgence, c'est-à-dire d'introduire de la diversité dans les paysages, de redimensionner, voire démanteler certaines infrastructures, libérer les méandres de l'eau. La résurgence est une manière de nouer des modes de vie issus de différents mondes et de différentes temporalités, ceux des champignons, ceux des pins, ceux des castors, ceux des humains : devenir autres. Cet ouvrage choral croise des approches complémentaires et des exemples de terrain qui offrent une boussole pour l'avenir. Un livre mis en musique par Agnès Sinaï, avec les contributions de Camille Besombes, Bertrand Bocquet, la coopérative AMBRE, Christelle Hinnewinkel, Eric Leclerc, Olivier Loubès, Alberto Magnaghi, Anna Marson, Clémence Mathieu, Mathias Rollot, Pierre-Gil Salvador, Marin Schaffner, Agnès Sinai, Francesca Ulivi.
Résumé : La métropolisation du monde a bouleversé les paysages. Les villes sont désormais géantes et leur étalement sans fin. Nos existences se déroulent dans ces cités irriguées de réseaux invisibles d'acheminement d'eau, d'électricité et de nourriture. Mais depuis ces îlots de production et de consommation, que reste-t-il de nos liens avec le vivant ? Et si l'horizon bitumé n'était pas le seul futur possible ? L'urgence sociale et écologique nous enjoint de mobiliser de nouvelles échelles d'existence afin d'inventer d'autres formes de sociétés en commun : réhabiter le monde. Pour insuffler un nouvel imaginaire et réparer les liens et les lieux, ce livre explore la vision biorégionale, élaborée il y a un demi-siècle dans le creuset de la contre-culture californienne. Abordé ici dans sa dimension cosmopolitique et permaculturelle, le biorégionalisme se fonde sur la nécessité d'entrer dans un rapport de résonance avec la terre : savoir où et de quoi l'on vit et ce qui vibre sous nos pas. Réhabiter la terre, c'est se penser comme hôte cohabitant et non comme propriétaire, dans des sociétés écologiques ouvertes. A travers un exercice prospectif appliqué à l'Ile-de-France se déploie un nouvel imaginaire de la métropole. En 2050, le territoire francilien est désormais éclaté en huit biorégions quasi autonomes sur le plan alimentaire à base de low tech et à échelle humaine. Engagé dans une vision émancipatrice, l'ouvrage invite à une remobilisation politique. Agnès Sinaï est journaliste, essayiste et dirige l'Institut Momentum qu'elle a co-fondé en 2011. Docteure en aménagement de l'espace et urbanisme, elle a dirigé les trois tomes des Politiques de l'Anthropocène (Presses de Sciences Po). Depuis 2010, elle enseigne à Sciences Po dans le cadre du cours sur les politiques de la décroissance.
Résumé : Notre planète est malade, très malade : dérèglement du climat, pollution de l'air et de l'eau, épuisement des sols, disparition d'innombrables espèces animales et végétales... Les signaux d'alerte ont beau clignoter, ils rencontrent une incrédulité quasi générale. Comme si le caractère inédit de ces phénomènes échappait à l'entendement commun et à la lecture des dirigeants politiques. La cause de ce déni ? L'idéologie productiviste indifférence à la nature, primauté de l'économique sur toute autre considération - fût-elle environnementale, sociale ou politique - mais aussi dimension démiurgique de la technologie. C'est ainsi qu'à l'échelon international toutes les négociations environnementales - décrites de l'intérieur par les auteurs, qui en relatent les faux espoirs et les ambiguïtés perverses - semblent détournées dans le sens des intérêts du marché et des sociétés industrielles. C'est un cri d'alarme que poussent Yves Cochet et Agnès Sinaï: il est plus qu'urgent de prendre conscience de la menace qui pèse sur notre planète, et donc sur nous tous, et d'agir en adoptant une attitude de responsabilité écologique.
