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Pluriel-recherches N° 1/1993 : Vocabulaire historique et critique des relations inter-ethniques
Simon Pierre-Jean
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782738419217
La revue Pluriel-recherches a pour objectif l'élaboration progressive sous forme de cahiers d'un vocabulaire historique et critique des relations inter-ethniques. Elle suivra, dans chaque cahier, l'ordre alphabétique. Le lecteur ne doit pas s'attendre à trouver d'emblée une certaine unité thématique interne au champ considéré. Chaque livraison comportera, au contraire, des notices sur des termes qui ne sont pas directement corrélés et qui ne relèvent pas obligatoirement du même contexte d'usage. Ce sont les différents cahiers de la revue qui feront le lien entre les diverses notions présentées. Par ailleurs, dans chacun d'entre eux seront publiées des notices concernant des mots aux statuts très divers : mots d'usage courant, voire argotique, termes idéologiques, concepts scientifiques, etc. Ce parti-pris veut souligner que ce qu'entreprend Pluriel-recherches c'est l'inventaire et l'examen d'un vocabulaire dont les termes appartiennent, souvent à la fois, au sens commun, à la circulation médiatique et à la recherche scientifique. L'approche se veut critique et historique pour offrir des mises au point sur l'évolution notionnelle et les emplois polysémiques. En ce qui concerne les concepts scientifiques, Pluriel-recherches ne se limitera pas à la présentation de la genèse du concept et à l'analyse de la variation de ses usages, mais fera des propositions pour une définition opératoire. Il est temps, en effet, de sortir des incertitudes`du langage scientifique dans ce domaine. Pour autant, Pluriel-recherches ne prétend pas constituer une sorte de monopole d'école qui viserait à fixer les Tables de la Loi. Son projet, plus modeste, est d'ordre principalement pédagogique : il s'agit de répondre aux besoins, sinon aux urgences, de tous ceux qui ont à traiter des questions inter-ethniques, chercheurs, spécialistes ou non de ce champ d'étude, étudiants, journalistes, travailleurs sociaux, etc. Ni dictionnaire, qui prétendrait établir une fois pour toutes des définitions "légitimes", ni lexique exhaustif, qui se limiterait à des définitions étroitement codifiées, ni encyclopédie, Pluriel-recherches se veut, comme son nom l'indique, un outil de recherche accessible à un vaste public.
L'acte officiel de la naissance de la sociologie date des années 1830, lorsque Auguste Comte lui attribue son nom. Mais il faut, en réalité, attendre la fin du XIXe siècle pour la voir vraiment se constituer en discipline autonome. Si donc l'histoire de la sociologie est assez courte, il y a eu, bien avant son apparition en tant que discipline, une longue tradition d'observations et de réflexions sur les faits de société qui préparent et annoncent ce qui deviendra la sociologie. La connaissance de ce passé, comme celle de ses "précurseurs" et de ses fondateurs apparaît, pour la pratique actuelle de la discipline, une condition nécessaire. C'est en entretenant un dialogue avec sa tradition que la sociologie peut tenter de répondre aux questions du présent. Biographie de l'auteur Pierre-Jean Simon, docteur es lettres et sciences humaines, est professeur des Universités (sociologie).
Résumé : La sociologie n'est pas et ne peut pas être une science normale et comme les autres. Bien plutôt est-elle, projet scientifique dans le champ des humanités, discipline humaniste adoptant la démarche scientifique, une connaissance de troisième type. Une perspective spécifique sur la condition humaine et un mode particulier de sa compréhension et de son interprétation. L'Homo sociologicus est à lui-même son propre Prométhée et son propre Pygmalion. Et il convient d'accepter avec lucidité toutes les implications de cette conception de la production de l'homme par l'homme et de la société par elle-même : le monde humain, la condition humaine sous ses multiples formes n'ont pas d'autre fondement et d'autre justification, si l'on renonce à les chercher dans les décrets inconnus d'une Divinité, ou dans le plan caché de la Nature, ou dans une Histoire qui se ferait toute seule, que ceux que les êtres humains eux-mêmes collectivement leur donnent. Ce qui est poser la question de la relativité de toute construction humaine. Et donc du nihilisme. Car c'est bel et bien à sa "vérité terrible" que l'on est conduit par la logique même de la sociologie. A un certain nihilisme, du moins, minimal et raisonnable, fruit d'une sagesse négative. Et qui n'a pas à provoquer le vertige : le nihil qui est au c?ur du monde humain en ce qu'il est proprement humain n'est pas un vide d'inanité, de stérilité, encore moins de destruction. On doit, au contraire, le montrer éminemment créateur, par ce que l'on peut appeler, prenant à contre-pied une formule de Joseph de Maistre où s'exhale sa fureur contre-révolutionnaire, la "fécondité du néant". Ce qui veut dire reconnaître la fécondité des fictions sociales qui constituent le monde proprement humain. Accorder à ces fictions - et par là s'ancrer, pour en rendre compte, dans les réalités mêmes de ce monde - une valeur en tant que fictions, aux lois de la Cité et aux règles que les hommes se sont eux-mêmes donné, une valeur en tant que règles du jeu - de tous les jeux - en société.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.