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Plogoff. L'apprentissage de la mobilisation sociale
Simon Gilles ; Neveu Erik
PU RENNES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782753511378
Le 10 mai 1981, François Mitterrand était élu président de la République. Si elle a marqué une étape importante de la vie politique française, cette victoire de la gauche a revêtu une saveur particulière en Bretagne. En effet, l'arrivée du candidat socialiste à la tête de l'État a marqué aussi l'aboutissement de la mobilisation antinucléaire de Plogoff. Voici la toute première analyse complète de cette mobilisation devenue emblématique. Depuis les réunions publiques initiales dans un bistrot d'Erdeven en 1974, jusqu'aux négociations avec le nouveau pouvoir, socialiste pour faire annuler le projet de Plogoff, il aura fallu sept années de mobilisation pour accomplir une gageure exceptionnelle: faire entendre raison à l'État à propos de son programme nucléaire civil. À partir d'une enquête qui s'est appuyée sur des entretiens et de nombreuses sources documentaires, Gilles Simon déroule le fil de cette mobilisation. L'auteur montre que l'aboutissement de ce mouvement a été possible parce que les acteurs mobilisés ont effectué un vigoureux travail d'apprentissage socio-politique. Malgré leur relative inexpérience de la lutte sociale, les opposants ont créé un réseau de comités locaux d'information sur le nucléaire (CLIN). Ils ont réussi peu à peu à relier la cause antinucléaire aux idées nouvelles de l'après-Mai 68 et aux préoccupations des habitants. Sur les aires de mobilisation d'Erdeven, de Guimaéc, de Ploumoguer, et de Plogoff, ils ont appris à prendre la parole pour contrer les promoteurs de l'atome civil. Ils ont également appris à monter une manifestation, à communiquer dans les médias, à tisser des liens avec les partis politiques. Au-delà de ces aspects stratégiques, ce livre de sciences sociales s'intéresse aussi à la dimension émotionnelle de la mobilisation. Gilles Simon montre que le mouvement antinucléaire breton s'est appuyé sur un imaginaire riche et relié à une culture qui donnait du sens à l'action collective. Malgré mille difficultés, les opposants ont fait preuve d'une grande créativité, ce qui a donné de la force à la mobilisation, notamment lors de l'enquête d'utilité publique à Plogoff en 1980. Même si les conditions socio-politiques ont beaucoup changé aujourd'hui, en particulier avec l'Internet, la "leçon" de la mobilisation de Plogoff reste actuelle.
Résumé : Août 1897. A l'appel de Theodor Herzl, des juifs du monde entier se donnèrent rendez-vous à Bâle, afin de trouver une solution durable et définitive à "la question juive". "Les vrais Protocoles des Sages de Sion" reprend, avec minutie et fidélité parfaite, l'intégralité des discours, protocoles et décisions prises lors du 1er Congrès Sioniste. Ce document historique donne un éclairage nouveau sur la situation souvent terrible des juifs - dans la quasi-totalité des contrées de l'humanité ; et dresse une feuille de route qui mènera, quasiment 50 ans jour pour jour plus tard, à la proclamation d'Indépendance de l'Etat Juif et démocratique d'Israël. "Les vrais Protocoles des Sages de Sion" reproduit également les principaux discours de Theodor Herzl et Max Nordau, lors des 2è, 3è, 4è, 5è et 6è Congrès Sioniste.
