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Philosophie de la mode
Simmel Georg ; Lochmann Arthur
ALLIA
6,50 €
Épuisé
EAN :9791030417692
Stilettos ou mini-short, la mode a ceci d'original qu'elle ne confère nulle utilité pratique aux choses utiles, en l'occurrence se chausser et se protéger du froid. Elle est essentiellement arbitraire. Et c'est ainsi qu'elle exerce pour Simmel son empire. Ce n'est pas un besoin vital mais social. L'homme manifeste dans le choix de sa tenue son appartenance à un groupe mais il ressent aussi le besoin de se différencier. Or, adopter un style d'une autre communauté, c'est d'emblée se détacher de son groupe d'origine. Variant sans cesse ses contenus, la mode suit les progrès sociaux, moyen de marquer la différence de classes. Pour Simmel, la classe moyenne est sa première victime. Prompte au changement, elle se reconnaît dans ce présent sans cesse mouvant, moteur de toute marchandise.
Simmel entreprend à la fin de sa vie quatre méditations. Il y présente sa propre philosophie. Il s'engage dans une réflexion sur la vie humaine dans son élan incessamment renouvelé, mais aussi sur les formes où cet élan se dépose, qui constituent les oeuvres de la culture : les institutions, les réalisations de la technique ou l'art. En considérant ce qui excède la vie, Simmel fait place à la négativité. Penser la mort à même la vie, c'est considérer la finitude, mais aussi la condition de la culture. La mort est ce qui sépare l'individu, qui rend les mondes partagés nécessaires. Et si, étant mortels, les êtres sont individuels, quelle serait la morale pour un individu séparé, sinon de tâcher de suivre sa propre loi ? Comment penser jusqu'au bout l'individualisme de notre modernité ?
Pendant longtemps, il semblait que le mot de sociologie eût une vertu magique ; c'était la clef de toutes les énigmes de l'histoire comme de la pratique, de la morale comme de l'esthétique, etc. C est qu'on donnait pour objet à la sociologie tout ce qui se passe dans la société ;par suite, tous les faits qui ne sont pas de l ordre physique semblaient être de son ressort.
Etudiant l'importance du secret dans la vie sociale, Georg Simmel nous rappelle que si la société est "conditionnée par le fait de parler", de communiquer, elle est aussi "modelée par la capacité de se taire". Les utopies communicationnelles ont sans doute à se mesurer aussi à cette dernière capacité.
Résumé : " La croyance aux vérités du salut doit encore être autre chose qu'une opinion théorique, en raison de sa portée pratique. Car, si même on possédait ce qui en constitue le degré le plus élevé, à savoir l'omniscience, on serait encore exposé, en principe, à la possibilité du changement d'opinion, comme c'est le cas pour nos connaissances les plus sûres. ( ... ) Nous avons besoin, à cette fin, d'un point fixe, qui réponde à la durée de notre sentiment du moi, puisque c'est précisément ce moi qu'il faut défendre et sauver. Il faut donc que cet intérêt ait une base qui, au delà de tout ce qui est théorique, - pour assuré que ce soit, - ne soit pas autre chose que la croyance en un homme, croyance qui, indubitablement, contient un élément religieux de première importance. Cette croyance elle-même ne signifie cependant pas que nous croyons à l'existence de cet homme; elle ne signifie même pas que nous croyons à l'existence en lui de certaines propriétés concrètes; elle consiste dans le fait d'une attitude interne qui nous est propre, et qui manifeste notre côté de notre relation à lui. Et elle manifeste ce caractère exactement comme fait la croyance religieuse : la croyance en un homme peut nous attacher à lui plus étroitement que tout ce que nous savons de lui démonstrativement, peut triompher de toutes les preuves théoriques de ses erreurs, ou plus exactement s'émouvoir aussi peu de ces preuves que d'événements se passant dans un pays lointain, qui parle une langue étrangère. "
Peut-on concilier variété des désirs individuels et quête universelle du bonheur ? Y aurait-il un dénominateur commun aux désirs de chacun ? Peut-on imaginer des principes nous permettant de bien vivre ? Spinoza distingue d'emblée actions, portées par la raison, et passions, contraintes depuis l'extérieur. Parce qu'indépendantes de notre seule volonté, les passions sont généralement mauvaises. Le libre examen et l'intelligence confèrent au contraire à l'homme une puissance d'agir, garantie de son bien-être. Il faut donc oeuvrer à parfaire ses facultés d'entendement. D'un même allant, être de nature, l'homme ne peut faire fi des contingences extérieures, et encore moins d'autrui. Spinoza expose les fondements de la sociabilité humaine, vertu à laquelle accéder par l'exercice de la raison.
Résumé : Nous avons perdu notre foyer, c'est-à-dire la familiarité de notre vie quotidienne. Nous avons perdu notre travail, c'est-à-dire l'assurance d'être de quelque utilité en ce monde. Nous avons perdu notre langue, c'est-à-dire le naturel de nos réactions, la simplicité de nos gestes, l'expression spontanée de nos sentiments. Hannah Arendt.