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Les premiers métapsychologies de Freud. 1891-1896
Simonelli Thierry
LIBER CANADA
26,00 €
Épuisé
EAN :9782895782070
Freud commence comme chercheur de laboratoire en neuropathologie qui travaille sur les tissus nerveux, il finit comme celui écoute et déchiffre les " romans " personnels de ses patients. Ce sage ne va pas de soi. Pour reprendre une ancienne distinction épistémologique, Freud passe d'une science de la nature, c'est-à-dire d'une science nomothétique, à une science idiographique, une science historique. Au cours de ce passage, il doit composer avec les connaissances neurologiques qui sont les siennes, les modèles explicatifs et les métaphores neurologiques dont il dispose, avant d'inventer d'autres modes d'explication. Entre 1891 et 1896, il expérimente donc incessamment : un modèle explicatif se substitue à un autre, puis un nouveau modèle apparaît et refoule les autres pendant quelque temps ou les complémente pour être rejeté ou simplement oublié quelques mois plus tard. Il tâte, va et vient, reprend, laisse encore. Il se fourvoie, revient sur ses pas, se précipite dans des spéculations parfois fabuleuses. La psychanalyse n'est pas sortie tout armée sous le coup d'une inspiration soudaine. C'est ce parcours de chercheur que suit pas à pas cet ouvrage, des travaux sur l'aphasie jusqu'à l'Esquisse pour une psychologie scientifique, dégageant au fur et à mesure les modèles que Freud a successivement proposés pour décrire les premières " compréhensions psychologiques " qui, les unes plus les autres moins, alimenteront la théorie psychanalytique ultérieure.
Les P'tits docs + ", des documentaires pour aller plus loin après " Mes p'tits docs " ! "C'est un petit pas pour un homme, un bond de géant pour l'humanité " : cette phrase célèbre a été prononcée par Neil Armstrong le jour où il a posé le pied sur la Lune, le 16 juillet 1969. A l'heure actuelle, seulement douze hommes ont marché sur la Lune ! Ce livre raconte comment les humains sont passés de l'observation à l'exploration de notre satellite naturel à travers différentes missions (" Spoutnik ", " Apollo "...), comment a été créée la Nasa, de quoi la Lune est faite et ce qu'on en a rapporté, comment s'entraînent les spationautes, la différence entre cosmonaute et astronaute... et que c'est un parfait point de vue pour admirer la Terre ! La course à la Lune L'Union soviétique (la Russie actuelle) et les Etats-Unis se sont affrontés pendant la guerre froide, après la Seconde Guerre mondiale, à travers la possession d'armes de bombardement, et aussi par la conquête de l'espace. C'est le début de la "course à la Lune" ! Aujourd'hui, de nombreuses nations travaillent ensemble pour retourner un jour sur la Lune. " Les P'tits docs + ", des docs pour lire seul Après " Mes p'tits docs ", cette collection est destinée aux enfants qui commencent à lire en autonomie. Plus d'informations, plus de pages, un livre plus grand... mais un documentaire qui se lit toujours comme une histoire. A la fin de l'ouvrage, une planche encyclopédique avec les blasons des missions Apollo !
Hillel-Erlanger Irène ; Simonelli Jacques ; Dongen
Résumé : "Voyages en kaléidoscope" paraît en 1919, dans le bouillonnement des avant-gardes de l'entre-deux-guerres. On y découvre Joël Joze : déchiré entre deux femmes, Grace et Vera, il est l'inventeur d'un kaléidoscope spécial, mystérieux appareil offrant l'accès au "SENS CACHE de toutes choses". De ce fait, c'est un livre double : collage surréaliste de vers libres et d'échanges épistolaires, drame amoureux dynamité à coups d'expérimentations cubistes et dada. C'est aussi un roman à clefs, véritable traité hermétique gardant dans ses profondeurs, à portée du lecteur initié, les trésors des traditions alchimiques et kabbalistiques les plus secrètes. Roman loué par Aragon, l'alchimiste Fulcanelli et ses disciples, on raconte qu'on faillit le détruire dans les flammes pour en dissimuler les secrets.
Pour avoir souligné les fondements intersubjectifs de la psychanalyse et l'importance de l'envisager comme savoir et pratique interdisciplinaires, Alfred Lorenzer (1922-2002) a laissé une marque importante dans la psychanalyse et la pensée allemandes de la fin du vingtième siècle. Son premier ouvrage, Destruction de langage et reconstruction, et la nature de la compréhension en psychanalyse qu'il met au jour, a notamment influencé Jürgen Habermas dans la reconstruction de la psychanalyse freudienne. Lorenzer y soutient le caractère rigoureusement idiographique de la démarche analytique et entreprend de développer une herméneutique qui tienne compte de sa spécificité, une "herméneutique des profondeurs" reposant essentiellement sur ce qu'il appelle la "compréhension scénique". C'est ici la première fois qu'on traduit l'une de ses oeuvres en français.
