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Clint Eastwood
Simsolo Noël
CAH CINEMA
17,00 €
Épuisé
EAN :9782866420901
Acteur, réalisateur, producteur, Clint Eastwood, figure indépendante du cinéma hollywoodien, héritier des classiques et vedette du box-office est avant tout mis en lumière dans cet ouvrage comme un personnage dont les caractères se déplient de film en film. Au cours des années 60, ses interprétations dans les westerns de Sergio Leone renouvellent le genre et se consacrent star européenne. Avec le rôle de l'Inspecteur Harry, son personnage s'inscrit dans le contexte de l'Amérique des années 70 qui doute d'elle-même et de sa police. La critique ne voit en ce justicier au dessus des lois qu'un flic fasciste. Mais au fil de la série, les décalages constants et l'humour noir vont déglinguer le prototype aux antipodes de cette interprétation. Dans les westerns qu'il réalise dans les années 80 (Bronco Billy, Pale Rider), il accentue le caractère mystique de son personnage, fantôme d'un cinéma disparu, venu le faire revivre à l'écran. Son dernier film White Hunter, Black Heart où il incarne John Huston marque un nouveau tournant à contre courant de son mythe. Ni héros, ni anti-héros, il se met lui-même en scène dans le fauteuil du réalisateur, hors du champ de la caméra... Clint Eastwood un personnage à suivre.
L'?uvre de Kenji Mizoguchi, né à Tokyo au moment où le cinématographe arrive au Japon, raconte à elle seule une histoire du cinéma, du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur, des productions à al chaîne des grands studios japonais à la politique des auteurs. C'est au début des années cinquante que l'Europe découvre ses films qui remportent de véritables triomphes au festival de Venise : La Vie d'O-Haru, femme galante, Les Contes de la lune vague après la pluie, L'intendant Sansho. Mizoguchi, qui a débuté dans les années vingt, a déjà plus de soixante-dix films à son actif, et même si une large partie d'entre eux a disparu, le public qui connaît alors un engouement sans précédent pour le cinéma japonais va désormais pouvoir accéder à un véritable trésor du septième art. Si la filmographie de Mizoguchi est profondément ancrée dans la culture et l'histoire du japon, elle accède à une ampleur universelle bien au-delà d'un exotisme orientaliste. Mizoguchi conjugue dans sa mise en scène les contingences de son pays, les codes des genres qu'il aborde (le polar, le mélodrame ou le film d'époque), avec une vision humaniste d'une force incomparable. C'est sans conteste le cinéaste qui a dessiné les plus beaux portraits de femmes trahies, déchues et humiliées par les hommes.
Billy Wilder est sans conteste un maître de la comédie américaine, poussant comme personne le comique de situation aux limites de l'absurde. qui a oublié les quiproquos hilarants subis par deux musiciens travestis en femmes dans Certains l'aiment chauds? Ce cinéaste-là sait faire rire! Mais pas seulement. Il a tourné aussi des mélodrames pessimistes comme Boulevard du Crépuscule où Gloria Swanson campe une bouleversante star déchue du muet ou Fedora, où Marthe Keller se substitue par amour à sa mère, comédienne défigurée. Il a aussi à son actif quelques grands films noirs comme Assurance sur la mort ou Témoin à charge. Wilder a fait tourner les plus grandes stars, et les scènes d'anthologie émaillent sa filmographie: Marilyn jouant du banjo dans Certains l'aiment chauds, ou essayant de retenir sa jupe gonflée par une bouche de métro dans Sept ans de réflexion, Humphrey Bogart embrassant la juvénile Audrey Hepburn dans Sabrina, Marlene Dietrich dans son numéro de cabaret de La scandaleuse de Berlin, Jack Lemmon égouttant ses spaghettis avec une raquette de tennis dans La garçonnière ou encore Shirley MacLaine tapinant sur les trottoirs de Paris dans Irma la douce. Son humour est souvent incisif, sa vision du monde frôle le cynisme mais ses personnages finissent tous par trouver leur moment de vérité, et à ce titre, Billy Wilder est avant tout un immense moraliste. Biographie: Noël Simsolo est historien du cinéma, scénariste, comédien, cinéaste et romancier. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le cinéma: Alfred Hitchcock, le Monde de Jerry Lewis, Fritz Lang, Howard Hawks, Il était une fois Samuel Fuller, Conversations avec Sergio Leone, Sacha Guitri, Kenji Mizoguchi...
Résumé : Policier à la retraite, Brodier est précipité du haut d'une falaise. L'agresseur chute avec sa victime. S'invitant dans l'enquête, Chloé revisite le Paris de Mai 68 et des barricades. Un Polarchives qui repose la question : y a-t-il eu des disparus durant les " événements " ? Polarchives : Une collection de polars où l'on croise l'Histoire. Avec Chloé, thésarde, qui mène l'enquête et Antoine, bibliothécaire érotomane, qui l'aide ; enfin, qui essaie...
