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PRESENCES A DISTANCE. Déplacement virtuel et réseaux numériques
Weissberg Jean-Louis
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782738476784
Ce livre propose une analyse des incidences culturelles de la cyber-informatique autour de la présence à distance, selon trois idées directrices. - Tendance anthropologique fondamentale (indissolublement culturelle et technique), la Téléprésence voit augmenter son caractère incarné. Désormais, c'est avec notre corps entier que nous communiquons à distance ou avec des environnements virtuels (jeux vidéo, par exemple). Au-delà de l'opposition entre présent et absent, se construisent de fines graduations qui incitent à repenser la relation aussi bien lointaine qu'immédiate. - L'incarnation dans la présence à distance, alimente la crise de confiance envers la télévision, en particulier. Téléprésents, nous exigeons désormais des images incarnées, vivantes: des moyens pour expérimenter l'actuel - ou le passé - et non plus pour en reproduire de simples traces. Les médias numériques offrent naturellement leurs services pour cette expérimentation directe de l'information modélisée. Mus par un puissant attracteur techno-culturel, nous substituons progressivement, à l'ancienne figure "cru parce que vu", la formule "cru parce que expérimentabte". - Les incidences culturelles de la téléinformatique sont paradoxales. Et les visions convenues (catastrophe du "temps réel" ou, à l'inverse, suprématie du savoir comme fondement du lien social) sont, au mieux, simplificatrices. En effet les réseaux numériques fabriquent une forme de localisation. Le temps différé se tisse à l'instantanéité. La linéarité est vivifiée par l'hypermédiation et l'accétération nourrit le ralentissement de la communication. Loin de dessiner un paysage univoque, la téléinformatique métisse anciennes et nouvelles logiques. Ces trois questions offrent autant de vues sur le statut de l'interactivité informatique, les enjeux politiques de l'apprentissage des langages hypermédias, l'automatisation de la médiation sur Internet, ou encore certains aspects de l'art numérique en passant par une relecture de L'image-temps de Gilles Deleuze.
Weisberg Gabriel P. ; Becker Edwin ; De Haan Maart
Saisir des images réalistes sur la toile est l'un des fondements de l'art occidental depuis le développement de la perspective scientifique à la Renaissance. Mais, à la fin du XIXe siècle, certains artistes, non contents de suivre cette voie, se sont également efforcés de créer des images qui reflétaient la réalité du nouveau monde industrialisé qui se déployait autour d'eux. Cet art naturaliste est centré sur la vie des gens ordinaires à une époque de grande transformation sociale, économique et culturelle. La pauvreté et l'injustice sont des thèmes récurrents, au même titre que les réponses sociales apportées à ces questions par le biais de l'instruction publique et d'une foi religieuse revigorée. Nombre d'artistes mettent également l'accent sur la disparition de la culture agraire traditionnelle et sur les convulsions politiques suscitées par les conditions de travail dans les usines. L'Illusion de la réalité explore la relation entre plusieurs moyens d'expression artistique qui tirent parti de l'esthétique naturaliste: la peinture, le théâtre, la littérature, mais aussi la photographie et le cinéma. Cet ouvrage propose une nouvelle interprétation de la façon dont les artistes naturalistes ont tenté de comprendre et d'expliquer les changements rapides et profonds de leur époque, à travers une esthétique qui allait puissamment inspirer les artistes modernes.
Les dictionnaires allemands définissent la Heimat comme le lieu où l'on se sent "comme chez soi". En français, le terme est le plus souvent traduit par petite patrie ou foyer. Popularisée par les romantiques et longtemps réservée au monde rural, synonyme de folklore et de traditions, la Heimat a été instrumentalisée au XIXe siècle par les idéologues völkisch puis détournée par les nazis pour en faire le synonyme de nation. Le terme est toujours très présent dans le champ culturel comme politique : des groupes de rock et des commerces de proximité l'utilisent, un "Ministère fédéral de l'Intérieur, de la construction et de la Heimat" a été créé en 2018 et dans les länder de l'Est, c'est au nom de sa défense que l'on manifeste contre les migrants.
A l'automne 1925, Kurt Tucholsky (1890-1935), un célèbre écrivain et journaliste allemand, entreprend un voyage à travers les Pyrénées. Il le fait par goût pour la France dont il admire la culture, mais aussi pour "se reposer de son pays" dans lequel il est menacé pour ses écrits antinazis. Lors de ce voyage, il se passionne plus pour les "petites" gens que pour les sommets qu'il n'approche que de loin. 100 ans après, l'auteur (et géographe) Gabriel Weissberg part sur les traces de l'écrivain allemand sur un ton à la fois érudit et léger qui n'est pas sans rappeler le style de Kurt Tucholsky. Il le fait en commentant et en prolongeant ce passionnant regard d'un Allemand francophile sur un monde qui l'attendrit et le passionne.
Dans l'univers numérique, on retrouve plusieurs thèmes majeurs de l'analyse littéraire ou filmique, mais transformés : l'invention de nouveaux langages expressifs, les contraintes dues aux supports ou encore les postures de réception. Ce livre a pour objectif d'explorer ces thématiques et propose un outillage conceptuel, élaboré à travers l'analyse d'oeuvres et de productions multimédias. Quels vocabulaires, quels concepts, quels angles de questionne- ment pour construire la critique des oeuvres hypermédias (cédé-roms, sites web, installations) en explorant les nouveaux types de relation avec l'image induits en particulier par l'interactivité ? Comment ces oeuvres nous confrontent-elles à la question de la narrativité et quelles formes de récits et de méta récits émergent de ces dispositifs ? Quelle position occupe le spectateur (ou le spectateur) face à l'image et à travers ses actions sur les interfaces Comment situer l'irruption de la gestualité et du corps, en regard des modalités narratives antérieures des arts de l'image et du cinéma en 1. image traditionnelle, , quelles tensions peut-on déceler ? A ces questions, cet ouvrage propose une série de réponses élaborée après cinq années d'investigation collective dans le cadre du séminaire "l'action sur l'image : pour l'élaboration d'un vocabulaire critique".
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.