Rien n'est dans l'entendement qui n'ait d'abord été dans le sens, à l'exception de l'entendement lui-même. Par cette disjonction de l'empirique et de l'apriorique, Leibniz inaugure l'une des distinctions fondamentales de la théorie de la connaissance jusqu'au XXe siècle. Mais qu'en est-il au juste de ces sens et, plus généralement, du corps dans la connaissance ? Font-ils partie du donné empirique ou des conditions aprioriques de la connaissance ? Par un détour qui relie les spécificités de la théorie des quanta à la perception quotidienne du monde, Karl Otto Apel décrit comment la distinction épistémologique classique escamote la question du corps. S'appuyant sur la biologie de von Uexküll et la pensée de Heidegger, Apel entame une transformation de la philosophie kantienne en vue d'une anthropologie de la connaissance où le corps tient une place centrale.
L'homme qui ne peut qu'obéir est un esclave; s'il ne peut que désobéir, il est un révolté", écrivait le psychologue Erich Fromm en 1963. "Je suis loin de dire, continue-t-il, que toute désobéissance est vertu, et toute obéissance vice. Ce serait ignorer le rapport dialectique qui existe entre l'obéissance et la désobéissance." Antigone, Socrate, Jésus, Thoreau, Tolstoï, Gandhi, Luther King, l'histoire regorge de contestataires qui ont fait avancer la civilisation. Sans compter les mouvements collectifs de dissidence: quakers, mormons, manifestants contre la guerre, contre les expériences atomiques, contre la pollution, contre la mondialisation néolibérale, etc. À partir d'un rappel de diverses manifestations d'objection de conscience et de désobéissance civile, l'auteur s'efforce de définir ces termes. Il fait surtout une analyse du phénomène d'un point de vue éthique. II s'interroge enfin sur l'attitude que devraient avoir les dissidents, mais aussi les législateurs, les tribunaux, la police, la population. En son fond, l'objection de conscience n'est pas négative; elle n'est ni abstention ni passivité; elle doit, par sa force d'interpellation, témoigner des valeurs mêmes qui sont à sa source. De dérangeur qu'il est, l'objecteur devient ainsi un éveilleur de conscience.
Les rapports entre la pensée de Nietzsche et; les idées d'extrême droite sont un sujet à la fois occulté et sans cesse renaissant, qui a donné lieu à autant de mythes que de dogmes et de préjugés. Les écrits "politiques" de Nietzsche, bien antérieurs aux fascismes historiques, ont ainsi fait l'objet d'innombrables lectures et relectures, les uns y voyant clairement un ancêtre du nazisme tandis que d'autres plaidaient son innocence complète. Et si la meilleure voie pour résoudre ce mystère consistait à produire un portrait-robot, aussi explicite que possible, des principales bases de toute idéologie fasciste, pour ensuite procéder à une confrontation directe avec les textes du philosophe eux-mêmes? Le verdict ait alors sans appel: Nietzsche a bel et bien été un précurseur, peut-être même l'un des inventeurs, de la constellation idéologique qu'on devait plus tard appeler "fascisme". Thèse provocante, qui ne manquera pas de susciter le débat et la réflexion.
Psychologue, fondatrice de l'enseignement en gérontologie à l'université de Lyon 2, ex-présidente de l'Association internationale des universités du troisième âge, professeur émérite, Hélène Reboul a participé au développement des études sur le vieillissement et la mort ainsi que sur les représentations et les conduites qui leur sont rattachées. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles qui ont contribué à situer l'importance de ces dimensions constitutives de l'existence dans la conscience contemporaine. Par sa réflexion et son engagement social et spirituel, elle a su démontrer la nécessité d'associer de façon dynamique une vision universitaire à des interventions axées sur les valeurs de respect et de la qualité de vie des personnes âgées.
La perception est l'acte de l'intelligence du corps entier alors que la pensée est celui de l'intellect comme faculté spécialisée. Alors que la pensée laisse des traces auxquelles elle ne cesse de revenir et de se réalimenter, la perception s'efface en s'effectuant, laissant le champ libre pour une perception nouvelle. C'est parce que la pensée ne va pas au bout d'elle-même, qu'elle est fragmentée et constitutivement inattentive, qu'elle ne peut éclore complètement et qu'elle laisse, par conséquent, nécessairement des traces. C'est au contraire parce que la perception va au bout d'elle-même qu'elle épuise toute son énergie et qu'elle peut disparaître sans laisser de traces, ayant accompli complètement sa puissance de vie. Elle peut donc mourir sans regret alors que la pensée qui ne parvient jamais à vivre complètement ne peut s'empêcher de revenir sur ce qu'elle a raté. C'est parce que la pensée n'est toujours qu'à moitié là, toujours en même temps au passé et au futur, qu'elle doit sans cesse revenir su la moitié qu'elle a manquée. Et même quand elle revient, elle ne le fait encore qu'à moitié, de manière morcelée, ce qui fait que le travail n'est jamais terminé, qu'il doit se poursuivre jusque tard dans la nuit dans les usines du rêve. Seule la perception totalement vivante peut finir le travail, permettant ainsi au corps de se reposer complètement."