Quelque part entre les "Souvenirs entomologiques" de Jean-Henri Fabre et l'émission « Silence, ça pousse » sur France 5, Simon Hureau raconte par le menu comment il a peu à peu redonné vie à son jardin abandonné à la friche par son ancien propriétaire. Sans connaissances particulières sur le sujet, l'auteur, avec beaucoup de recherches, de passion et d'huile de coude, parvient à recréer à partir d'un no-man's land une véritable oasis de biodiversité, et témoigne ainsi des capacités de résilience de la nature, pour peu qu'on lui file un coup de main. Un livre d'autodidacte érudit, passionné et passionnant. "L'Oasis" obtient le prix Région Centre Val de Loire du festival de Blois 2020.Notes Biographiques : Né en 1977, Simon Hureau, après un baccalauréat scientifique, a fait l'école des Beaux-Arts décoratifs de Strasbourg. En 2001 Il a reçu le prix du 2e jeune talent au Festival d'Angoulême, et remporté en 2012 le Fauve d'or Polar SNCF pour son album "Intrus à l'étrange" (La Boîte à Bulles). Il est l'auteur d'une douzaine de bandes dessinées et de carnets de voyage dont "Palaces" (Ego comme X, 2003), "L'Empire des hauts murs" (Delcourt, 2006), "Hautes oeuvres" (La Boîte à bulles, 2008), "Crève saucisse", avec Pascal Rabaté (Futuropolis, 2013), ou encore "L'Oasis" (Dargaud, avril 2020) pour lequel il remporte le prix Région Centre-Val-de-Loire. En 2022 sort "Sermilik - Là où naissent les glaces", la biographie d'un occidental tombé amoureux du Groenland, publié chez Dargaud. Né en 1977, Simon Hureau, après un baccalauréat scientifique, a fait l'école des Beaux-Arts décoratifs de Strasbourg. En 2001 Il a reçu le prix du 2e jeune talent au Festival d'Angoulême, et remporté en 2012 le Fauve d'or Polar SNCF pour son album "Intrus à l'étrange" (La Boîte à Bulles). Il est l'auteur d'une douzaine de bandes dessinées et de carnets de voyage dont "Palaces" (Ego comme X, 2003), "L'Empire des hauts murs" (Delcourt, 2006), "Hautes oeuvres" (La Boîte à bulles, 2008), "Crève saucisse", avec Pascal Rabaté (Futuropolis, 2013), ou encore "L'Oasis" (Dargaud, avril 2020) pour lequel il remporte le prix Région Centre-Val-de-Loire. En 2022 sort "Sermilik - Là où naissent les glaces", la biographie d'un occidental tombé amoureux du Groenland, publié chez Dargaud.
Le lac d'Annecy est un des plus grands pôles d'attraction des Alpes du Nord. Cela tient à la clarté de ses eaux et à la beauté de son rivage, mais aussi au fait qu'il est entouré de montagnes d'altitude moyenne propices à une randonnée familiale. L'alliance des plaisirs de l'eau et de la marche connaît ainsi un succès croissant auprès de milliers d'estivants.Les sentiers décrits sont classiques et permettent de découvrir les divers aspects de l'environnement du lac : châteaux et abbayes, faune et flore de ses rives et de ses montagnes, forêts, cascades et alpages. Les traditions pastorales savoyardes (c'est le pays du reblochon et de la tome des Bauges), toujours vivaces dans de nombreuses auberges et fermes d'altitude, contribuent à cette ambiance apaisante. Toutes ces randonnées sont réalisables à la journée.
Aux alentours de Chamonix, Chambéry, Annecy, Genève, ainsi que dans le Parc national de la Vanoise, les auteurs nous font découvrir des lieux insolites, sur- prenants, impressionnants, magnifiques, rares... L?occasion d?admirer des demoiselles et des sentinelles de pierre, des arches naturelles, des grottes mystérieuses, des gravures rupestres, des fossiles, des cristaux, des traces de dinosaures, des cascades d?eau ou de glace, des déserts tourmentés de gypse ou de calcaire, et parfois des paysages "simplement" exceptionnels... Les textes, forcément instructifs, sont soulignés par les images étonnantes de Gilles Lansard, considéré aujourd?hui comme l?un des meilleurs photographes de montagne. Toutes ces merveilles se contemplent au hasard de somptueuses randonnées dont les renseignements pratiques sont décrits avec précision par les auteurs qui révèlent plusieurs sites encore peu connus.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.