Jusqu'aux années quatre-vingt-dix, les rôles et les films de Clint Eastwood déclenchaient la polémique dans la critique et le public. " L'Homme sans nom ", antihéros de la trilogie de Sergio Leone, et le prototype du flic de San Francisco, " Dirty Harry ", lui collaient à la peau. Si la star était érigée en mythe populaire dont les succès au box-office ne se démentaient pas, l'unanimité était loin de se faire sur son personnage soupçonné de complaisance fascisante, comme sur son talent de metteur en scène. C'est en 1992, avec Impitoyable et son Oscar, qu'Eastwood conquiert véritablement son statut d'auteur de cinéma. Aujourd'hui, Eastwood est considéré comme le dernier grand classique du cinéma américain. Et pourtant, à suivre l'ensemble de son parcours, il apparaît qu'il a toujours su jouer avec son image, par la dérision ou la déglingue. L'Ange exterminateur était déjà un hors-la-loi romantique et libertaire. Clint Eastwood-cinéaste excelle dans l'art de la décomposition, ses paraboles véristes sont teintées d'une infinie mélancolie et les rôles qu'il se donne vieillissent à son rythme. Héritier des meilleures figures du cinéma de genre, il hante, tel un fantôme, un monde où la toute puissance du mal ne parvient jamais à tarir la source de l'utopie. Ses thématiques récurrentes et le réalisme lyrique de son style font de lui un passeur essentiel entre les grands maîtres fondateurs (Ford, Hawks, Walsh) et le meilleur du cinéma moderne. Cette nouvelle édition augmentée comprend l'analyse des derniers films du cinéaste Million Dollar Baby (2004) et Mémoires de nos pères (2006).
Les Cahiers du cinéma poursuivent la réédition des textes essentiels d'André Bazin. Après le succès d'"Orson Welles", c'est aujourd'hui "Charlie Chaplin" qui reparaît dans la "Petite bibliothèque". La première édition de ce livre paru en 1972, au moment où Chaplin lui-même décida de remettre en circulation la totalité de son oeuvre, alors que nombreux films étaient invisibles depuis longtemps. Bazin, disparu depuis 1958, c'est François Truffaut qui eut l'initiative de cette édition. Il demanda alors à Eric Rohmer de compléter l'ouvrage en écrivant sur le dernier film que réalisa Chaplin en 1967 : "La Comtesse de Hong Kong". (...) "L'oeuvre de Chaplin, Bazin la connaissait comme sa poche, on s'en rendra compte en lisant ce livre, mais je puis y ajouter le merveilleux souvenir d'innombrables séances de ciné-clubs où j'ai vu Bazin présenter à des ouvriers, des séminaristes ou des étudiants Le Pèlerin, Le Vagabond ou d'autres "trois bobines" qu'il connaissait par coeur et qu'il décrivait par avance sans que l'effet de surprise en fût altéré ; Bazin parlait de Chaplin mieux que personne, et sa dialectique vertigineuse ajoutait au plaisir. (...) De quoi est fait Charlot, pourquoi et comment a-t-il dominé et influencé cinquante ans de cinéma - au point qu'on le distingue nettement en surimpression derrière le Julien Carette de La Règle du jeu, comme on distingue Henri Verdoux derrière Archibal de la Cruz, et comme le petit barbier juif qui regarde brûler sa maison dans Le Dictateur revit vingt-six ans plus tard dans le vieux polonais de Au Feu les pompiers de Milos Forman ? Voilà ce que Bazin a su voir et faire voir". (...)
Artiste majeur du XXe siècle, d'une profonde acuité sur son temps. Kubrick a porté un regard new-yorkais du Bronx, il est d'abord photographe à Look avant de réaliser un premier documentaire sur la boxe. Son adaptation de Lolita le propulse, dans une odeur de souffre en haut du box-office. Ayant décidé de vivre désormais près de Londres, il enchaîne les chefs-d'oeuvre qui consacrent une carrière internationale. Il renouvelle les genres avec une puissance d'invention formelle hors du commun : thriller, comédie, science-fiction, horreur... Il traite des grands sujets qui ont façonné le monde contemporain : la Première Guerre mondiale (Les Sentiers de la gloire), la guerre froide (Dr Folamour), le Vietnam (Full Metal Jacket), la conquête de l'espace (2001), la violence (Orange mécanique, Shining). Son dernier film, Eyes Wide Shut, parfait le portrait légendaire d'un démiurge perfectionniste, laissant planer dans son sillage la part de mystère qui fascine les nouvelles générations qui le découvrent.Bill Krohn est correspondant des Cahiers du cinéma à Los Angeles. Il est notamment l'auteur de l'album Hitchcock au travail, traduit dans le monde entier.
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.
Antoine de Baecque est critique et historien du cinéma. Il a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma puis des pages culturelles de Libération. Il s'est intéressé à l'histoire de la critique, de la Nouvelle Vague, de la cinéphilie, aux rapports du cinéma et de l'histoire, mais aussi à quelques cinéastes fétiches: Tarkovski (un essai en 19891, Manoel de Oliveira et Jean-Claude Brisseau (des livres d'entretien en 1995 et 2006), Truffaut (une biographie en 1996, un dictionnaire en 2004), Pialat (un dictionnaire en 2008). Il prépare actuellement une biographie sur Godard.