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Le rivage grec de l'Italie romaine. La Grande Grèce dans l'historiographie augustéenne
Simon Mathilde
ECOLE ROME
80,00 €
Épuisé
EAN :9782728308552
Lorsque Rome prend le contrôle de l'Italie du Sud, à partir de la fin du IVe siècle av J-C, les colonies grecques qui s'y étaient implantées connaissent un déclin inexorable. Les textes latins insistent sur la disparition complète de cette région appelée Grande Grèce dont le rayonnement intellectuel comme artistique et la prospérité avaient été parfois considérables, et les auteurs ignorent, ou récusent, l'influence du monde italiote sur la culture romaine. Les travaux archéologiques des dernières décennies invitent au contraire à réévaluer les relations, anciennes, entre la jeune République et l'Italie du Sud hellénisée. Cet ouvrage examine la représentation historiographique de la présence grecque à laquelle a été confrontée Rome sur le sol même de l'Italie. Il se concentre sur la première décade de Tite-Live, qui met en scène la conquête romaine du Sud de la péninsule à la lumière de l'exaltation augustéenne du destin de Rome, et sur les sources parallèles. Une étude lexicale des termes Italia et Magna Graecia permet d'abord d'apprécier les enjeux idéologiques attachés à ces noms dans l'histoire des relations entre Rome et les régions méridionales de l'Italie. En analysant les étapes de l'expansion de Rome vers le sud, on met ensuite en valeur le rôle de troisième force joué par les cités grecques, dont l'importance stratégique s'apprécie à travers des épisodes de conflit et des personnages d'exception, comme Alexandre le Molosse, oncle du Conquérant. Enfin, on cherche à voir sur quelles conceptions ethnographiques repose la description de ces Grecs d'Italie dont le rapport avec les populations indigènes témoigne d'une acculturation complexe, aujourd'hui mieux connue. Au moment où le programme augustéen définit un passé qui justifie l'hégémonie de l'Vrbs , la représentation de l'héritage de la Grande Grèce révèle les contradictions de Rome face à l'hellénisme.
Philip Simon ; Gaggiotti Lucia ; Colo Mathilde ; B
Résumé : Comment maîtriser cette colère parfois si forte ? Comment rester calme et ne pas crier ? Dessiner ? respirer ? Pleurer ? A chacun sa technique ! Une histoire pour apprendre à maîtriser ses émotions... avant la fatale EXPLOSION ! Et pour apprivoiser son monstre intérieur, un coloriage à découvrir en fin d'album.
Simon Mathilde ; Selosse Marc-André ; Chapsal Luci
Entrez dans le monde sauvage ! Grâce à une approche inédite de la cueillette, de la racine aux fleurs, initiez-vous a l'observation botanique des plantes en toute saison, et profitez d'une large palette de saveurs originales et gourmandes, de nutriments et de possibilités culinaires. Biologiste végétale formée en ethnobotanique, Mathilde Simon vous invite a une reconnexion au végétal et a une pratique consciente de la cueillette, où l'impact de la récolte sur la plante est pris en compte. Partez ainsi a la découverte de 50 plantes sauvages de nos régions : apprenez à les identifier, à les cueillir avec précaution et à cuisiner toutes leurs parties comestibles, sans gaspillage. Une initiation aux techniques de cueillette responsable ; une invitation gourmande à renouer avec la nature. 50 plantes, de la cueillette à l'assiette : des fiches illustrées avec photo et schéma botanique ; les caractéristiques d'identification et les confusions possibles ; les lieux et la méthode de récolte responsable ; l'utilisation en cuisine, de la racine aux fleurs ; + de 50 recettes (gâteaux, glaces, quiches, poêlées...). Mathilde Simon a un doctorat en biologie végétale (Ecole normale supérieure de Lyon) et prépare un diplôme universitaire d'ethnobotanique. Elle a fondé en 2019 l'Echo sauvage, proposant des cours de cuisine sauvage, des séminaires, des sorties cueillette, des ateliers d'herboristerie... Investie dans la préservation du vivant, elle fait parse de l'Institut Michel-Serres.