Walter Benjamin (1892-1940) est un témoin précoce du basculement du monde vers le règne des machines et l'effacement de la magie. Son matérialisme historique inspiré de Marx, doublé d'une vision quasi mystique puisée dans la théologie juive, le conduit à explorer l'envers des objets et des villes, dans lesquelles il promène son regard de flâneur en exil. Il y pressent le caractère démesuré du XXe siècle, traversé par des champs de forces aussi puissantes que des entités cosmiques. Formulée dans les "sombres temps" de l'entre-deux-guerres, son oeuvre contient aussi des ferments d'utopie et de résistance à la grande accélération qui s'annonce : le refus de l'utile, la possibilité permanente de renverser le cours des choses, l'émancipation des classes opprimées, les instants d'intensité arrachés à l'uniformisation du monde. Sa philosophie s'apparente à une constellation de pensée, un arrêt de l'histoire, un mode d'expérience du monde qui permettent de retrouver l'ici et maintenant, par-delà la catastrophe et la démesure des forces industrielles.
L'eau est une ressource trop souvent perçue comme une marchandise qui coule dans nos robinets, sert à notre consommation puis devient un déchet qui est recyclé avant d'être renvoyé au cours d'eau. Dans cet ouvrage Ivan Illich, invité à une conférence à Dallas où un projet de lac d'épuration est envisagé, présente l'eau comme un élément constitutif de notre histoire et de notre devenir. A travers une série d'anecdotes culturelles, l'auteur emmène le lecteur dans la découverte de la ressource en tant que matière, imaginaire, aura, technique, composante des religions mais également des usages culturels. Cet ouvrage illustre combien l'eau est indispensable pour ""habiter"" nos territoires. L'eau exprime la vie, sa valeur n'a pas de prix. "
L'enfance est un pays dont on aura toujours la nostalgie. En rendant hommage à Bachelard, l'auteur examine la place de l'enfant dans nos villes et mobilise aussi bien les analyses des pédagogues, que ses propres recherches philosophiques.
Résumé : Un recueil de nouvelles sélectionnées par un jury prestigieux et écrites par des jeunes de 18 à 35 ans dont l'objectif est de faire entendre la voix de celles et ceux qui feront le monde de demainA ; de comprendre les sujets, les craintes mais aussi les espoirs qui sont les leurs et les animent d'aujourd'hui.
Tenant compte des préoccupations environnementales, du dérèglement climatique, de la nécessaire transition énergétique, de la recherche de l'autonomie alimentaire, de l'établissement de nouvelles relations avec les non-humains, les humains expérimentent de nouvelles territorialités. Tout être vivant réclame un territoire dont la configuration répond à ses attentes ; une plante, un arbre, un oiseau, une vache, un renard, etc. ne peuvent se satisfaire d'un bac de terre ou d'une cage ! Il en est de même pour les humains. Ceux-ci n'acceptent plus le découpage administratif bien éloigné des réalités de leur vie quotidienne (activités, déplacements, gouvernance, etc.) et des représentations qu'ils se font des interactions entre leur existence et ses lieux. Poser la question du "bon" territoire ne revient pas seulement à s'interroger sur la taille des villes et des bourgs, mais aussi à penser des regroupements qui renforcent l'autonomie des lieux et des gens. Ainsi la biorégion s'avère-t-elle une des expressions de ce renouveau territorial, aussi bien pour impulser de nouvelle pratiques démocratiques que pour rendre habitable la terre. Cet ouvrage polyphonique étudie le territoire à la lumière de différentes disciplines (étymologie, sciences politiques, architecture, agriculture, énergie et mobilités, représentations, etc.) et suggère des pistes pour "entrer en transition". Il résulte de l'Atelier des territoires (CITEGO) et du Chinonais en transition, deux cycles de conférences conçus et animés par Thierry Paquot, philosophe de l'urbain et auteur d'une soixantaine d'ouvrages.