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Sociologie d'un groupe de fest-noz. Sonerien Du
Simon Gilles
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782343075457
Le groupe de fest-noz Sonerien Du est une figure bien connue de la musique bretonne. Il a été créé en 1972 à Pont-l'Abbé (Pays bigouden), en hommage à des sonneurs légendaires du XVIIIe siècle qui avaient été pendus injustement. Depuis 43 ans sans discontinuité, Sonerien Du anime les fêtes en Bretagne. Lors de longues tournées, il a aussi exporté la musique bretonne en Europe. L'extraordinaire longévité de Sonerien Du s'explique par un renouvellement continuel de ses musiciens (22 au total depuis 1972). Le groupe a su également proposer une musique originale, au carrefour d'influences diverses : musique bretonne et celtique, son rock, chanson française. Cet ouvrage est le tout premier à propos de Sonerien Du. Il conte l'épopée du groupe, en essayant de montrer comment ses musiciens, par leur créativité et leur désir d'autonomie, ont su s'imposer dans le paysage sonore contemporain.
Le tennis est l'un des sports les plus populaires en France, et pourtant, aucun joueur masculin n'a remporté de tournoi du Grand Chelem depuis la victoire de Yannick Noah à Roland-Garros en 1983. En s'appuyant sur son expérience au plus haut niveau pendant près de quinze ans, Gilles Simon énumère dans ce livre les raisons qui, à ses yeux, expliquent cette absence de résultats. Il apporte aussi un éclairage nouveau sur ce qui fait la spécificité du tennis, et partage des réflexions brillantes sur les concepts de talent, d'humilité et de mental. Le point de vue inédit et passionnant d'un spécialiste à la parole rare.
Le 10 mai 1981, François Mitterrand était élu président de la République. Si elle a marqué une étape importante de la vie politique française, cette victoire de la gauche a revêtu une saveur particulière en Bretagne. En effet, l'arrivée du candidat socialiste à la tête de l'État a marqué aussi l'aboutissement de la mobilisation antinucléaire de Plogoff. Voici la toute première analyse complète de cette mobilisation devenue emblématique. Depuis les réunions publiques initiales dans un bistrot d'Erdeven en 1974, jusqu'aux négociations avec le nouveau pouvoir, socialiste pour faire annuler le projet de Plogoff, il aura fallu sept années de mobilisation pour accomplir une gageure exceptionnelle: faire entendre raison à l'État à propos de son programme nucléaire civil. À partir d'une enquête qui s'est appuyée sur des entretiens et de nombreuses sources documentaires, Gilles Simon déroule le fil de cette mobilisation. L'auteur montre que l'aboutissement de ce mouvement a été possible parce que les acteurs mobilisés ont effectué un vigoureux travail d'apprentissage socio-politique. Malgré leur relative inexpérience de la lutte sociale, les opposants ont créé un réseau de comités locaux d'information sur le nucléaire (CLIN). Ils ont réussi peu à peu à relier la cause antinucléaire aux idées nouvelles de l'après-Mai 68 et aux préoccupations des habitants. Sur les aires de mobilisation d'Erdeven, de Guimaéc, de Ploumoguer, et de Plogoff, ils ont appris à prendre la parole pour contrer les promoteurs de l'atome civil. Ils ont également appris à monter une manifestation, à communiquer dans les médias, à tisser des liens avec les partis politiques. Au-delà de ces aspects stratégiques, ce livre de sciences sociales s'intéresse aussi à la dimension émotionnelle de la mobilisation. Gilles Simon montre que le mouvement antinucléaire breton s'est appuyé sur un imaginaire riche et relié à une culture qui donnait du sens à l'action collective. Malgré mille difficultés, les opposants ont fait preuve d'une grande créativité, ce qui a donné de la force à la mobilisation, notamment lors de l'enquête d'utilité publique à Plogoff en 1980. Même si les conditions socio-politiques ont beaucoup changé aujourd'hui, en particulier avec l'Internet, la "leçon" de la mobilisation de Plogoff reste actuelle.
Résumé : Le développement du numérique réalise une forme de privatisation qui ne dit pas son nom. Les entreprises les plus puissantes s'emparent d'activités jusqu'ici dévolues au secteur public, dans les transports, les services urbains, l'utilisation de l'espace public, la sécurité, l'éducation ou la santé. Il s'agit en fait d'une transformation des relations entre l'Etat et les usagers : substitution d'algorithmes aux agents publics, généralisation des mécanismes de notation, développement de l'ubérisation des tâches. Ce processus s'adosse à des capacités d'investissement énormes qui dépassent celles des pouvoirs publics et à des monopoles détenteurs de brevets puissants. Cette privatisation prend la forme douce de dispositifs qui améliorent le quotidien. Ses effets sociaux sont pourtant considérables : elle déstabilise les entreprises et les administrations, renforce les inégalités sociales d'accès aux services et accélère la perte de souveraineté publique. Les tentatives de réappropriation des communs numériques ouvrent cependant des perspectives, notamment sous la forme d'un militantisme de fonctionnaires qui défendent la souveraineté numérique nationale. Cet ouvrage porte au jour, derrière les sympathiques "applis" de nos smartphones, les conséquences économiques et techniques réelles de cette privatisation numérique, ainsi que les perspectives de résistance et de réinvention du service public.
Résumé : Ce livre très illustré se consacre à la mémoire de la lutte antinucléaire à Plogoff (Finistère). Une lutte emblématique qui, au final, aura concerné toute la Bretagne de 1974 à 1981. Et qui se poursuit jusqu'à nos jours sur son volet antinucléaire et sociétal. Une lutte érigée en symbole de mobilisation populaire victorieuse, un combat de David contre Goliath, du pot de terre contre le pot de fer. Le collectif d'auteurs - acteurs de l'époque, mais aussi habitants, naturaliste, cinéaste, marin-pêcheur... - situant les événements sous l'angle des principaux comités et associations concernés. Dès 1974, des projets d'implantation existent en effet à Erdeven (56), Guimaëc, Ploumoguer (29), Varades (44)... Le site de Plogoff, aujourd'hui lieu de promenade à quelques encablures de la très touristique pointe du Raz, est choisi. Mais l'opposition s'organise, trouve des relais nationaux et tient bon jusqu'à l'embrasement des derniers mois contre les gardes mobiles, qui ont marqué les esprits et produit des images universellement reprises.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.