Résumé : Après avoir fasciné les cours royales de l'Europe moderne, l'oeuvre de Quinte-Curce est tombée dans un relatif discrédit et a été étonnamment peu étudiée durant les dernières décennies. Dans le canon des historiens latins, la tradition académique n'a longtemps assigné qu'une place subalterne à l'énigmatique Q. Curtius Rufus. Les spécialistes de l'époque hellénistique et d'Alexandre III de Macédoine ont considéré cet historien pétri de rhétorique comme une source peu fiable, un point de vue aujourd'hui partiellement remis en question. Cette oeuvre offre pourtant la seule version latine étendue de la geste d'Alexandre et occupe par là une place cardinale dans la tradition des histoires du conquérant, à la charnière entre la Grèce et Rome, entre monarchies hellénistiques et empire romain. Elle permet de mesurer combien la figure du Macédonien était problématique pour les Romains, car la gloire d'Alexandre pouvait éclipser l'éclat de leurs armes. Cet ouvrage s'intéresse à l'image d'Alexandre construite par Quinte-Curce, il met en lumière les qualités propres du récit et part à la recherche de cet Orient que Quinte-Curce est l'un des rares auteurs anciens à évoquer avec autant de détails.
Cette thèse, parue en 1973, porte sur la mise au jour des structures du système agraire de la région du Latium médiéval. L'historien dégage la révolution castrale de l'"incastellamento", correspondant au passage d'un habitat dispersé à un habitat concentré en "castra", villages fortifiés. Le développement de ce nouveau système entraînera l'édification d'autres structures économiques et agraires.
Plèbe et patriciat sont deux catégories fondamentales de la Rome antique, que les sources littéraires (Cicéron ou Tite-Live par exemple) ainsi qu?une grande partie de l?historiographie ont longtemps présentées comme consubstantielles à l?histoire de cette cité. Publié pour la première fois en 1978, ce livre entreprend précisément de rendre ces catégories à leur histoire, d?en montrer la lente construction et l?élaboration définitive au début de la République romaine. Centré sur la Rome royale et le début de la République, l?ouvrage étudie la formation et le développement de la population romaine, démontrant l?inanité des théories ethniques ou religieuses à ce sujet. Ce faisant, il invite à considérer plèbe et patriciat pour ce qu?ils sont : des catégories socio-politiques. Jean-Claude Richard a ainsi ouvert des perspectives nouvelles sur les conflits politiques de la Rome royale et du début de la République.
Le manuscrit laissé par l'auteur à sa mort a été publié par deux de ses amis les plus proches, dont notamment Paul Veyne qui signe une courte préface pour sa réédition. L'ouvrage de 1981 reste la grande étude générale sur le phénomène de la gladiature dans la Rome ancienne. Les origines, sans doute en Italie du Sud, autour du IVe siècle avant notre ère, à l'apparition à Rome des premiers spectacles liés également aux combats de l'homme contre la bête, l'auteur examine ensuite la condition des gladiateurs, l'économie des spectacles, leur déroulement. Dans une réflexion finale qui a fait date, Georges Ville s'interrogeait sur ce qui avait rendu possible la gladiature et sur ce qui la fait disparaître.
Le livre de Charles de La Roncière, de nouveau rendu disponible avec une préface de l'auteur, envisage, à travers l'exemple de Florence, l'ensemble de l'économie médiévale. Les bases matérielles de la vie du peuple florentin sont étudiées, de la défaite politique des Magnats jusqu'au tumulte des Ciompi. Son analyse des prix croisée avec la reconstitution des salaires réels permet de reconstituer les budgets individuels et familiaux : une famille nombreuse augmente le risque d'indigence des salariés lors des crises frumentaires. Il nous donne ainsi accès aux conditions de vie marquées par les disettes et la Peste Noire, l'emprise urbaine sur les exploitations rurales, les guerres et l'augmentation de la fiscalité. La politique annonaire et l'évolution démographique sont au coeur de l'analyse sur la formation des prix et salaires. Monument de l'histoire économique sérielle mobilisant la finesse de l'analyse sociale, cet ouvrage ne cesse d'inspirer les médiévistes.