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Pour une sociologie des relations interethniques et des minorités
Simon Pierre-Jean
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753502482
L'analyse par les sciences sociales des relations interethniques ne peut plus guère aujourd'hui être négligée, comme il en a été longtemps en France, du fait de très fortes résistances idéologiques, au nom d'une certaine " tradition républicaine " (en réalité jacobine) à La prise en compte de ce domaine - la chose constituant une spécificité, quasiment une idiosyncrasie nationale. Les faits, cependant, qui sont, comme on le sait, têtus, ne permettent plus, semble-t-il - sauf à laisser entièrement Le champ libre aux idéologues et autres pêcheurs en eaux troubles - l'indifférence de naguère à l'égard de cet ensemble de phénomènes considérés ici de manière suffisamment extensive, comprenant aussi bien les problèmes de minorités, ceux de l'immigration, les relations " raciales " et les questions régionale, nationalitaire et nationale. Le présent ouvrage se veut une contribution à la constitution de ce champ de recherche. Lequel est à situer dans le cadre théorique de la sociologie transversale de la différenciation et de la hiérarchisation sociales. Autrement dit des classements sociaux, les inégalités établies selon l'origine (réelle ou supposée) et l'appartenance ethnique ou nationale apparaissant comme l'une des grandes modalités de ces classements. Une attention particulière est accordée aux obstacles idéologiques que L'on rencontre ci tout particulièrement. Ainsi qu'aux mots, aux notions, aux concepts, dans un questionnement des signifiants pour mieux cerner les signifiés. Le point focal étant l'examen de la manière dont a été pensée à l'époque moderne La diversité des sociétés humaines : par la race, par la culture, par la nation.
La revue Pluriel-recherches a pour objectif l'élaboration progressive sous forme de cahiers d'un vocabulaire historique et critique des relations inter-ethniques. Elle suivra, dans chaque cahier, l'ordre alphabétique. Le lecteur ne doit pas s'attendre à trouver d'emblée une certaine unité thématique interne au champ considéré. Chaque livraison comportera, au contraire, des notices sur des termes qui ne sont pas directement corrélés et qui ne relèvent pas obligatoirement du même contexte d'usage. Ce sont les différents cahiers de la revue qui feront le lien entre les diverses notions présentées. Par ailleurs, dans chacun d'entre eux seront publiées des notices concernant des mots aux statuts très divers : mots d'usage courant, voire argotique, termes idéologiques, concepts scientifiques, etc. Ce parti-pris veut souligner que ce qu'entreprend Pluriel-recherches c'est l'inventaire et l'examen d'un vocabulaire dont les termes appartiennent, souvent à la fois, au sens commun, à la circulation médiatique et à la recherche scientifique. L'approche se veut critique et historique pour offrir des mises au point sur l'évolution notionnelle et les emplois polysémiques. En ce qui concerne les concepts scientifiques, Pluriel-recherches ne se limitera pas à la présentation de la genèse du concept et à l'analyse de la variation de ses usages, mais fera des propositions pour une définition opératoire. Il est temps, en effet, de sortir des incertitudes`du langage scientifique dans ce domaine. Pour autant, Pluriel-recherches ne prétend pas constituer une sorte de monopole d'école qui viserait à fixer les Tables de la Loi. Son projet, plus modeste, est d'ordre principalement pédagogique : il s'agit de répondre aux besoins, sinon aux urgences, de tous ceux qui ont à traiter des questions inter-ethniques, chercheurs, spécialistes ou non de ce champ d'étude, étudiants, journalistes, travailleurs sociaux, etc. Ni dictionnaire, qui prétendrait établir une fois pour toutes des définitions "légitimes", ni lexique exhaustif, qui se limiterait à des définitions étroitement codifiées, ni encyclopédie, Pluriel-recherches se veut, comme son nom l'indique, un outil de recherche accessible à un vaste public.
L'acte officiel de la naissance de la sociologie date des années 1830, lorsque Auguste Comte lui attribue son nom. Mais il faut, en réalité, attendre la fin du XIXe siècle pour la voir vraiment se constituer en discipline autonome. Si donc l'histoire de la sociologie est assez courte, il y a eu, bien avant son apparition en tant que discipline, une longue tradition d'observations et de réflexions sur les faits de société qui préparent et annoncent ce qui deviendra la sociologie. La connaissance de ce passé, comme celle de ses "précurseurs" et de ses fondateurs apparaît, pour la pratique actuelle de la discipline, une condition nécessaire. C'est en entretenant un dialogue avec sa tradition que la sociologie peut tenter de répondre aux questions du présent. Biographie de l'auteur Pierre-Jean Simon, docteur es lettres et sciences humaines, est professeur des Universités (sociologie).
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.