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BARBE ROSE
Simonet Mathieu
SEUIL
16,00 €
Épuisé
EAN :9782021306347
Après La Maternité, consacré à sa mère, Mathieu Simonet reconstitue dans ce nouveau livre la personnalité de son père écrivain, piégé par la folie. Dans une alternance de scènes assez romanesques et souvent drôles et émouvantes (avec les psychiatres, avec le père bien entendu ou la mère), extrêmement bien dialoguées, mais aussi d'extraits de correspondance de son père avec Jean Cayrol, de fragments de ses journaux et de ses romans inachevés, l'auteur sonde ce père schizophrène et entreprend de donner forme, de son vivant, à l'oeuvre virtuelle qu'il n'aura jamais publiée. Du reste, il se résigne à n'avoir aucune image globale et cohérente de cette figure paternelle et poursuit son entreprise littéraire, à travers ce manifeste pour une écriture fragmentaire et intime, en rendant compte des rapports complexes, d'amour et de rivalité, entre père et fils. Et il se demande, au fond, si cette esthétique de la fragmentation, qui le poursuit jusque dans sa vie personnelle et professionnelle, il ne la tient pas de ce père, attachant et insaisissable. Il lève un mystère de plus sur la personnalité de cet homme angoissé et bienveillant, tolérant et inquiet, trop fantasque pour être classé dans une catégorie quelconque en s'interrogeant sur son appartenance à l'ordre mystique de la Rose-Croix.
Depuis le XIXe siècle en France, les associations sont parées de nombreuses vertus, politiques comme économiques. Tocqueville les considère comme des " écoles de la démocratie ". Rassemblée au sein d'une " économie sociale " ? ont Charles Gide avait voulu poser les fondations et qu'il considérait comme la " science de la paix et la vie heureuse ", l'association incarnait ainsi un autre mode de production et de consommation, alternatif à celui promu par l'économie politique. Or, dans notre pays, les associations sont tout à la fois des organisations politiques, des entreprises produisant des services ? t des opérateurs de politiques publiques. C'est par la prise en compte de ces trois dimensions que l'on peut saisir toute la complexité du monde associatif contemporain, les relations d'interdépendance qu'il établit avec les institutions marchandes et les collectivités publiques, ainsi que l'affaiblissement actuel du modèle historique sur lequel le monde associatif s'est construit.
Résumé : Nous avons fait notre coming out ensemble. Au collège, quand nous nous sommes rencontrés, Anne-Sarah n'osait pas porter d'appareils auditifs ; moi, je n'osais pas avouer que j'aimais les garçons. A vingt ans, nous nous sommes affichés. Nous avons appris à faire de nos hontes des forces intimes et politiques. Ensemble, nous sommes devenus juristes. Anne-Sarah a créé la première permanence juridique en langue des signes. Ensemble, nous sommes devenus écrivains. Un soir, pendant l'apéritif, Anne-Sarah m'a appris qu'elle allait perdre la vue. Je ne l'ai pas crue.
En février 1937, Simone Téry (1897-1967), grande reportrice aguerrie et célèbre, arrive sur le sol espagnol en guerre. Le 18 juillet 1936, un coup d'Etat - dirigé par le général Franco - contre le gouvernement de Front populaire élu en février, a mis l'Espagne à feu et à sang. Envoyée spéciale du magazine illustré Regards et du quotidien communiste L'Humanité, Simone Téry collabore également et notamment à Vendredi, l'hebdomadaire intellectuel du Front populaire. En 1938, elle publie un recueil de reportages, Front de la Liberté - Espagne 1937-1938. En juin 1940, elle part pour le Mexique avec son époux l'écrivain espagnol Juan Chabas. En 1945, elle publie aux Etats-Unis un roman, Où l'Aube se lève. Il reparaîtra en France en 1947, avec des variantes, sous le titre La Porte du Soleil. C'est ce roman, non réédité depuis lors, dont le lecteur peut aujourd'hui prendre connaissance. Basé sur nombre de reportages effectués par la journaliste Téry des années auparavant, il mêle à la fois éléments réels et fictionnels. Des éléments qui sont, parfois, conditionnés par l'engagement communiste de Téry, lequel ne brade néanmoins pas la vigueur romanesque de ce récit. Car cette fiction, qui fraye avec le vraisemblable, ne laissera indifférent aucun passionné de la guerre d'Espagne.
Que je meure dans quinze jours ou dans six mois, ça vousfera autant de peine. A moins de tous vous trucider, je ne voispas comment vous empêcher d'être tristes." L'auteur racontel'agonie de sa mère, à un stade très avancé d'un cancergénéralisé. Il dialogue régulièrement avec elle. Elle analysel'approche de sa mort en toute conscience. D'autre part,comme pour construire un bouclier autour de lui, autour de sapropre souffrance de fils voyant la dégradation de sa mère, quidoit être hospitalisée dans un établissement de soins palliatifs,l'auteur questionne différentes personnes - infirmière, prêtre,spécialiste de la morgue, médecin, personnel accompagnant,autres malades en stade terminal - sur la mort. Qu'en ressort-il? Non pas un simple témoignage, mais une sorte de combatavec les mots dits et les mots écrits autour d'une mortannoncée.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.